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Game of survival. #PIMZAC

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๑ Parchemin envoyé Mer 5 Déc - 1:03 ๑





Game of survival.

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Du sang de Manticore, un œil de Runespoor. Elle avait du mal à comprendre où ces dernières trouvailles allaient la mener. Elle avait simplement jeter un coup d’œil sur le grimoire où Lucifer griffonnait ses idées de sorts pour tenter de comprendre. Il avait été intéressé par le sang de Manticore, et il lui promit même de la faire participer. De toute façon, s’il était un cerveau en matière de magie noire, il avait besoin des mains expertes de Pimprenelle, habiles et aiguisées.  Elle y lu qu’il cherchait à ajouter le ‘sang d’une rare pureté’. Alors elle avait commencé à faire des recherches de son côté, pour tenter de dégoter ce fameux sang. Il fallait le sang d’une vierge sacrifiée à la moitié du cycle lunaire, ce qui en soit, semblait plutôt difficile à trouver. Ou du sang de licorne extrait par une nuit de pleine lune qui saurait le faire scintiller de plus belle. Entre commettre un meurtre et finir derrière les barreaux, ou perdre ce qui était censé être une âme – ou du moins ce qu’il en reste après des années à verser dans la magie noire – et partir en quête d’une licorne par une belle nuit et dangereuse nuit de pleine lune. Il n’en fallut pas plus pour qu’elle se mette en quête d’une licorne dans les environs de Paris. La Parisienne qu’elle était ne voulait pas trop s’éloigner de sa ville chérie, et de ces rues pavées. Mais nul ne doute que pour chasser la licorne elle allait devoir sortir des sentiers battus. Sans savoir que ça allait sans l’ombre d’un doute la conduire dans de sales draps. Elle ne fit part de ses plans à personne, pas même à Lucifer. Parfois, Pimprenelle aimait prendre les devants et expérimenter les choses de son côté, elle voulait s’émanciper de son savoir en matière de magie et créer ses propres expériences. La nuit vint emmitoufler Paris dans ses obscures lueurs. Pimprenelle sorti délicatement de son lit, déjà vêtue d’un pantalon d’époque plutôt large. Elle n’avait aucune intention de se promener dans les bois vêtue d’une robe. Ça en serait totalement ridicule. Enfilant ses chaussures, elle attrape son manteau noir qu’elle enfile. Attrapant sa baguette, un sac sans fond. Et elle disparait, sortant par la fenêtre de sa chambre elle regarde Paris endormi depuis ses toits, et transplane.  

(...)  Un sort de protection parait simple. Un sort de protection par magie du sang, c’était particulièrement simple. Du moins, en théorie.  Un peu de volonté, un peu de sang, et une branche de chêne. Il suffit de cela pour protéger une pièce, c’était un des sorts les plus simples qu’elle avait fait.Mais dans les faits, c’était bien plus compliqué. Bien plus. Surtout quand il faut tenir un long moment. Cette nuit-là, elle était passée par plusieurs états psychologiques. La stupéfaction de tomber nez à nez avec une licorne. L’horreur de croiser un véritable loup garou. La raison avait voulu qu’elle abandonne sa quête initiale pour tenter de sauver sa peau. La raison l’avait inspiré à mettre un pantalon plutôt qu’une robe, ce qui en pratique venait de lui sauver la vie. Elle avait dû courir, à en perdre haleine.  Jusqu’à tomber nez à nez avec deux chênes plutôt anciens.  L’idée lui avait rapidement traversé l’esprit, et le sort de protection avait pris forme. Commençant par s’entailler la main pour marquer chacun des deux arbres, elle reste debout entre les deux, concentrée. Du sang, du chêne, de la volonté. La machine était lancée, efficace, épuisante.  La théorie, et la pratique. La pratique était tellement épuisante. D’abord debout, elle a du mal à garder ses forces rassemblées pour tenir le sort, la pression était plus lourde que dans les livres.  Dans la théorie, il n’y a pas un loup garou qui tente de vous bouffer toute crue en face de vous. Dans l’absolue, dans la réalité, le froid glacial du mois de décembre se fait aussi coupant qu’une lame. Elle grelotte Pimprenelle, son manteau lui ayant été presque fatal dans sa course, elle s’y était accroché un peu trop, et l’avait abandonné en cours de route. Elle tremble, gelée, les bras nus. Le présent glacé la laisse sursauter au moindre bruit, à la moindre nouvelle menace. Concentrée, elle faibli, tombant à genoux, essayant de garder assez de force, en espérant que la lune va finir par se lever. Et dans les livres, on n’a besoin que d’une goutte de sang, pour tenir une nuit entière, elle avait entaillé les deux paumes à bout de nerf.Le sang était un peu partout autour d’elle, elle en avait perdu beaucoup trop pour pouvoir tenir encore longtemps. Elle passe une main sur son visage pour tenter de se forcer  à garder les yeux ouverts, à ne pas perdre son contact avec la réalité. Elle devait rester ancrée, concentrée. Elle se fiche d’étaler du sang sur son visage, elle veut juste tenir. Somnolant, ses cheveux ont progressivement perdu de leurs éclats, dépérissant en virant délicatement vers un blanc immaculé.  A la fin, elle est assise à même le sol, les avant-bras couvert de son propre sang à moitié séché, ses mains à vif, son visage couvert de ce qui aurait pu être des peintures tribales si le dessin avait été plus harmonieux qu’une trace de sang de plus. Le blanc de sa chevelure et le rouge carmin de son sang allaient bientôt ne plus être bercés par l’éclat lunaire. Lui laissant peut être, ce repos qu’elle mériterait. Elle détestait les loups garous, elle détestait la pleine lune, et les sorts de protections aussi.  A la fin, elle s’est presque habituée à la présence de la bête, presque. Elle s’était habituée aux grognements, à son regard, à son hurlement. Il était difficile de croire que derrière la bête, il y avait un être humain. Humain, l’appellation est toute relative, car même un humain peut être un véritable monstre. Elle avait comme hâte de voir le visage sous la bête, de mettre un nom sur une monstruosité, c’était toujours utile. L’habit ne faisant pas le moine, les apparences étaient bien souvent trompeuse. Elle espérait simplement au fond qu’il ne s’agissait pas de Gwendoline, son amie. Et quand bien même, jusqu’ici, elle avait réussi à vaincre l’appétit du loup avec le plus basique des sorts de magie du sang. ‘Ne faiblis pas Pimprenelle, jamais.’ Elle n’aurait jamais imaginé les mots de Madame Deveraux comme puissant être une source d’inspiration. Comme quoi.  

Soudainement, il y a ce qui semble annoncer le début de l’aube ce moment où tout devient soudainement plus obscur, car la lune disparait du ciel, emportant cette nuit d’horreur avec elle. Quand elle voit la créature face à elle se tordre de douleur dans ce qui semblait être le processus de son retour à sa forme initiale, Pimprenelle lâche prise, s’en effondre sur le sol couvert de feuille morte, à quatre pattes. A bout de souffle.  


 
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๑ Parchemin envoyé Mer 5 Déc - 15:38 ๑


