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there's nothing wrong with being different. (olympe)

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๑ Parchemin envoyé Mer 7 Nov - 23:33 ๑


Olympe Saint-Clair
๑ Petite citation à ton sujet ๑
  • ๑ Nom : Saint-Clair. L'un des plus anciens nom qu'il est possible de lire dans les livres d'histoire de la magie sorcière. L'un des rares nom du monde magique relié à la royauté. Son nom impose du respect, il glisse sur les langues comme un mirage, il s'infiltre dans les rêves des petites filles comme une vie qu'elles aimeraient toucher du bout des doigts, il apparaît sur les murs des maisons comme idolâtré. Saint-Clair, ce sont les rois et les reines.
    ๑ Prénom : Olympe. Ses parents aiment les prénoms qui respirent la royauté. Pour Olympe, dernier enfant de la famille, fille de plus non désirée, il fallait lui donner plus de panache. C'est pour cela qu'ils ont choisi le nom de cette montagne sacrée, pour donner à la petite princesse un statut qu'elle aurait du mal à revendiquer toute sa vie.
    ๑ Âge : 26 ans. L'âge de l'innocent est derrière elle à présent. Olympe aimerait retourner dans cette luxure de l'ignorance au lieu de devoir affronter les monstres qui se dressent devant elle. On lui demande à présent de jouer de ses charmes, de délier sa langue et de commencer à distribuer des cartes. Tous, ils attendent qu'elle prennent un mari et qu'elle serve à la réussite de son frère. Il temps à son âge, de faire son entrée dans le jeu.
    ๑ Date et Lieu de naissance : Comme tous ses ancêtres depuis des siècles, Olympe est née le 24 décembre 1901 dans la demeure familiale des Saint-Clair. Un château immense tout en hauteur. Au milieu du mobilier luxueux et de tout cet or étendu sur les murs, elle a poussé ses premiers cris.
    ๑ Statut Marital : Célibataire. Ce qui lui convient très bien. Olympe n'a jamais été très sociale, toujours le nez penché dans ses livres de magie noire, toujours l'esprit tourné vers la réflexion. Trop intelligente, trop rusée, trop rêveuse, trop indépendante... trop bizarre. Les personnes qui s'approchaient d'elle n'étaient pas nombreuses et ça l'arrangeait parce qu'elle ne savait jamais comment adresser la parole aux gens, Olympe. Cependant, elle sait que maintenant qu'ils ont réussi à l'enfermer dans ce château, maintenant qu'ils ont réussi les cours de bonnes manières et de conversation, ses parents lui cherchent activement un mari. Elle est prête qu'ils disent. Qu'elle se contente du minimum et cela suffirait à charmer, disent-ils.  
    ๑ Orientation Sexuelle : Hétérosexuelle. Même si elle n'en a jamais fait l'expérience. Olympe, elle est prude et elle s'en fiche un peu. Elle a déjà observer les hommes, elle en a déjà rêvé mais elle n'a jamais eu le besoin de s'en aller autre part que dans son propre imaginaire. Trop maladroite, elle renversait plutôt le verre sur leurs chaussures et manquait toujours le baiser tant attendu. Celui qui réussira à prendre son cœur aura certainement besoin de beaucoup de détermination, plus de tact.
    ๑ Occupation : Olympe se soumet à présent aux bons vouloirs de son père, qui souhaite qu'elle commence à prendre part à la vie politique afin de soutenir son frère Isidore. Elle n'a jamais eu la luxure son propre chemin, la princesse. Avant cela, elle se plaisait à s'échapper de sa chambre pour rejoindre elle village en contrebas, afin d'y chercher ses produits pour de nouvelles expérimentations et se plonger pendant des heures dans les lectures de bouquins de la librairie. Olympe, elle a toujours préférée ses propres aventures aux charmes de la court.
    ๑ Traits de caractère : Rebelle - Très indépendante - Intelligence supérieure à la moyenne - Difficilement sociable - Mystérieuse - Lectrice assidue - Extrêmement maladroite - Déterminée - Trop curieuse - Peu bavarde - Extrêmement loyale - Passionnée d'expérimentation - Imaginative - Déteste la banalité du quotidien.