 
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Une fois par mois, le loup prenait entière possession de ton être. Rendez-vous mensuel avec la lune qui te faisait perdre pied. Elle t'engloutissait pour te faire disparaitre et laisser l'animal apparaitre. Celui qui grattait aux portes de ton esprit bien souvent, trop heureux de pouvoir décidé sans lutte de ce qu'il pourrait faire. Tu les comptais les jours qui te séparait de la pleine lune, l'entendant jubiler un peu plus fort à mesure que les jours le séparaient de ta rencontre avec la lune. Qu'il était aisé de se perdre lorsqu'on n'était pas seul maitre de son esprit. Quand on sentait toujours les pensait du monstre, parasiter les siennes. Les Chastel étaient des monstres, mais parfois tu te demandais si ce n'est pas juste les monstres qui avaient fait les Chastel. Votre nom faisait peur mais ce n'était pas les Chastel qui étaient craints, c'était les bêtes qu'ils cachaient en eux. Car il jubilait l'animal lorsque la douleur venait prendre possession de ton corps pour lui laisser place. Sourire macabre alors que tes dents elles étaient tombés pour le laisser transparaitre ses crocs. Lorsque l'animal prenait le dessus tu n'étais qu'un témoin à peine conscient de ce qui se passait. Gardant en mémoire quelques bribes de ce qu'il voyait, mais ce qu'il ressentait te possédait comme si c'était toi qui vivais son excitation. La chasse. Tu le savais toujours lorsqu'il traquait, car il n'avait de cesse de le faire même quand ce n'était pas son tour. Il aimait ça, imaginer ses crocs rencontrer la chair pour déchiqueter tout ce qu'il pouvait croiser. Sans aucune retenue, sans aucune chaine. Se vengeant de ne pouvoir agir à sa guise qu'une fois par mois, il ne souhaitait que ça: briser les choses. Il était comme toi, il apportait la mort.
Ou alors c'était toi qui était devenu comme lui au fil des années.
Tout ce que tu pouvais percevoir de la bête c'était toujours la même chose, le gout métallique dans la gorge, le rouge du sang qui venait souiller le sol de la forêt. Le plaisir qu'il pouvait avoir. Puis il se fige l'animal, redressant lentement la tête lorsqu'un bruit vint captiver son attention. Le grognement qui vint naitre dans sa gorge, l'odeur qui vint capturer ton attention. Et l'adrenaline qui parcourt son corps, lorsqu'il reprendra la course pour trouver la source de tout ça. Tuer. Ce n'était même pas le besoin de se nourrir qui l'agitait autant non. C'était le besoin d'assoir sa puissance sur toi. Le témoin incapable d'agir. Bien vite, il jubile davantage, lorsqu'il se met à courir derrière sa nouvelle proie. Et qu'elle lui donne satisfaction en jouant le jeu qu'ils faisaient tous : fuir. C'était la chasse qui était un plaisir sans fin pour la bête. Et pourtant. Il ne put atteindre son objectif, alors que l'odeur de sang ne faisait que l'exciter, le rendre plus nerveux. Cherchant un moyen d'atteindre la pauvre créature qu'il avait croisée. La fixant de son regard, il savait parfaitement qui c'était. Celle qui avait de cesse que de le réveiller avant que ce soit son heure. Celle qui le poussait à gratter à ton esprit lorsque tu croisais son fumet. Alors il ne pouvait laisser passer cette occasion. Essayer de la saisir à la gorge pour se délecter de son sang. Mais il n'y parvenait pas. Elle restait inaccessible. Et c'était inadmissible. Grattant le sol, tournant autour de cette barrière invisible. Montrant ses crocs menaçant encore tâcher du rouge de ses autres rencontres nocturnes. Mais bientôt vint la lumière qu'il redoutait tant commencer à faire son apparition. Le rendant plus déchainé, sur les quelques instants qui lui restait encore.
Fou l'animal. Il ne pouvait se résoudre à ne pas obtenir ce qu'il voulait, mais déjà la lumière du soleil vint l'éclairer. Et c'est la douleur qui vint le saisir, te saisir. Un grognement beaucoup plus inquiétant vint sortir de votre gorge. Roulant sur le côté, tordu de douleur. Alors qu'il continuait à lutter, pour rester aux commandes. Mais la douleur était trop forte. Le bruit des os qui craquait venait résonner dans la forêt. L'animal hurla une dernière fois alors que vos voix commençait à raisonner à l'unisson. Cri et hurlement de douleur. Car redevenir un homme, n'était en rien un parcours de plaisir, mais surtout un combat entre deux esprits. Ses pattes s'encrer au sol alors que ses pattes s'agrandissaient et laissaient transparaitre tes mains. Alors que la fourrure auburn de l'animal vint tomber dévoilant l'ivoire de ta peau. La respiration bien trop bruyante et toujours partagée entre le loup et l'homme, continuait de franchir ta gorge. Jusqu'à ce que seule la tienne persiste. Un craquement sourd vint se faire entendre provenant de ton dos. La douleur était toujours insoutenable. Alors que ta mâchoire se contracta. Retenant les derniers cris dans tes souffles de déplaisir. À plat ventre, ton corps se contracta une dernière fois, alors que tu finissais enfin de reprendre forme humaine. Respiration anarchique, tu fermas les yeux, car la douleur habitait encore ton esprit. Prenant appui sur tes avant-bras tu te redressas légèrement. Laissant ton souffle reprendre un rythme normal. Bouche ouverte, tu laissais entrer l'air glacial de l'hiver dans tes poumons. Sentant tes bras trembler légèrement alors que tu forçais sur eux pour te mettre sur tes genoux. Tu ne l'avais pas encore vue, la dernière proie de la bête. Tu lui tournais le dos. Mécaniquement, tu vins tournes ta tête afin de faire craquer ta nuque. Un gémissement d'agacement franchit tes lèvres, alors que tu continuais de faire craquer le reste de tes articulations comme pour être certains que tout avait repris sa place.
Il ne te fallu pas bien longtemps pour te remettre sur tes pieds, t'étirant de tout ton long, les yeux clos. Prenant une profonde inspiration, tu semblais profiter de la fraicheur de la matinée alors que tu vins capter quelque chose que tu connaissais bien trop. Tu te tournas lentement et découvris la sorcière au sol, les bras en sang. Ta mâchoire se contracta à la vision du carmin. L'animal était encore trop pressé pour que tu ne l'entendes pas penser à ce sang. Et si tu te savais dénudé, tu te retournas vers elle sans aucune gène. Pour voir si elle était morte ou pas. Le mouvement de sa poitrine était perceptible. La seule pensée qui te vint à l'esprit, c'était de savoir si tu l'avais mordu. Et sans aucune forme de délicatesse, tu t'approchas d'elle, et attraper ses bras pour les examiner, afin de voir si tu pouvais y déceler une marque de crocs. Les laissant lourdement tomber lorsque tu constatas qu'il n'en était rien. "Idiote chanceuse." T'en grogna presque. Alors que tu vins examiner les alentours. Afin de savoir où vous vous trouviez. Tu n'eus pas grand mal à apercevoir les pierres de la grande fontaine. Une chance pour toi. Et probablement pour elle. "Meurt pas tout de suite je reviens" Tu t'en fichais si elle t'entendait ou pas, c'était une simple remarque qui avait franchi tes lèvres comme tu aurais pu parler à ton reflet dans un miroir.  Et tu te retournas sans aucun regard pour elle, prenant la direction de l'arbre mort non loin de vous, dont tu avais rangé dans le tronc tes affaires avant que la lune n'apparaisse la veille. Fourrant ta baguette dans ta bouche, comme un pirate aurait mordu un couteau. Tu entrepris de mettre au moins ton pantalon. Avant de commencer à chercher dans ton sac quelque chose d'utile. Une des dernières potions que tu avais de son frère Lucifer. La fiole entre les mains, tu tournas légèrement la tête comme pour voir si elle avait bougé ou pas. Soupirant en constatant que ce n'était pas le cas et que tu allais devoir user d'une ressource que tu aurais préféré garder pour toi. Si tu n'étais pas quelqu'un de naturellement chaleureux, on pouvait reconnaitre que tu n'avais rien du sorcier qu'elle avait pu rencontrer quelques jours auparavant. Ton regard semblait manquer de cette flamme que le vivant pouvait avoir. Bien trop sombre. Tu revins sur tes pas, sac en main et baguette toujours en bouche. Arriver à hauteur de la Deveraux. Tu vins donner deux coups dans sa jambe comme pour la faire réagir. "Hey..." Articulas-tu, la bouche pleine. Laissant tomber ton sac à côté de toi. "C'est pas le moment, ni le lieu pour faire une sieste" Ajoutas-tu, alors que tu vins dégager ta baguette de ta bouche. Tu t'accroupis ensuite à côté d'elle, lui tendant la potion qui portait le logo de la boutique de sa famille à elle. "Ton frère t'a jamais dit qu'il fallait pas sortir les nuits de pleines lune ? Ou t'es juste suicidaire ?" Mais tu te ravisas vite, une de tes épaules se haussa alors que tu vins sortir de ton sac, l'un de tes sources d'addiction. Une racine de réglisse que tu vins glisser entre tes lèvres comme une cigarette, avant de mordre sans ménagement dedans.

 
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๑ Parchemin envoyé Jeu 6 Déc - 1:31 ๑





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Rare étaient les fois où poussait la magie à son paroxysme, son corps à l’extrême. Les efforts abusifs de Pimprenelle en termes de magie noire lui coûtaient parfois cher. Combien de fois s’était-elle retrouvé à bout de souffle, les cheveux blanchis jusqu’à l’exagéré terme. La réponse était plus d’une fois, et cette fois était sans doute celle de trop. La dernière en date était un sortilège raté qui l’avait lié à sa cible et la privait jour après jour de sa force vitale, celle-ci s’échappant de ses lèvres par de las soupires. Il n’avait fallu qu’un sort de sa mère, Madame Deveraux pour réparer son erreur quand la jeune Pimprenelle s’était effondrée, les cheveux blancs comme la neige dans les escaliers. Si l’extrême avait été une erreur, rien dans ce qui se passait actuellement n’était une erreur. Non, ce n’était pas un échec. Si elle avait eu la lucidité, la force et la clairvoyance, elle y aurait vu un succès flamboyant.  Aucune déconvenue ne trouvait grâce à ses yeux, l’exigeante sorcière n’attendait jamais moins que l’excellence de ses actions, parce qu’on lui avait appris qu’une femme ne serait jamais jugé avec douceur, toujours durement. Aucun revers n’était toléré pour Madame sa mère, aucun. ‘Relèves-toi sombre idiote.’ Alors qu’elle est à même le sol, chutant elle s’imagine qu’elle est là, entrain de lui donner un ordre.   Cette peur de ne pas réussir, Madame sa mère le lui avait inculqué depuis son plus jeune âge. Le refus de l’échec n’avait jamais été une option. La réussite une obligation. Une femme avait toujours le besoin de faire ses preuves, et la plus efficace des façons était de ne pas faillir, jamais.  Sauf, que dans l’extrême. Dans l’effort, elle s’épuise, à bout de souffle. Si elle avait survécu une nuit entière, elle n’était plus très certaine de voir la lumière du jour.  La poupée inanimée à la chevelure blême, la peau cadavérique est à même le sol. A deux doigts de basculer dans l’inconscient. Sa poitrine se soulevait si doucement, la peur s’était évaporé, il ne reste que l’épuisement.