  • ๑ Baguette Magique : Olympe possède une baguette de 23.5 cm particulièrement souple et fine. Elle adore la couleur marron clair du bois de cèdre. Plutôt original, son cœur est fait d'une épine du monstre du fleuve blanc, synonyme de puissance et d'élégance. Toutes ses composantes montrent l'attrait particulier de la sorcière pour les sortilèges.
    ๑ Patronus : Olympe n'a jamais eu particulièrement de mal à créer un patronus. D'un premier point, elle ne manque pas de pensées heureuses et d'un deuxième point, cela montre bien son attirance pour les études et sa curiosité. Son patronus s'est présenté sous forme de rat, animal fouineur et intelligent, malgré sa mauvaise réputation. Un peu comme Olympe.
    ๑ Épouvantard : L'horrible guillotine française. Pas sang, pas d'éclaboussure, pas d'horreurs. Elle observe simplement cette guillotine tomber et retomber en boucle. Olympe est particulièrement effrayée qu'un coup d'état puisse un jour renverser sa famille... Tout le monde connait le sort réservé à la royauté déchue. Elle a toujours l'impression de vivre avec l'épée de Damoclès au dessus de sa tête.
    ๑ Amortentia : L'amortentia d'Olympe se représente par son caractère. Une odeur de parchemin pour sa curiosité, un brin d'herbe fraîche des champs qui lui rappellent l'évasion et une sensation de brûlé qu'elle ne comprend pas.
    ๑ Camp et Groupe : Pro-Grindelwald et Aube Pourpre

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La naissance. Les clochettes de noël se faisaient entendre dans toutes les maisons cette nuit là. Le pays était plongé dans une tempête de neige exceptionnelle, puisqu'un événement météorologique comme celui-ci ne s'était pas produit depuis près d'une décennie. La France était devenue blanche et froide, les températures étant tombées bien en dessous des normales de saison. Deux femmes vêtues de manteaux de fourrure épais et long jusqu'au pieds, se déplaçaient avec des pas précipités vers l'entrée d'une demeure gigantesque, laissant derrière elles des traces dans la neige fraîche. Elles n'eurent pas le temps de frapper deux coups avec le heurtoir que la porte s'ouvrit sans personne derrière pour la tenir. Les deux femmes eurent le temps d'entrevoir un homme, baguette à la main, du haut d'un escalier. « Mesdames, ne restez pas plantées devant la porte. Vite, sa majesté la reine est à l'étage. Le bébé va arriver d'une seconde à l'autre. » Dit l'homme, trébuchant sur une marche sur une marche, en courant les mains devant pour éviter de dévaler les escaliers alors qu'il se précipitait tête à l'avant vers une chambre de laquelle des cris s'échappaient. Les deux femmes se regardèrent, une lueur paniquée dans le regard, laissant leurs manteaux à l'elfe de maison apparus à leurs côtés, suivant la trace de l'homme en courant. Elles se retrouvèrent dans une chambre dorée, la fenêtre laissait entrevoir la neige qui continuait de tomber au dehors, alors que les cris d'une femme se mêlaient aux pleurs d'une des filles aînés, connue pour être peureuse. Dans la pièce se trouvait le futur père, accompagné de ses cinq aînés. « Faîtes sortir les enfants. » Annonça l'une des deux femmes mécaniquement, oubliant le protocole qui voulait qu'on s'adresse à eux par "les altesses royales". Elle connaissait la procédure par cœur, faisant signe à son assistante de préparer le matériel alors que le majordome se précipitait vers les petites têtes en les entraînants dans le couloir. La reine Marguerite se mit à hurler de nouveau, sentant le nouveau né descendre dans son ventre, transpirant de sueur, elle ne s'habituerai jamais à la douleur d'un accouchement. L'assistance se positionna alors que la femme se positionnant pour prendre le bébé à sa venue au monde. « Poussez, poussez fort. Je vois sa tête. » Dit-elle alors que tout le monde penchait la tête pour voir l'un des futurs héritiers de la couronne, le