La faible lueur qui résultait de ce moment de pénombre juste avant l’aube la forçait à clore ses yeux. La sensibilité était totale quand elle était à bout de force, les paupières lourdes l’empêchaient de distinguer le monde autour d’elle. Pourtant, ce monde, même les yeux clos, elle le visualisait parfaitement. Elle avait eu la nuit pour le fixer, l’analyser. Un chêne de part et d’autre, un tapis de feuille morte sous ses pieds. Si elle ferme bien ses paupières, si elle tend l’oreille elle pourrait presque encore entendre le bruissement de celles-ci sous ses pieds quand elle tentait de bouger un peu pour ne pas voir ses jambes engourdies par le froid.  Si elle tend l’oreille elle entend des bruissements de feuilles également. Dans le présent. Il lui faut un peu de temps pour reprendre des forces. Elle sait que quelqu’un s’approche, sans doute la bête qui avait dû reprendre forme humaine car si elle avait baissé sa garde c’était uniquement parce que la lune s’était couchée. La sacrosainte lune que bon nombre de sorcières de la Nouvelle Orléans – dont sa propre mère – plaçait sur un piédestal, et  une voix dans la tête de la plus jeune Deveraux lui disait que si le sort avait eu une si grande efficacité c’était grâce à cette lune. Elle voulut grommeler, grogner quand elle sentit qu’on attrapait son bras, l’un puis l’autre pour finalement le laisser retomber sur le sol. Mais, la force lui faisait encore défaut. Dans un lointain brouhaha, la tête nauséeuse, elle entend ces quelques mots : 'Meurt pas tout de suite je reviens.' Elle n’avait pas peur de mourir Pimprenelle. Elle n’avait jamais songé à l’idée qu’elle allait mourir, jusqu’à ce qu’on lui prédise sa mort, entre une tisane et un café. Ça avait claqué dans l’air, comme un éclair. Mais, c’était peut-être l’heure, cette fois.  Elle relève brièvement la tête, essayant d’ouvrir ses yeux exténués. La voix était familière, mais, ce qu’elle vu ne l’aida en rien à mettre un nom sur celle-ci. La silhouette d’abord floue de dos, met quelques secondes pour devenir visible plus nettement. Le loup garou, ça ne faisait aucun doute. Sa tenue d’Adam était plutôt évidente, mais ne fit pas rougir Pimprenelle pour qui c’était le cadet de ses soucis. Quand bien même elle aurait été en pleine possession de ses moyens, la nudité faisait partie de la vie.

Dans cet effort pour lever la tête, elle pousse un faible soupire, et laisse sa tête tomber par terre de nouveau, les yeux clos. Ce qui commençait à la réveiller, c’était ce froid qui lui brulait presque la peau. L’hiver était toujours des plus mordants. Enfin ‘l’hiver’, ou plutôt cet interminable automne glaçant.  Bien que le bruissement des feuilles lui agace les oreilles, tant elle semblait à fleur de peau. Chaque bruit était une agression, chaque lueur aussi. Elle sursaute quand elle reçoit deux coups dans sa jambe. 'Hey...' Elle écarquille ses prunelles noisettes pour tenter d’y voir plus clair fronçant les sourcils pour que la mise au point se fasse. Elle a enfin une vision presque nette – et habillé – de l’homme loup. Elle lève doucement les yeux vers lui non sans un effort considérable quand il s’accroupit à côté d’elle. Bon sang, un Chastel. Le même dérangé qu’elle avait croisé dans le Cabinet des Inferi, qui certes lui avait permis d’obtenir du sang de Manticore, mais qui n’en restait pas moins curieusement taré.  A la masse aussi, c’est le terme qui lui venait à l’esprit. Mais quand on écoutait Gwendoline parler de sa famille, ça semblait être des termes synonymes du nom ‘Chastel’. Aliéné, mais entrain de lui tendre une fiole avec l’inscription ‘Clair Obscur’ dessus. Une potion ? 'C'est pas le moment, ni le lieu pour faire une sieste. '  Timbré et comique en plus. Chouette. 'Ton frère t'a jamais dit qu'il fallait pas sortir les nuits de pleines lune ? Ou t'es juste suicidaire ?' Il connaissait son frère, et il sorti une racine de réglisse de son sac. Cette fois-ci, ça avait fait le tour de son esprit, et elle avait son nom, sur le bout de la langue ; Chastel, une lettre quelconque. Ce n’était pas un ‘A’, Gwendoline avait toujours dit que le plus grand de sa fratrie était mort. Sans doute le ‘B’ d’une tradition familiale assez impersonnelle et morbide. Ce n’était pas Basile, ni Bertrand, ni même Bernard. C’était plus atypique, comme cette bonne vieille famille de furieux  aux coutumes absurdes pour Pimprenelle. Balzac, comme ce foutu auteur moldu. Un truc du genre.  Ça lui traverse l’esprit comme un éclair de compréhension, mais elle n’allait certainement pas l’appeler par son petit nom. Elle n’allait pas l’appeler tout court.

Elle attrape d’une main plus tremblante qu’elle ne l’aurait voulu la potion du bout des doigts. La faiblesse qu’elle ressent ne lui rend pas justice. Elle s’était battue comme une féroce lionne cette nuit-là, luttant contre sa peur, contre le froid, et contre un loup garou qui n’avait rien de très sympathique ni sous sa forme nocturne, ni sous celle-ci à vrai dire. Maintenant qu’elle avait vu la bête, ça expliquait le comportement de l’humain. Animal quand il avait sécher le sang sur son visage pour le lécher. Encore… perturbée par ce geste qui trouvait sa source dans ce qu’il devenait chaque nuit où la lune était à son zénith.  Trouver la source d’un comportement, ça ne l’excuse pas. Mais elle accepte ce qui semble être ce semblant d’aide, ou presque. La fiole entre sa main fragile et couverte de son propre sang, elle use de la seconde pour s’appuyer sur le sol, faisant bruisser les feuilles mort humidifié par la très fraîche rosée du matin pour se relever, au moins assise par terre. Une fois stabilisé, elle passe sa main libre sur son visage, massant l’arcade sourcilière et la joue comme pour tenter de se réveiller un peu, comme pour essayer d’émerger pour ne pas sombrer un peu plus. La tête était à deux doigts de l’implosion, c’était comme si on tambourinait dedans.  La main se perd ensuite dans ses cheveux, elle dégage une mèche maladroite qui tombe sur ses yeux, et elle peut constater qu’ils sont devenue aussi blanc que la neige qui quelques jours plus tôt avait fait sa première apparition dans la capitale française avant de disparaitre de nouveau. S’ils étaient livide, comme son teint, c’était qu’elle ne devait plus être très loin de ce point de non-retour qu’était la mort. Elle savait qu’à trop poussé, le corps pouvait céder.  Elle baisse les yeux sur la fiole dans sa main ignorant totalement ce que lui avait dit le Chastel à propos de la pleine lune, de Lucifer, ou encore d’un potentiel suicide. Non, elle s’en fiche, présentement il parlait déjà trop pour elle. La fiole devait être l’œuvre de Lucifer. Mais n’avait-il pas dit qu’il ne commerçait plus avec un Devereux. Menteur. Elle retire le petit bouchon de liège, machinalement, elle apporte le flacon à son nez pour s’assurer que ce n’était pas quelque chose d’incertain. Les effluves de la potion semblent lui donner plus encore la nausée. Doutant de son contenu, elle verse un peu de contenu sur le revers de sa main, tremblante.  Elle lèche la potion, et réprime un haut le cœur quand elle réalise le goût amer de celle-ci. Mais cela ressemblait bien à une potion de Lucifer. La main tremble, terriblement, elle peine presque à porter la fiole à sa bouche. Elle peine tout autant à boire son abominable contenu et plaque sa main sur sa bouche  pour se forcer à ne pas recracher le tout.