deuxième garçon de la famille tel que l'avait prédit les médecins. L'enfant poussa des cris, il hurlaient en respirant l'air trop rude du monde des mortels. Les prédictions ne sont pas toujours exactes. Ce n'était pas il mais elle, encore. Le roi s'affaissa soudainement, lâchant la main de sa reine, alors qu'il réfléchissait à toute vitesse. Un silence parcouru la pièce, personne ne savait quel mot prononcer. Ce n'était pas la place des deux femmes d'annoncer la nouvelle à voix haute, la gorge enrouée par la peur de dire une bêtise face à ces gens puissants, tenant pour leurs vies. Il se leva, ce roi immense, plus grand en taille que la moyenne, arborant un visage indéchiffrable en toutes circonstances. Ce fut peut-être une des premières fois que sa carapace froide fut brisée pour une seconde, trop longue, qui laissa entrevoir la déception à sa femme étendue sur le lit. « Une fille. » Dit-il en regardant la reine Marguerite comme si elle avait faillit à son devoir. « Cette enfant nous donnera au moins de quoi asseoir une autre alliance. Ce sera la dernière. Annoncez la nouvelle. » Dit-il en sortant de la pièce, ne souhaitant pas connaître une fois de plus la déception de ne pas avoir plus de garçon, sans plus un regard vers sa dernière née alors que la sage-femme mettait l'enfant dans les mains de sa mère. « Olympe. » Eut-il le temps d'entendre sa femme prononcer, avant de fermer la porte d'un coup sec.

L'enfant précoce. Olympe attendait patiemment assise à côté de sa mère dans le cabinet du médecin. Si elles se déplaçaient, c'est parce qu'il fallait qu'elle s'intéresse au monde extérieur afin de s'habituer à créer des relations. Olympe, elle n'avait que cinq ans mais elle avait parfaitement compris les enjeux de sa "différence". La jeune enfant mordillait le bout de ses gants alors que sa mère lui donna une claque sur la main pour qu'elle arrête. « Olympe, tu vas encore abîmer une paire de gant. C'est la quatrième en un mois. » Réprimanda-t-elle sa fille. Pas qu'ils manquaient d'argent, la famille royale n'était certainement pas dans le besoin mais la reine Marguerite essayait d'inculquer les bonnes manières à ses enfants. La jeune princesse croisa ses mains sur ses genoux, dans son calme habituel, observant la peintura qui se trouvait sur le mur d'en face. Les couleurs vives de ce tableau, rouge, jaune, orange, représentant un cheval, attiraient le regard dans cette pièce sombre. Le petite Olympe jouait avec le nœud de ses ballerines, essayant de d'aplatir celui du pied droit avec son pied gauche, salissant son collant blanc en même temps. Sa mère s’apprêtait à la réprimander une nouvelle fois alors que la porte s'ouvrit sur un homme à la stature imposante. Son costume gris clair et sa chemise verte foncée n'allaient pas du tout ensemble, un manque de goût évident que la jeune princesse observa par la réaction de sa mère, qui avait toujours le même reniflement à chaque rencontre. C'était la quatrième fois qu'elles rencontraient cet expert en comportement. La première fois ne fut qu'une visite formelle puis les deux autres furent une série de test et cette fois, il devait expliquer les résultats. Olympe alla s'asseoir sur l'un des fauteuils rouge bordeaux dans un coin de la pièce, un livre pour jeune sorcière à la main. Son attention fut vite distraite par le spectacle de figurines animées dans une sorte d'aquarium sans eau, possédant presque une véritable vie tant elles semblaient se mouvoir d'un bout à l'autre des limites de cette ville miniature. Le plus passionnant, était les changements de températures qu'Olympe observait dans cette cage aux vitres transparentes, animées tantôt par la pluie, tantôt par un ciel bleu. Sa mère s'était assise dans un coin, attendant patiemment l'évaluation du professionnel, ne montrant pas son inquiétude face à l'isolement dont faisait preuve sa dernière fille. « La jeune princesse n'est pas malade, votre majesté. » Commença l'homme, se voulant rassurant. Il avait l'habitude de voir des enfants et au-delà de membres d'une famille royale, ce qu'il voyait, c'était avant tout une certaine préoccupation d'une mère pour sa fille. La reine Marguerite, contrairement à son habitude, laissa échapper un souffle de soulagement, affaissant légèrement ses épaules. « Qu'a-t-elle, Monsieur ? Elle semble tout comprendre sans jamais adresser la parole à d'autres personnes que moi-même, ses sœurs, son frère ou sa nourrice. C'est à peine si elle parle à son père. Toute personne n'ayant pas l'habitude d'être de son entourage au quotidien pense qu'elle est muette. » Dit-elle, inquiète de la suite des explications, impatiente de connaître les résultats. Olympe releva la tête, réalisant soudainement qu'on parlait d'elle. Discrètement, elle vint se poser sur le fauteuil à côté de celui de sa mère, essayant de trier le trop pleins d'informations autour d'elle, ce qui l'empêchait souvent de faire la conversation. En silence donc, la jeune princesse attendait, elle aussi, d'entendre cet homme expliquer à quel point elle était différente. Mais pas malade. Il sourit légèrement en l'observant, se voulant rassurant. « Olympe a un QI très élevé. Elle est ce qu'on appelle une enfant précoce. Cette capacité compense avec son déficit de l’inhibition latente. C'est le cas d'un grand nombre de personnes qui font parties de la catégorie des surdoués, comme votre fille. » Expliqua-t-il, sous un silence de plomb, sachant qu'il devrait en dire plus pour rassurer et se faire comprendre. L'homme attrapa sa baguette et créa un schéma du cerveau dans les airs, en expliquant précisément tout ce qu'il se passait dans la tête d'Olympe. « La jeune princesse reçoit tout un tas d'information sans pouvoir les trier correctement. Son QI élevé la pousse a toujours être stimulé. Elle ne s'arrête jamais, son cerveau est toujours actif et c'est très fatiguant. C'est cette raison qu'elle ne parle pas, Olympe est trop occupée à chercher un moyen de trier les informations qu'elle reçoit de son environnement pour pouvoir apprendre les codes des relations affectives. Ne vous inquiétez pas, avec un suivi régulier et un traitement d’exercice adapté, à son stade, elle pourra vivre normalement. » Conclut-il. Après quelques discussions, le choix d'un traitement et d'une personne qui allait venir au château toutes les semaines, la reine attrapa la main d'Olympe pour se diriger vers la sortie. « Vous avez une enfant très intelligente, votre majesté. » Dit l'homme en fermant la porte.

Premier maux au coeur. Les mondanités étaient ce que détestaient Olympe. Les robes et les paillettes ne la dérangeait pas, elle n'était pas difficile et elle appréciait se sentir être princesse. Cependant, elle n'en avait pas besoin. Non, ce qu'elle détestait, c'était de devoir se concentrer sur l'environnement extérieur, faire le tri, écouter les paroles toutes plus moroses des gentilshommes venus lui faire la cour et surtout, répondre. Ce soir-là, tout la société magique avait été invitée au palais royale. Même les plus reclus étaient conviés, c'était la soirée de tous. Olympe attendait patiemment un invité particulièrement spécial. Personne ne manquait cette soirée, ceux qui ne se montraient pas, se faisaient particulièrement remarqué par la bourgeoisie. Pas que les Chastel en aient quelque chose à faire mais elle savait que même eux ne manqueraient pas cette occasion. Quant à leur motivation, la jeune princesse n'en avait que trop faire tant qu'il était là, lui. Elle se demandait parfois si cette histoire allait durer, si le fait qu'il ne revienne pas à Beauxbâtons à la rentrée serait aussi la fin de l'histoire. Les premiers amours réclament un peu de sottise et beaucoup de curiosité, c'est ce qu'avait dit George Bernard Shaw dans un de ses