Elle pose finalement son regard sur lui. Il avait une sale mine. Pas autant qu’elle sans doute. ‘On commerce avec les Deveraux quand ça arrange.’ Maugrée-t-elle en  désignant la fiole qu’elle avait laissé par terre.   Elle le voit mâchouillé la racine de réglisse dont elle reconnaitre l’odeur entre mille. Nul doute, c’était le frère de Gwendoline, son préféré à un juger la façon dont elle en parlait. Les goûts et les couleurs…  Elle enviait presque son bout de réglisse, presque, si elle n’avait pas ingurgité cette potion et si elle n’avait pas eu cette incessante nausée. La mine dégoûtée sur son visage en dit long sur son état. Il faudrait un peu de temps à la potion, il allait cependant falloir un peu plus qu’une potion pour la revigorer, elle était dépossédée de toute énergie. Les nerfs en pelote, elle n’était pas venue ici pour subir le sarcasme d’un loup garou. ‘Ma nuit commençait parfaitement jusqu’à ce qu’un putain de loup garou prenne en chasse ma licorne.’  Oui, le ‘putain’ est lâché. Pimprenelle n’était pas d’une grande délicatesse quand elle était au meilleur de sa forme, alors elle l’était encore moins assise, à bout, couverte de sang, dans une forêt, à l’aube d’un jour suivant la nuit de la pleine lune.  ‘Trouvez du sang de licorne révélé par l’éclat de la lune qu’ils avaient dit.’ Maugrée-t-elle plus pour elle que pour lui. Oui, c’était simple en théorie. En théorie seulement. Bien qu’en pratique la licorne avait peut-être été la victime de Balzac et gisait peut être encore quelque part dans la forêt.   Si elle peine à le fixer sans avoir sa vision qui passe d’une mise au point parfaite à un flou artistique. Elle remarque une chose, que Satan soit loué, il avait remis ses vêtements.

 
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๑ Parchemin envoyé Jeu 6 Déc - 18:37 ๑


 
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Elle est si faible. Il voit à travers tes yeux. Très peu désireux de lâcher prise alors qu'il n'avait plus le contrôle. Mais c'est plus fort que lui. Elle est si faible. Il y songe à la facilité qu'il aurait à briser ce cou, ce n'était qu'une créature dont il fallait abréger la peine. Elle est si faible. Elle tremble encore, elle est couverte de sang. Elle est si faible que se serait tellement facile de l'ouvrir en deux pour plonger la gueule dans ses entrailles. Tes yeux se ferment et tu secoues légèrement la tête. Non. Part. Tait toi. C'est sa voix qui te fait ouvrir les yeux.
"On commerce avec les Deveraux quand ça arrange." Tu regardes la fiole perdu sur le sol. Et tu hausses des épaules sans montrer la moindre gêne sur sa remarque. Tu lui avais dit lorsque vous vous étiez rencontré, elle écoutait sans entendre. Et ça te fatiguait d'avance d'avoir à souligner que tu ne faisais plus commerce avec les Deveraux. Tu n'avais jamais dit que tu n'avais jamais fait affaire avec eux. Même si l'Eux, se résumait au Lucifer que tu avais connu à l'école. Et que tu avais vu régulièrement jusqu'à ce que tu connaisses le nom de sa fiancée. Fronsac. Il se meurt ton grognement dans ta gorge. N'étiez vous pas modelés pour les haïr. N'avait vous pas tué votre propre sang car il s'était mélangé aux chasseurs . Alors comment pouvoir continuer les affaires avec quelqu'un qui devait s'unir à l'un d'eux ? "Arrête de faire ta pimbêche et soit juste contente qu'il m'en restait une. " Bien qu'elle date de quelques années. Ton regard l'analyse, comme à la boutique lorsqu'elle soignait le vieil homme. Un Pantalon, une chose qui aurait fortement déplu à ton père. Une sorcière qui s'habille comme un homme, qu'il aurait dit, elles oublient leurs places, qu'il aurait rajouté. Tu retiens un souffle d'amusement. C'était plutôt de l'ironie que tu avais pour toi-même. Penser ainsi à ton père, alors que tu avais peu d'affections pour lui, chose qui était réciproque. C'était d'ailleurs pour ça que tu venais ici les nuits de pleine lune depuis quelque temps. Car tu l'évitais au possible, à cause de ta soeur. La sensation fantôme de ses mains autour de ton cou, lors de votre dernière rencontre vint te faire racler la gorge. "Ma nuit commençait parfaitement jusqu’à ce qu’un putain de loup garou prenne en chasse ma licorne. Trouvez du sang de licorne révélé par l’éclat de la lune qu’ils avaient dit" C'était pire que ce que tu avais pu penser, elle était venu ici sans penser au danger que cela pouvait impliquer. Simplement pour croiser une licorne, dans un souffle ta main vint frotter tes yeux, marqué par la fatigue pour finir par se perdre dans tes cheveux. Ta main droite vint saisir le morceau de racine pour le tirer d'entre tes dents alors que tes bras vinrent se croiser contre ton torse.
Un bruit attira ton attention, alors ta tête se redressa d'un coup. Les restes de l'animal qui avaient peine à sommeiller en toi. Le regard pointant dans la direction du son. Ce n'était probablement rien, un lapin a en jugé par la régularité des bruissements. Toujours le regard pointé vers la lisière de la forêt plus dense. Tu vins fourrer à nouveau le morceau de bois dans ta bouche, et recentra ton attention sur la sorcière. "Ce n'était pas la putain de licorne qu'il visait. " Soufflas-tu en te redressant, arquant ton sourcil comme pour lui faire comprendre qu'elle devait s'estimer heureuse d'être encore capable de l'ouvrir aussi tôt dans la journée. . Tu fronças le regard sur ses bras dénudés. Elle n'était pas assez chaudement couverte pour avoir pu imaginer passer la nuit dans ses lieux. Encore moins en cette période de l'année, alors tu soupiras. Roulant des yeux, tu lui tendis la main pour l'aider à se redresser. N'ayant pas besoin de voir son regard pour savoir que la proposition lui déplaisait fortement, mais qu'elle était très probablement obligée de l'accepter pour se relever. Tu l'aidas à se remettre sur ses pieds. Et si tu l'as lâchas quelques secondes, tu vis son corps basculé en arrière, ce qui te fit raviser bien vite l'idée que la laisser se débrouiller seule. Avant qu'elle touche le sol, tu l'as rattrapas. Un peu brusquement, mais c'était ça ou une chute. Glissant tes mains sous ses bras pour avoir une meilleure prise qui lui permette de supporter son poids avec ton aide. Tu regardas autour de toi, en réalisant que vous étiez en plein milieu du parc, qui comporte plusieurs hectares. "J'imagine que tu..." Tu te tues lorsque tu croisas son regard, plus épuisé que le tient. Ses cheveux aussi blancs que la neige. Puis tu pris une profonde inspiration. Ce n'était pas la peine de terminer ta phrase, elle n'était certainement pas en état de se déplacer, et très certainement pas dans celui pour pratiquer une quelconque magie. Tes yeux se fermèrent à nouveau quelques instants, fronçant ton front, comme il avait l'habitude de le faire quand tu étais agacé. Tes dents vinrent se serrer sur la racine, faisant légèrement caquer la branche entre tes dents. Ou alors c'était ta mâchoire qui venait de craquer, tu n'en étais pas certains. Jusqu'à ce que le froid de sa peau vienne mordre la peau de tes doigts. Tu essayas de rappeler du peu de chose que tu avais pu assister cette nuit, sans trop savoir comment tout aligner pour que cela ait du sens. Des brides. "C'est..un poids mort." Tu parlais d'elle, évidemment. Comme si elle n'était pas capable de t'entendre ou quoique se soit. En réalité tu t'en fichais royalement de si elle était capable de t'entendre. Tu avais passé un cap il y a bien des années, ou tu n'en avais plus rien à faire de ce qu'on pouvait penser de toi. "Fait chier"  Articulas-tu, dans un souffle. Glissant l'une de tes mains dans son dos, tu libéras l'autre de se prît. Elle était bien trop proche de toi, mais tu avais besoin d'une certaine souplesse dans tes mouvements pour pouvoir agir, sans qu'elle finisse à nouveau au sol. "Tu as deux options. Tu grimpes sur mon dos, et tu me dis ou Madame veux aller. Soit je te laisse ici"  Je suis déjà bien aimable de t'avoir aidé jusqu'ici, pensas-tu assez fort pour que cela soit visible dans ton regard. Rapidement, tu posas ses mains sur ton épaule pour qu'elle puisse toujours avoir une certaine aide pour tenir sur ses pieds, dégageant pas la même occasion ton second bras, à mesure que tu descendais vers le sol pour saisir ton sac. Lui laissant quelques secondes pour se décider. "Et j'aime pas me répéter." Fini-tu par ajouter après avoir mis ta besace sur ton épaule.
 