livres. C'est ce qu'ils représentaient, Balzac et Olympe, de la sottise et de la curiosité. L'un né dans les tréfonds du sort des loups et la seconde promise à un avenir brillant. Deux jeunes fous. La jeune princesse passa ses mains sur sa robe bleue paillette, pendant que sa nourrice passait une épingle dans ses cheveux. « Votre altesse est devenue si belle. Il y a à peine quelques années je vous tenais dans une main et maintenant, regardez-vous. » Dit Regina, sa nourrice, avec les yeux émus. Avec un sourire sincère, Olympe prit la main de sa nourrice sur son épaule, celle qui avait été plus présente que sa propre mère. La jeune fille ressentait bien un amour immuable pour cette femme qui l'avait bercé les nuits de cauchemar comme s'il elle était sa propre fille. Dans un dernier mouvement de bras, elle replaça une mèche de cheveux puis se prépara à faire son entrée dans la salle de bal. La princesse s'avança dans l'escalier, alors que son nom était annoncé, faisant se retourner quelques têtes au passage. Elle cherchait une personne en particulier, elle ne voulait réellement ne parler à personne d'autre ce soir. Olympe se souvenait de la rencontre, lorsque le père de Balzac s'était énervé contre lui et qu'après avoir assister à cette scène lui donnant de quoi s'occuper, elle était allée rejoindre le jeune homme en train de fumer au dehors. Tout avait commencé très simplement, comme deux personnes manquant d'amour, qui se cherchaient pour avoir un peu de réconfort. Depuis, ils se croisaient au détour d'un couloir, ils se cachaient dans un placard et ils se frôlaient du regard à l'occasion. C'est pendant qu'elle rasait les murs de la salle de bal, pensive, qu'une main l'empoigna et la dirigea vers un couloir désert. Ils traversèrent une petite porte, puis ils la fermèrent pour obtenir de l'intimité. Tout se passa très vite, comme irréel, leurs bouches se touchèrent dans la seconde, sans un bruit. « Essayais-tu de te faire désirer ? » Demanda Olympe entre deux baisers, essayant de reprendre son souffle en même temps. Elle sentait l'une des mains de son amant se mouvoir dans son dos, sur sa taille et un peu trop bas, tandis que l'autre empoignait ses cheveux faisant tomber l'épingle de sa nourrice au passage. « Ou serait-ce toi, plutôt ? Ou peut-être que, votre altesse, devrait apprendre la patience. » Dit-il, reprenant son souffle lui aussi. Olympe rigola entre deux baisers à la manière dont il l'appelait. Lui, plus que n'importe qui d'autre, ne se gênait pas pour se moquer du protocole, ces mots semblaient sonner faux dans la bouche de Balzac. Elle l'embrasse de nouveau, leurs bouches ne faisant que se croiser, encore et encore. La porte s'ouvrant soudainement, faisant sursauter leurs corps enlacés. Olympe eut une vision d'horreur, peut-être pour la première fois de sa vie, elle eut la sensation qu'une tempête venait de naître en elle. La jeune princesse en oublia ses exercices et son cerveau se mit à réfléchir si vite à tout ce qui l'entourait qu'elle s'accrocha à la table avant de défaillir. Son père venait de les surprendre, le roi Paul III. Il regardait Balzac avec une expression mélangeant dégoût et colère. Les gardes arrivèrent en courant, faisant sortir de force le loup par une porte à l'arrière alors qu'Olympe fut envoyée dans sa chambre. Ce fut la dernière fois qu'elle fut réellement proche de Balzac. Le garçon eut la mémoire modifié, pour qu'il ne reparle plus à Olympe et ne révèle pas à tout le royaume que la princesse avait eu un flirte d'adolescent. A elle, on lui raconta qu'il s'agissait d'un pari, chose qu'elle cru, parce que Balzac ne répondit plus à aucune de ses lettres. Elle a pleuré pendant des semaines la princesse, puis, du haut de ses seize ans, elle a oublié ce premier amour, n'en gardant qu'un chaud souvenir dans son coeur. La princesse, elle est prête à se tourner vers l'avenir.

Beauxbâtons. Olympe a passé sa scolarité à l'école de magie sorcière en solitaire. Elle pouvait compter ses amis sur ses dix doigts. Dès la première année, beaucoup d'élèves ont essayé de l'approcher sur ordre des parents pour essayer de se rapprocher de la famille royale... la place était bonne à prendre même avec la petite dernière. Elle s'était alors renfermée dans une carapace qu'il était difficile de briser et elle se rendait bien compte que le peu d'amis qu'elle possédait avaient mis plusieurs mois avant de gagner sa confiance. Olympe n'avait eu aucune difficulté en classe jusqu'en cinquième année, obtenant toujours la meilleure note. Elle brillait au moins pas son intelligence. Jusqu'au jour où le niveau commença à se corser et à lui demander de la concentration. C'est à ce moment que tout est devenu un peu chaotique alors qu'elle essayait de se remémorer les exercices appris dans son enfance pour arriver à trier les informations afin de se concentrer sur les enseignements du professeurs et maintenir ses résultats scolaires. Son endroit préféré était l'arrière de la bibliothèque, là où il n'y avait pas de bruit ni de construction au mécanisme compliqué attirant son attention. Elle y avait transporté un jour l'une des tables communes du centre pour l'installer au fond de la dernière rangée, contre le mur, pour ne gêner personne. Avec un regard désapprobateur, la bibliothécaire n'avait finalement pas hausser la voix, certainement trouvant inutile de réprimander la princesse du royaume pour une table déplacée dix mètres plus loin. Le jeune Saint-Clair avait passé un tiers de sa scolarité à travailler face à ce mur de pierre, la réserve à sa droite et une rangée de livre à sa gauche. Parfois, les rayons du soleil perçait les vitraux deux mètres au dessus de sa tête. C'était une de ces après-midi moroses, pendant sa dernière année d'école, où elle fut interrompue par Marianne, son amie d'enfance. « J'espère que tu n'es pas trop concentrée. Je dois absolument te raconter. » Dit-elle alors qu'elle avait traîné une chaise pour s'asseoir à côté d'Olympe sur le petite bureau. La jeune princesse releva la tête en posant sa plume, souriant à son amie, curieuse de cet élan passionné qu'elle pouvait observer chez elle. Doucement, elle tourna son torse pour se positionner face à Marianne afin de l'écouter attentivement. « Tu me sauves d'un ennui mortel ! Je t'écoute. » Répondit Olympe, parfois de sa voix cérémonieuse sans s'en rendre compte, comme on lui avait apprise tant de fois étant enfant. Elle appréciait que la jeune Duchannes ne se formalise pas de sa gestuelle ou de son ton de voix. Elle observait Marianne se préparer à entrer dans un discours comme si elle s'apprêtait à faire une présentation officielle devant une assemblée. Olympe ne put s'empêcher d'hausser un sourcil, surprise. « Je t'ai déjà parlé des femmes non sorcières qui prennent la place de leurs maris pendant la guerre... et de leurs tentatives pour avoir plus de droits, tout ça. » Expliqua Marianne dans un premier temps. Olympe hocha la tête, retenant un rire parce que c'était peut-être la centième fois qu'elle lui répétait depuis le début de l'année. La jeune princesse attrapa un élastique autour de poignet afin de s'attacher les cheveux car elle sentait que la discussion devenait sérieuse et elle ne voulait pas être gênée. « Léondine était en train de se faire humilier dans le couloir parce qu'elle aurait voulu demander l'autorisation de participer à une activité réservée aux garçons. » Annonça Marianne, énervée comme si elle s’apprêtait à aller elle-même prendre la défense de la pauvre sixième année. Olympe posa machinalement le bras sur celui de son amie pour calmer sa tension, en fronçant les sourcils. Elle n'aimait pas plus toutes les lois qui opprimaient les femmes, elle la première mais en aucun cas elle ne pouvait prendre part à un débat public sans attirer la foudre sur sa famille. S'en suivrait des rumeurs sur la famille royale dans tous les journaux magiques