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๑ Parchemin envoyé Jeu 6 Déc - 23:54 ๑





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Alors, heureusement qu’elle était à deux doigts de tomber dans les pommes, et de rendre la potion sur les pieds du lycan quand elle entendit ça. 'Arrête de faire ta pimbêche et soit juste contente qu'il m'en restait une.' Allons dont, cette fois c’était clair, ils en avaient fini avec les courbettes, les ‘Monsieur’ et les ‘Madame’ à outrance pour tenter de faire fléchir l’autre dans une négociation sans queue ni tête. Ca l’arrangeait, dans son état, la politesse n’était pas son fort, ni la patience. En l’occurrence, rien n’était son fort. Strictement rien mais…   On ne l’avait jamais traitée de pimbêche, ça jamais. Mais, il y a bien une première à tout, même  à se faire traiter de la sorte. Elle ne pouvait pas s’empêcher d’être arrogante, ou même sarcastique c’était plus fort qu’elle. Il y  a des choses qui ne changeront jamais, Pimprenelle était ainsi, elle était entière, et elle n’avait aucune intention de changer.  Ça lui jouerait des tours, un jour, ça lui avait déjà joué mais l’œuvre maléfique sur ses souvenirs l’empêchait de lever le voile de l’oubli, et l’éloignait de la compréhension. Cette sensation d’avoir besoin d’être sur la maigre ligne. Cette démarcation entre la politesse et l’indécence.  Ça lui jouerait des tours, un jour, ça lui avait déjà joué mais l’œuvre maléfique sur ses souvenirs l’empêchait de lever le voile de l’oubli, et l’éloignait de la compréhension. Cette sensation d’avoir besoin d’être sur la maigre ligne. Cette démarcation entre la politesse et l’indécence. 'Ce n'était pas la putain de licorne qu'il visait.' Elle n’était pas née de la dernière pluie, évidement que ce n’était pas la Licorne qu’il visait. Elle n’était pas une demeurée qui n’écoutait rien des cours aux créatures magiques, qui zappait les cours de défense contre les forces au mal de troisième année où l’évocation de la lycanthropie était bien souvent assommante, mais elle avait trouvé ces cours plutôt passionnant avec Gwendoline à ses côtés et ses commentaire ajoutant leur dose de réalisme. Rien n’énervait plus Pimprenelle qu’on la prenne pour une simple d’esprit tête en l’air.  Pimprenelle savait très bien que les Loup Garou n’attaquaient pas les autres créatures, mais les êtres humains. Dans le but de … d’agrandir leur meute, sans doute, l’instinct animal, ou quelque chose du genre. Elle avait eu de la chance de ne pas finir dans l’estomac du loup, mais elle se disait que cette pauvre créature avait dû être sacrément… blessée. Elle est songeuse, ses capacités de réflexion encore en bernes.  Elle ne pratiquait pas de magie, mais elle avait presque encore l’impression d’être autant épuisant qu’en jetant ce sort. Le premier de cette envergure, de cette puissance. ‘Ça aurait pu être impressionnant.’ La voix de sa mère dans sa tête, elle trouverait que ça ne serait sans doute pas assez, pas assez puissant, pas assez impressionnant. ‘Tu vaux mieux de t’apitoyer sur ton sors assise sur le sol, lèves-toi sombre idiote.’  Pourquoi Madame Deveraux hantait toujours ses pensées. Sans doute parce qu’elle était faible, presque pitoyable.

Comme si sa mère le lui ordonnait mentalement, elle aurait voulu se lever. Mais seule, elle n’y arrive pas. Elle ne pourrait rester ici seule, dans cette forêt, elle allait finir par mourir de froid, de faim aussi. Alors qu’elle se demande comment faire, refusant de lui demander de l’aide. Plutôt… mourir ? Elle n’eut pas le temps de suivre le cours de cette pensée qui s’échappe immédiatement quand il lui tend la main pour l’aider à se relever. Ainsi-donc, les crétins de son espèces aussi… dérangé puissent-ils être avaient une sorte de… code ? Ou juste un moment de lucidité. Peut-être. Elle ravale salive et fierté en attrapant sa main. Le contact de sa peau contraste avec la sienne, qui était aussi froide que la nuit qu’ils venaient de traverser. L’ascension est brutale. L’horizon au loin semble tanguer étrangement, était-ce la forêt entière qui se mettait à tourner à son tour ? Pimprenelle réalise qu’elle était entrain de basculer encore parfaitement incapable de se mouvoir seule. Si elle se voit déjà heurter le sol une fois de plus sans l’ombre d’une délicatesse, c’est le non-délicat Balzac qui la rattrape avec une absence totale de douceur. Soit, au moins elle ne s’ouvrirait pas le crâne par terre. ‘Mer-Ci. Ou Merde. Qu’importe, qu’il comprenne ce qu’il veut. La syllabe est prononcée plutôt faiblement et pourrait être prise pour une sorte de murmure à soi-même.  Il méritait peut être un merci, pour la soutenir car sans son soutien, elle gîserait sur le sol, aussi lourde qu’une pierre plate. Elle n’est pas bien lourde Pimprenelle, mais sans son aide, c’était un sacré poids. Elle tente de rassembler ses forces, mais c’était encore trop lui demander, alors quand il demande, 'J'imagine que tu...' Que quoi ? La Deveraux croise le regard du loup, qu’elle parvient à soutenir un petit instant avant que ces yeux à lui ne se closent comme pour chercher des réponses à ces questions qui pouvait le tarauder ? 'C'est..un poids mort.' Parce qu’il pensait lui-même faire le poids d’une plume peut être ? Elle se retient de lancer cette remarquer sarcastique. Qu’espérait-il ? Qu’elle soit en mesure de se débrouiller seule ? Elle aurait nettement préféré pouvoir se débrouiller seule. Elle détestait demander de l’aide, elle détestait en recevoir, elle détestait être redevable à qui que soit, elle détestait toute  cette situation, et pourtant elle n’avait pas le choix. Pas le choix, la promiscuité entre eux l’aurait mis bien plus mal à l’aise si elle avait été en mesure de réaliser ce qu’il se passait vraiment. Tout commençait à s’engourdir, son esprit, ses muscles. Elle avait si froid. Alors quand il lâche son, 'Fait chier' Elle commençait presque à s’endormir. La potion n’était pas aussi efficace qu’elle l’aurait cru. Il fallait sans doute du temps, du temps. Juste un peu de temps, c’était tout ce dont elle avait besoin, elle avait puiser tellement loin dans ses ressources. La main dans son dos la fait grimacer un peu, elle n’aimait pas du tout ça. 'Tu as deux options. Tu grimpes sur mon dos, et tu me dis ou Madame veux aller. Soit je te laisse ici' Sur son dos ? C’était un loup-cheval maintenant ? Loucorne (mi loup, mi licorne ?)  peut être. Bon sang, elle a envie de se moquer, l’esprit est plutôt mal en point pour dire quoi que ce soit. Elle le laisse se baisser récupérer son sac, tandis qu’elle s’efforce de tenir debout par la force du Saint-Esprit, et surtout l’épaule de Balzac sur laquelle elle s’appuie plus qu’elle ne le voudrait. 'Et j'aime pas me répéter.' Il n’avait pas l’air d’aimer grand-chose de toute façon.