du pays... jusque par delà les frontières de la France certainement. « Marianne, tu sais que je ne peux pas... » Commença-t-elle a annoncer à son amie d'enfance avant qu'elle ne se lance dans toutes idées d'actions volontaires... mais elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que Marianne lui coupa la parole. « Je sais, je sais, j'en suis consciente ! Mais j'ai une idée... ton nom n'aura pas à apparaître nul part, on aura qu'à te trouver un surnom... même rien du tout si tu préfères. Laisse-moi t'expliquer. » Dit-elle en précipitation voyant la désapprobation d'Olympe arriver rapidement. La jeune princesse, souvent rebelle, réfléchissait à toute vitesse alors qu'elle savait que ces derniers mois seraient certainement ses derniers moments de liberté. « D'accord. Tu as toute mon attention mais c'est vraiment, parce que c'est toi, Marianne. » Répondit-elle en rigolant, sachant la dernière partie de sa phrase à moitié vraie, sachant qu'elle était malgré tout très emballée par enfin faire quelque chose pour elle-même. « Je voudrais créer une sororité. Un groupe de sorcières secrètes qui luttent pour plus de droits et de reconnaissances à Beauxbâtons. » Annonça-t-elle toute fière. Un silence s'installa entre les deux jeunes filles qui s'observaient en une lutte de regard intense, essayant de percer les pensées de l'autre. C'est alors qu'elles pouffèrent de rire. « Je vais avoir de gros problèmes, si ça se sait. » Dit Olympe ne pouvant plus s'arrêter, ayant des crampes à l'estomac. « N'est-ce pas ? » Enchaina Marianne, ne pouvant pas s'arrêter elle aussi. C'est alors que les deux filles reprirent leur sérieux au visage de la bibliothécaire venue pour les réprimander de faire trop de bruit alors que d'autres élèves travaillaient. « Je ne serai plus à Beauxbâtons quand cette sororité verra le jour. Mais je veux bien participer pour les bases... tu sais, la charte, tout ça. Personne ne doit jamais savoir Marianne. » Dit Olympe sur un ton sérieux, face au visage triomphant de son amie.

Royal. Olympe venait de fêter ses vingt-cinq ans dans la salle de réception du château. La jeune princesse avait écouté son père faire une annonce important, celle de son futur rôle dans la famille. Assise sur le bord de la fontaine, elle réfléchissait à l'avenir qui allait lui appartenir. Pour l'instant, sa position auprès de son frère la sauvait d'un mariage mais seulement pour quelques mois, peut-être un ou deux ans. Après cela, elle devrait prendre le parti qu'on allait lui proposer. Elle avait toujours su ce que serait son destin et pourtant, cette annonce officielle lui avait retourné l'estomac. Sa main s'amusait à faire des cercles dans l'eau alors qu'elle digérait doucement sa nouvelle vie, loin du vacarme et des félicitations des nobles. Dès demain, il lui serait envoyé des dossiers sur lesquels son frère travaillait, son emploi du temps des mondanités auxquelles elle devait assister ainsi que les dates établies chaque semaine pour une réunion avec le futur roi. Elle avait bien conscience qu'en tant que princesse, tous les conseils qu'elle donnerait, seraient pris en compte mais qu'en tant que femme, c'est de la figuration qu'elle se devait de faire. Officiellement, elle avait le rôle de la potiche et officieusement, elle pourrait se permettre quelques négociations dans les couloirs et un rôle de conseillère auprès de son frère. Olympe sécha sa main puis la posa sur ses genoux, ne sachant pas quoi faire de toutes les couches de tissus qui formaient sa robe et elle soupira légèrement en observant le vaste jardin familial. Elle avait soudainement l'impression de se trouver dans une cage dorée, dont elle n'avait pas le droit de se plaindre mais se devait au contraire être reconnaissante. Le fait d'être la dernière de la famille avait comporté quelques avantages. La dernière fille, il faut le préciser, celle dont son père n'avait réellement l'utilité, avait fait qu'elle eut une enfance assez solitaire où Olympe avait pu bâtir une forte indépendance. Sa mère et sa nourrice avait toutes les deux veillées, cependant, à ce qu'elle ne perde pas de vue son statut au sein de la société magique. Aussi, la jeune princesse s'était toujours attendue à ce moment sans trop y croire, croyant avec les années, que son père l'avait finalement oublié et ne ferait que la marier vers ses trente ans en se rappelant qu'il avait une dernière fille. Olympe s'était bien trompée. Elle se retourna lorsqu'elle entendit des pas discrets se diriger dans sa direction, de l'autre côté de la fontaine. La jeune princesse observa patiemment son frère faire le tour pour pouvoir venir s'asseoir à côté d'elle. Tous les deux possédaient une relation bien privilégiée malgré leurs dix ans de différence. Peut-être parce que justement, lui ne pensait jamais avoir un jour une petite sœur, peut-être était-ce pour cela qu'il s'était tant rapproché d'elle. Jamais elle ne lui avait demandé. Concernant Olympe, c'était son seul grand-frère, le plus proche en âge. Au-delà d'être le futur roi, il était son grand frère. « Je pensais que tu resterais auprès de nos invités pour le reste de la soirée. » Pensa-t-elle à lui faire la remarque, légèrement hypocrite, puisqu'elle se trouvait elle-même en dehors de la salle de réception. Olympe observa son frère hausser un sourcil, affichant un sourire taquin sur les lèvres, signifiant qu'elle pouvait bien parler pour elle-même. « Je n'ai pas pu m'empêcher de suivre ma petite sœur dans son escapade. » Dit-il sur le même ton. La jeune Saint-Clair eut un léger rire, toujours à se mêler de ses affaires malgré le fait qu'elle lui hurlait d'arrêter depuis qu'elle savait parler. La jeune femme détourna la tête, ne souhaitant pas réellement discuter de sa nouvelle position alors qu'elle savait que son frère avait dû la suivre expressément pour cela. « Je te connais, Olympe. Je ne te comprends pas toujours mais je sais ce que tu ressens. Parfois, j'aimerai que tu comprennes mieux notre importance et la chance que tu as. » Explica-t-il calmement, sans hausser la voix ni prendre un ton particulier. La princesse releva la tête, surprise d'avoir ce genre de conversation avec son frère. C'était bien la première fois qu'il lui parlait aussi ouvertement ; ce genre de conversation était presque tabou dans la famille, on ne remettait pas encore cause ce que l'on possédait et on accusait pas un autre membre de remettre en cause ce que l'on possédait, même si on savait ses pensées. Elle ouvrit la bouche comme pour répliquait machinalement les mêmes phrases apprises lorsqu'elle était plus jeune, lorsqu'il lui fit comprendre d'une main qu'il n'avait pas terminé. « Seulement, en tant que frère Olympe, j'aurai souhaité pour toi que tu puisses être toi-même. Égoïstement, je n'aurai voulu personne d'autre pour être mon bras droit. Je vais devoir te demander beaucoup de choses, tu devras être présente, tu devras bien te tenir, prendre part aux affaires que tu détestes et te marier à un homme que tu n'aimeras peut-être pas. J'espère sincèrement, en tant que frère, que tu pourras un jour me pardonner. » Dit-il, la voix cassante à la fin de sa phrase. Si Olympe n'avait pas connu la retenue, elle aurait pu pleurer à cet instant. Peut-être était-ce pour cela qu'Isildur évitait soigneusement le regard de sa sœur. Machinalement, elle posa sa main sur celle froide de son grand-frère. « Ce n'est pas toi qui m'enchaîne, Isildur. C'est ce nom de famille que malgré tout, je chérirai par amour et par devoir. Tu n'as pas à demander pardon, c'est moi qui devrait te remercier. » Dit-elle avec émotion. « Traverser cette épreuve avec toi, c'est comme un réconfort. Même si parfois j'ai vraiment envie de te pousser dans le puis au fond du jardin. » Conclu-t-elle pour détendre l'atmosphère, avant de poser la tête sur l'épaule de son frère. Quelques secondes de répis, sans protocole. Puis, en silence, avec une tenue parfaite, ils repartaient ensemble vers la salle de réception.

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