Monter sur son dos. Quelle idée. Mais quelle idée. C’était à la fois déplacé, dégradant et plutôt stupide. Mais c’était la seule option qu’elle avait. Elle ne tenait pas à moisir ici, elle se demandait encore quelle idée saugrenue avaient-ils eu d’interdire de transplaner dans les parcs, cette nuit ça lui aurait sauvé la mise plus facilement, et ce matin elle n’aurait pas eu à être dans cette situation. Au diable la fierté, elle n’avait plus grand-chose à perdre. Elle était couverte de sang, les mains entailles, les cheveux d’un blanc et ébouriffé, le corps au bout du rouleau, alors cette fierté semblait disparue pour cette matinée-là. Rassemblant ses forces, elle hoche la tête pour lui signifie qu’elle était d’accord pour monter sur son dos. Bon sang, que faisait-elle. Elle se tient toujours à son épaule pour ne pas chuter, et pousse un soupir, ‘Okay.’  Déjà que pour mettre la main sur son épaule, elle se sentait petite, alors pour monter sur son dos. Elle fait un pas pour aller dans son dos, titubant doucement.  La main droite sur l’épaule droite, la main gauche sur l’épaule gauche. Bon sang, il l’avait l’air tendu à en juger par la tension dans ses trapèzes. En même, une folle nuit de pleine lune à terroriser les jeunes sorcières et les licornes, ça vous tend un homme. ‘Tu peux juste…’ Te baisser un peu ? Oui, parce qu’il faisait presque une tête de plus que la frêle Deveraux.  Une grande asperge, comme dirait sa mère. ‘Moins haut.’ Dit-elle doucement.  Elle attend qu’il se baisse un minimum pour se hisser sur ses bras, elle ne voulait pas entourer son cou. Il y avait quelque chose de gratifiant pour une Deveraux de faire baisser un homme devant-elles, quoi qu’elle en die. C’était… grisant même. Heureusement qu’il lui tourne le dos, son petit sourire presque moqueur l’aurait sans doute énervé.  Mais ils n’avaient ni élever les hippogriffes ensembles, plus le temps passait, plus la situation avait tendance à la mettre inconfortable. Peut-être était-ce que parce que son ventre gargouillait dangereusement, et qu’elle avait de plus en plus l’estomac qui se tordait. La proximité l’avait toujours gênée avec qui que ce soit, mais c’était sans doute une raison plus profonde qui la poussait à se sentir mal, les souvenirs oublier. Sans le vouloir, elle contracte ses mains sur ses épaules, refusant de tomber de si haut. A cet instant, elle se facilite d’être en pantalon quand les mains du sorcier viennent saisir ses jambes pour la retenir. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle n’aurait pas supporté sa main sur sa peau nue. Et puis, en robe, elle serait sans doute déjà morte de froid. ‘J’aime pas dire merci.’ Lâche-t-elle quand elle est en place, essayant de ne pas le déséquilibrer vers l’arrière, devant se maintenir dans son dos, appuyée contre lui. Les mots faisaient échos à son ‘je n’aime pas me répèter’, c’était sa façon à elle de dire merci.  Une mèche de cheveux devant les yeux, elle peine à garder la tête droite.

Il n’aimait donc pas répéter, et elle essayait de se souvenir de ces mots. Monter sur son dos, et lui dire ou Madame voulait aller. ‘J’veux juste pouvoir rentrer chez… moi.’ Les mots sont un peu saccadé, il la poserait là où bon lui semblerait, ça serait déjà ‘gentil’ oui, s’en était gentil, pour un crétin taré. Elle n’ose pas s’accrocher à son cou, préférant l’équilibre instable que lui offrait la prise sur ses épaules. Elle n’avait jamais enlacé personne Pimprenelle, c’était plutôt étrange pour elle. Trop étrange. La tête de la sorcière fait des siennes, et commence à tourner de nouveau. Alors qu’elle perd presque l’équilibre, malgré elle, elle se rattrape à lui, une main accroché à son épaule, l’autre passant autour de sa nuque sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle ne se sent pas très bien, pas bien du tout. ‘Laisse-moi descendre.’ Fit-elle en réprimant un haut le cœur. Cette potion lui restait sur l’estomac.  Sans doute penserait-il qu’elle faisait des manières parce qu’il la portait, qu’elle était mal à l’aise, ou je ne sais quoi d’autre. Le fait est qu’elle ne se sentait pas bien, pas du tout. La proximité aurait pu en être la cause, Pimprenelle n’aimait pas être près des gens, ça la rendait nerveuse, depuis quelques temps déjà. Mais c’était d’avantage son estomac qui était en cause. Oh oui, foutu estomac. Foutue potion, depuis combien de temps l’avait-il dans son sac ? Elle tente même de faire preuve de politesse, ‘S’il te-‘ Plait ? Elle ne lui laisse pas le temps qu’il lui faut pour descendre décemment. Elle n’a même pas le temps de descendre, juste le temps de tourner la tête pour rendre la potion qu’il lui avait donné sur le côté droit. Une chance que son estomac soit vide. Eh merde.  ‘Oh put-... Pardon.’ Articule-t-elle, toujours accroché pour ne pas chuter. Par chance, elle ne lui avait pas vomi dans le cou. Une chance, elle avait fait un effort.  Peut-être une éclaboussure, peut-être.  ‘La potion…’Commence-t-elle… ‘Elle datait un peu non ?’ Simple analyse, elle était faible, elle n’avait pas pour habitude de vomir quand elle était à bout.  Elle regarde par-dessus son épaule, et voit au loin sur le sentier ce qui semblait être des traces… plutôt… ‘Pailleté’ ? ‘La licorne…’ Dit-elle un peu à bout de souffle…  ‘T’as réussi à blessé la licorne.’ Ajoute-elle a mi-voix non sans une pointe d’excitation dans la voix, presque émerveillée. Il pourrait croire qu’elle débloquait.  Ce n’était pas le genre de phrase qu’on attendait dans la bouche des gens, on s’attendait plu à ‘sale barbare tu as blessé une licorne.’ Mais il s’agissait de Pimprenelle, tout ce qui l’intéressait chez une Licorne, c’était son sang, éventuellement sa corne, et quelques crins. Rien de plus.

 
Pimprenelle parle en 843d36

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Il n'est pas d'ombres dans le noir. Les ombres sont les servantes de la lumière, les filles du feu. Plus vive est la flamme, plus sombres sont les ombres qu'elle projette.


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๑ Parchemin envoyé Sam 8 Déc - 23:49 ๑


 
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Et déjà il grogne l'animal. N'appréciant pas être usé comme une monture par la proie qu'il n'avait pu saisir lorsqu'il en avait l'occasion.  Alors un genou au sol, tu fermes les yeux et sens ta mâchoire se serrer jusqu'à sentir un nouveau craquement dans la racine qui était logée entre tes lèvres. "Tu peux juste… Moins haut." Il souffle l'animal, quand tu courbes le dos pour accepter sa requête. Qu'aurait dit ton géniteur s'il t'avait vu ainsi . Probablement les mêmes atrocités qu'il avait l'habitude de te sortir. Que c'était honteux de se mettre aussi bas pour aider une femme. Aussi faible qu'elles étaient, jamais il ne serait abaissé a autant pour quelqu'un, inconnue ou même de son sang. Tes mains entourent ses jambes, puisqu'elle trouve un équilibre. Alors que tu l'as sens se tendre, comme si tu allais lui faire du mal. Et tu te redresses bien trop vite pour t'en soucier. Jamais de ta vie tu n'avais été ainsi avec une femme, même ta soeur tu ne l'avais jamais porté. Et si tu connaissais la théorie, tu n'étais pas réellement en train d'apprécier la pratique.  Qu'elle se crispe autant à ton contact, comme si tu l'as dégouté, n'aidait pas. Bien qu'il ait été prétentieux de ta part de dire que tu ne pouvais comprendre une telle réaction à ton égard. Tu étais un accoutumé à provoqué tout sauf l'intérêt après tout, n'était-ce pas ce que tu cherchais à nourrir dans le regard d'autrui ? "J’aime pas dire merci."  "Ca tombe bien, je suis pas habitué à l'entendre" laisses-tu échapper d'entre tes lèvres aussi naturellement que la pensée t'étais venue à l'esprit, alors que tu commençais à marcher un peu hasardeusement. Elle n'était pas lourde, mais tu cherchais encore à trouver des repères pour qu'elle ne bascule pas. "J’veux juste pouvoir rentrer chez… moi." Allons bon, comme si tu étais supposé savoir ou se trouvais ce " chez moi" qu'elle semblait t'indiquer. Elle s'ouvre la gueule mais avait qu'un son en sorte, tu sens son bras s'entourer autour de ta gorge, et un long frison vint saisir ton corps. Souvenir des mains de ton père qui vienne saisir ton esprit, et tu te crispes probablement autant qu'elle. Et tu ne peux pas dire que l'agitation dont elle fait preuve ne se fait pas ressentir. À croire qu'elle avait attrapé des puces, à gigoter et se balancer comme elle le faisait, ne rendant que plus difficile la prise en main de la marche. "Laisse-moi descendre. S’il te-"
Une vraie girouette, tu l'avais pas forcé à monter et déjà elle voulait redescendre, un soupire d'agacement vint franchir tes lèvres jusqu'à ce qu'elle vide le contenu de son estomac à côté de toi. Tu cesses la progression, et grognes quelques instants. Allons bon elle était malade maintenant. Blessée, malade, fatiguée. Il ne manquait plus qu'elle tombe dans les pommes et tu serais gratiné. "Oh put-... Pardon. La potion… Elle datait un peu non ?" La tête tournes légèrement, dans sa direction, assez pour pouvoir l'entr'apercevoir à la commissure de ta vision. "J'ai pas eu affaire à ton frère depuis 3 ans" T'en serre les dents. Mais tu ignorais encore ce qui pouvait t'agacer le plus. Parler de Lucifer. Le fait qu'elle est vomie presque sur toi. Ou alors devoir entendre des questions dont les réponses étaient plus qu'évidente.
Tu vins faire la moue lorsque ton nez vint capter l'odeur de son estomac sur le sol et également sur sa bouche. Et te fit retourner la tête devant toi. Brusquement, tu vins remonter tes bras, car à force de gigoter ainsi tu l'as senti descendre quelque peu de ton dos. Pas étonnant, vu la manière dont elle semblait s'y soutenir.
Qu'est-ce que tu faisais exactement ? Depuis quand tu étais le genre de personne à aider les autres ? Cette question semblait se heurter dans tous les recoins de ton esprit sans être capable d'en trouver la réponse. Balzac, sérieusement tu fous quoi là . Pourquoi tu t'étais pas simplement cassé quand tu avais vu que tu ne l'avais pas mordu ? Car ses blessures elle avait fait elle-même. Le type de magie qu'elle semblait avoir déjà démontré devant toi pour sauver le vieil homme dans le cabinet des Inféris. Alors Balzac, qu'est-ce qui pouvait bien te passer dans la tête pour décider d'aider quelqu'un ? Ça n'aurait pas été ton problème si elle était morte de froid dans les lieux. Qu'est-ce qui tournait pas rond dans ton putain d'esprit pour aller à l'encontre de tout ce que tu pouvais être dans ta vie ? "La licorne... T’as réussi à blessé la licorne." Et pourtant c'est la voix à bout de souffle de la sorcière qui te fit sortir de ta réflexion. Et le souffle que tu sentis s'écraser dans ta nuque. Quoi la licorne ? Ton regard analyse les environs pour voir les traces argentées sur le sol. "Une putain de nuit blanche et je dois supporter tout ça " Marmonnes-tu alors que ta direction change pour t'approcher de la lisière de la forêt qui avait captivé son attention. Quelques pas, et tu voyais déjà le chemin se dessiner entre l'immensité verdâtre qui se dressait en face de vous. Tu vas être coincé un petit moment si tu y vas. Pensas-tu. Mais d'un autre côté, tu pouvais peut-être récupérer des choses qui pouvaient avoir son intérêt sur le commerce. "Là, tu veux voir la licorne qui git probablement ouverte en deux dans la forêt. Tres bien..." On entendait dans ta voix que tu commençais à perdre patiente, et aussi rapidement tu entrepris de reprendre la marche en faisant attention ou tu posais tes pieds pour ne pas te heurter aux racines qui jonchaient le sol. La forêt était encore silencieuse, peut-être qu'elle aussi se remettait de la nuit mouvementée à laquelle elle avait assisté. Les créatures toujours trop peureuses pour sortir, après tout le loup étaient encore là. Même s'il avait vêtu son costume de jour. "Par contre. Va falloir que tu te détendes. J't'ai forcé en rien à monter sur mon dos. Et la, t'es crispé comme si ... t'avais un putain de couteau sous la gorge." Tu souffles par le nez, loup ou pas, la cigarette cette sale habitude avait entaché tes poumons. Et parler en marchant tout en esquivant les obstacles, semblaient beaucoup leurs demander. "Imagine que t'es sur le dos de ton frangin, j'en sais rien. Mais arrête de te crisper, ça me stress." Tu n'avais pas besoin d'indication pour savoir où chercher. L'odeur du sang c'était une des rares choses que tu arrivais aussi aisément à saisir.
Mais ton pas ralentissait à mesure de votre progression et que ton palpitant lui semblait vouloir sortir de ta poitrine. La forêt faisait partie de ses lieux qui te mettait en alerte. Tu n'en avais pas peur. Mais c'était plus primaire, quelques choses qui ne venaient pas de toi, Balzac, mais de l'autre que tu étais. L'excitation de la chasse. Ton regard semblait être attiré par tout ce qu'il pouvait croiser, car tout racontait une histoire. Que ce soi les branches cassées probablement par ceux qui avaient pu fuir ta présence cette nuit. La mousse sur les arbres, grattée par les habitués des lieux pour marquer leur pour. Les traces dans le sol... Mais bien vite, tu vis l'erreur dans le paysage. Une tache sombre sur le sol, pas un animal, mais un vêtement. Et après quelques déambulations entre les géants immobiles. Tu te trouvas en face de ce qui était autrefois un manteau. Mais maintenant était déchiré par les pattes de l'autre. Tu te penchas légèrement en avant, pour le saisir. Parfumé par cette odeur délectable et reconnaissable de celle qui était désormais accroché à ton dos. Puis ton esprit vint se rappeler d'un détail, dans ce qu'elle avait dit. "Ce n'est pas moi qui l'ai blessé." La licorne. Ce n'était pas "toi" qui l'avais attaqué. Et tu ignorais ce qui te poussait à souligner ce détail. Peut-être car tu n'acceptais pas à ne pas être totalement libre, d'entendre cette voix qui sommeillait dans ton être mais qui n'était pas la tienne. Ne la soutenant que d'une main tu vins marquer une pause pour lui donner son bien. Si elle voulait se couvrir c'était l'heure. "Couvre-toi. J'ai pas envie de finir avec une fille inconsciente sur le dos."
 
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๑ Parchemin envoyé Dim 9 Déc - 22:20 ๑





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Are we the hunters? Or are we the prey?

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Pimprenelle n’était pas habitué à recevoir de l’aide, ni même à en demander. Chez les Deveraux, il est formellement interdit de demander de l’aide à qui que ce soit. Elle entendait déjà sa mère ou Viola être parfaitement scandalisée par ce qui se passait : le Chastel l’aidait, et elle se laisser aider par un homme. ‘C’est le chemin de la soumission pauvre enfant.’ Pimprenelle n’était pas du genre à se soumettre, elle ne se soumettait déjà que très peu à l’autorité de Viola ou de sa mère. Alors se soumettre à un homme… Bon, Lucifer avait une certaine influence sur elle, plus qu’elle ne voulait bien l’admettre. Mais elle ne soumettait pas à un homme. Et si elle acceptait cette aide, c’était parce que… parce qu’elle n’avait pas le choix. Mais, elle n’allait quand même pas dire merci. 'Ca tombe bien, je suis pas habitué à l'entendre.' Personne ne le remerciait ? Eh bien n’avait-il qu’à être plus aimable ? Sans l’ombre d’un doute, c’était ce qu’elle pensait. Il n’était pas des plus aimables, mais bon, ça devait être à cause de ce qu’il était de son nom, et il était clairement né sous une mauvaise lune pour avoir un tel tempérament.  Pimprenelle ne le connaissait pas. Connaitre un  nom, une condition, ça n’était pas suffisant pour clamer de connaitre qui que ce soit. Il n’y avait que les gens de petites vertus et de faible intelligence qui en arrivaient à des conclusions différentes.  Pimprenelle ne connaissait pas grand monde, elle connaissait Gwendoline et une partie de son histoire. Elle connaissait son propre frère plutôt bien, ne se doutant pas une seule seconde qu’il lui cachait plusieurs secrets la concernant. Elle commençait à connaitre plutôt bien sa belle-sœur, qu’elle appréciait beaucoup. Mais elle ne connaissait que très peu sa propre aînée, Viola, qui gardait toujours une certaine distance avec elle. Elle avait beau bien connaitre son frère par exemple, elle n’avait jamais posé de question sur son amitié, ou quoi que soit le qualificatif de leur relation qu’avait entretenu le Chastel et le Deveraux. Tout ce qu’avait trouvé à lui dire Lucifer quand elle avait annoncé être amie avec Gwendoline, c’était qu’elle devait se méfier de ces gens. En même temps, tout le monde ayant toute sa tête se méfierait des Chastel. 'J'ai pas eu affaire à ton frère depuis 3 ans.' Elle grimace, ça expliquait la potion avariée. Ils ne devaient pas vraiment être amis, en jugeait Pimprenelle, s’ils ne se parlaient plus depuis aussi longtemps. Ils avaient leurs histoires, et ça ne la regardait en rien. Pimprenelle était amatrice de ragots mais uniquement quand cela concernait des gens qui lui étaient cher, et Chastel n’en faisait pas partie.

Une fois la potion en dehors de son estomac, elle se sent tout de suite beaucoup mieux. Enfin ‘Beaucoup’ c’est un bien grand mot, mieux aurait été bien plus convenable, mais elle n’avait plus cet affreux poids sur l’estomac.  La vue du sang de licorne en aurait dégouté plus d’un, la vue du sang tout court. Pimprenelle avait encore les mains et les avants en bras couvert d’un sang qui séchait, plus d’une personne aurait eu le haut le cœur rien qu’en voyant cela, mais pas elle. Le sang ne faisait pas partie des choses qui la répugnaient. A vrai dire, peu de chose la répugnait en fait. Mais certainement pas la perspective de trouver du sang de licorne, le sang par excellence que n’importe quel pratiquant de magie noire souhaiterait posséder. Boire ce sang maudit la personne qui y pose ses lèvres, le pouvoir de quelques gouttes pouvait être tellement dévastateur. 'Une putain de nuit blanche et je dois supporter tout ça.' Eh, que l’on soit d’accord, elle ne lui avait pas demandé son aide. Non, pas le moins du monde. Elle ne lui avait même pas demandé de changer son chemin pour aller voir une licorne. Mais elle sent qu’il change de direction quand elle se sent un peu ballotter sur son dos. 'Là, tu veux voir la licorne qui git probablement ouverte en deux dans la forêt. Tres bien...' Parce qu’il croyait que ça risquait de lui retourner l’estomac ? Elle s’en fiche de la vie de cette Licorne, Pimprenelle n’aimait pas vraiment les animaux, ils étaient plus des accessoires ou bien des ingrédients dans la pratique de sa magie. Elle n’avait aucune passion pour les bestioles, elle trouvait les chiens insupportables à coller leur bave partout, les hiboux assez … perturbant, et les chats insupportables. Elle avait eu quelques chats, mais on ne pouvait pas dire jusqu’ici que l’un d’entre eux lui avait survécu.  La marche en forêt n’était pas une passion pour Pimprenelle, elle n’aimait rien dans la forêt en réalité. Certainement pas les feuilles, ni les branches, ni les racines, ni l’odeur, ni l’humidité. Pimprenelle était une citadine, une vraie. 'Par contre. Va falloir que tu te détendes. J't'ai forcé en rien à monter sur mon dos. Et la, t'es crispé comme si ... t'avais un putain de couteau sous la gorge.' Se détendre ? Elle était sur le dos d’un loup garou, couverte de son propre sang, en pleine forêt au petit matin d’une pleine lune, à deux doigts de tomber dans les pommes tellement elle se sentait faible, et lui, il voulait qu’elle se détende. 'Imagine que t'es sur le dos de ton frangin, j'en sais rien. Mais arrête de te crisper, ça me stress.'Elle n’était jamais montée sur le dos de son frère. Et elle essayerait de ne pas trop se crisper. Mais s’il cessait de gigoter, ça serait mieux.

Elle peut finalement se détendre un peu quand il ralentit le pas, simplement parce qu’elle se sent plus en sécurité sur son dos maintenant qu’il ne bouge plus dans tous les sens. Elle s’appuie un peu plus sur lui, s’accrochant un peu plus à lui, parce qu’elle n’avait pas envie de glisser par terre, une chute de toute la hauteur de Balzac ne lui ferait pas du bien. Elle garde les yeux ouverts, et regarde dans l’horizon proche pour tenter d’apercevoir la licorne, ou ce qu’il en restait.  Elle aperçoit sur le sol, ce qu’il restait de son manteau quand le Chastel se baisse pour le ramasser. Il était dans un sale état, et il semblait en manquer une bonne partie. Pimprenelle se tient au loup pour ne pas chuter quand il se  baisse. Mais tout ce qu’elle voyait c’était qu’elle devoir en racheter un autre, et que ça allait lui coûter une petite fortune. 'Ce n'est pas moi qui l'ai blessé.' Il dit cela de but en blanc. Qui n’avait pas blessé la licorne ? Lui ? Il y avait un second loup dans ces bois ? Ce n’était pas très rassurant. Elle ne se rendait pas compte qu’il parlait simplement de la créature qui prenait possession de lui à chaque lune, elle ne réalisait pas la schizophrénie qui le saisissait.  Comment aurait-elle pu le savoir, qu’il y avait comme deux personnes distinctes chez lui ? Elle ne le connaissait pas, il n’était à ses yeux que le chasseur de créature qui avait ramené une manticore et à qu’elle avait réussi à ‘convaincre’ de lui donner quelques gouttes de sang, il n’était aussi que le frère de Gwendoline, et un lycanthrope à la sinistre réputation.  Elle s’accroche un peu plus, quand il lâche une de ses jambes pour ramasser la veste de la lui donner. Se tenant d’une main, elle l’attrape alors, essayant de le mettre sur ses épaules. Elle grelottait un peu, mais ça lui passerait. Une chance qu’elle ne porte pas une robe. 'Couvre-toi. J'ai pas envie de finir avec une fille inconsciente sur le dos.'  Eh ben il avait tort, parce que inconsciente, elle parlerait moins.  Mais elle n’allait pas lui suggérer cela, parce que sinon, il risquait de vouloir l’assommer, ou quelque chose dans ces eaux-là.

Elle allait le remercier, mais elle ne ravala pas fierté, mais ravala simplement son ‘merci’ et ne laissa aucun son s’échapper ses lèvres. Elle n’aimait pas dire merci, et lui n’aimait pas l’entendre… donc, pas la peine de gaspiller sa salive.  Mais, c’est vrai qu’une fois que la veste – ou ce qu’il en restait – était sur son dos, elle se sentait un peu mieux. Ses cheveux étaient encore d’un blanc inquiétant, mais elle savait que cela lui prendrait du temps pour retrouver une couleur dite ‘normal’, un châtain qui tirait par quelques mèches sur le roux. Une couleur qui n’était pas celle de sa mère, ni de son mère, mais que tout le monde avait mis sur le dos de son dos.  D’une main, elle maintient le manteau sur son dos, la main crispée sur celui-ci plutôt que sur Balzac, puisqu’il lui avait demandé de se détendre. Elle essayait de ne pas l’étrangler en se tenant à lui, passant ses nerfs sur cette malheureuse veste qui n’avait rien demandé et qui était déjà bien amochée par la griffure que lui avait infligé le loup cette nuit. Vu l’état de son manteau, Pimprenelle réalisait maintenant qu’elle aurait pu être découpée en morceaux. Elle avait failli mourir, elle l’avait bien compris quand elle avait dû s’entailler les mains pour jeter le sort le plus dur de toute sa vie. Mais, elle réalisait de plus en plus la dangerosité de l’être dont elle était sur le dos.  Il reprend sa course dans les bois. La sorcière réalisait qu’il n’avait sans doute pas besoin de ses yeux pour scruter l’horizon, elle se dit qu’il devait pouvoir sentir le sang d’une créature dans les bois. Elle tout ce qu’elle sentait, c’était l’humidité, et le froid, une odeur de feuille morte en décomposition. Puis, soudain, le regard de Pimprenelle s’arrête derrière un immense chêne, la licorne était là, une patte en moins, celle-ci gisait quelques mètres plus loin. N’importe qui en aurait eu le cœur tout retourné, mais elle esquisse un faible sourire, et laisse échapper ce qui ressemble à un ‘Oh’ d’admiration.  ‘Le sang a été  éclairé par la pleine lune…’ dit-elle à voix basse comme pour elle-même, frétillant presque de joie.  S’il avait des doute sur ses intentions, s’il pensait qu’elle voulait juste admirer une licorne, il pouvait désormais se rendre compte que ce qui l’intéressait c’était le sang, et juste le sang. C’était étrange de voir une si jeune demoiselle avoir autant de passion pour le sang. Elle n’était pas commune, et encore moins normale. Ce n’était ni une jeune fille de son temps, ni une demoiselle intéressée par les choses de son âge. La magie trouvait plus de grâce à ces yeux que les hommes, alors qu’à son âge les filles aiment d’avantage divaguer sur leurs fréquentations que sur le sang le plus approprié pour un sortilège de magie noire.  ‘C’est pour ça que j’étais là, le sang de licorne est déjà puissant dans l’usage de sortilège, mais s’il a été versé sous une lune pleine, c’est encore plus…’ elle cherche son mot, ‘Puissant.’  Une femme qui parle de puissance, il y avait de quoi vous décontenancer un homme réfractaire au changement. Mais le fait est que Pimprenelle était plus doué que les membres de sa propre famille, et plus apte à la magie noire que la plupart de ces hommes qui refusaient de voir le monde changer. ‘On dit que si l’on boit du sang de licorne on a qu’une demi-vie, et une vie maudite, imagine ça dans une malédiction.’ Elle a les yeux qui brille, sans doute ce brin de folie, ce soupçon de magie noire qui la forçait à continuer encore plus à avancer sur le chemin de Satan. ‘C’est encore mieux que le sang de manticore qui s’avère être un meilleur poison qu’autre chose. C’est tellement génial, toutes ces possibilités. ’ Elle divague un peu, elle parle de magie noire comme une fille de son âge parlerait d’un garçon. Elle parle beaucoup. Impatiente.  ‘J’avais de quoi récupéré du sang dans mon sac que j’ai…’ Elle réalise soudain qu’elle la perdu. Fichtre. Elle se demandait ce qu’il avait fait de la fiole de la potion avariée qu’il lui avait donné à boire.

 
Pimprenelle parle en 843d36

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