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Blood on a marble wall ; tiphalzac

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๑ Parchemin envoyé Dim 16 Déc - 3:37 ๑




If you think i'm pretty
You should see me in a crown.
C'était agréable, les bulles rosées qui descendaient le long de ton œsophage, qui rendaient ta tête, ton coeur et ton corps plus léger. Les sourires étaient plus faciles, moins contrôlés. Plus facile, aussi, d'oublier tout ses visages et toutes ses voix qui te diraient que tu ne devrais pas être ici, avec ses gens là, ses gamins riches qui n'ont pas de boulot, pas de réputation à tenir, rien que des fortunes à dépenser. Dilapider plus vite qu'ils ne vident leurs verres et plus rapidement encore qu'ils ne s'emplissent tout seul. Ça fait du bien, de faire craqueler doucement le masque. Des laisser les rires cristallin se brisés dans le vacarme de la fête et du spectacle qui se donne au Vivet Doré alors que vous n'y porter qu'à peine attention. Un arrière-plan, une raison pour oublier les noms de tous, les sangs de chacun, le temps sombre, les idéaux.

T'es bien, pendant un moment, tu te sens aimée, appréciée. Tu prends toute l'attention que tu veux, comme une danse que tu mènes sans trop de difficulté ni de pression. Tu voudrais que tout les jours soient comme ça. Comme ce soir où refaire le monde en quelques sourires, ne semble pas impossible, bien enroulés dans les fourrures et les robes brillantes. Toute bonne chose à une fin, évidemment. Le champagne qui descendait si bien fait des siennes dans ton estomac, contre ta tête et ton corps dont tu te dépossèdes doucement. Heureusement, tu n'es pas la seule, heureusement ça ne paraît pas trop. Et même si vous bougez, t'es en bonne compagnie, accrochée à un bon bras fort. Même si ton attention volette quelque part, ailleurs, là où, même entourée, même accrochée, tu te sens seule. Desserrant l’étreinte du bras jusqu'à le perdre dans la foule de gens qui sortent du cabaret. Tes doigts on glissés, parce qu'il t'avais semblé qu'une odeur familière était venue t'enlacer.  Merde. C'est con. Tu n'arrivais même pas à retrouver ce que c'était. Et ta tête tournais un peu.  Alors tu t'écartais de la sortie, sans trop regarder exactement où t'allais. Le regard par dessus ton épaule, à chercher si les autres ne faisaient pas de grands signes au milieu des gens, dans l'espoir de te retrouver. Quand soudain tu venais te cogner à un autre corps mou. Le retenant du tomber, autant que tu te retenais toi, ne sachant plus qui s'accrochait à qui, quand tes mains agrippaient ses bras.

« Oh pardon... » Que tu souffles avant de réaliser à qui t'as affaire. Un petit sourire au coin de tes lèvres et tes mains qui oublient de foutre le camp de sur ses bras. « Oh, hey... Ça va ? » Que tu lui souffles en cherchant à retrouver un peu de contenance. Ou peut-être pas, peut-être que pour une fois tu t'en fous un peu. Il a pas l'air davantage en état de t'en porter rigueur.

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Tiphanie Delacour
Missives royales : 21
Date d'arrivée : 15/12/2018

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๑ Parchemin envoyé Lun 24 Déc - 23:18 ๑


Blood on a marble wall
I was drunk again, causing accidents. Oh, you're not a friend, you're nothing. I think I should be a little more confident. In myself, in my skin. Take me, take me, home. Take me, take me, home. 'cause I dont' stand a chance in these four walls. And he don't recognise me anymore. Burned out flames should never re-ignite.


Accoudé au comptoir d'un bar. tu te noyais avec ta compagne du soir, l'alcool. Tu passais trop de temps en sa compagnie pour ne pas dire que tu étais un gâchai. Une personne qui avait besoin d'oublier beaucoup trop de choses pour son jeune âge. Un animal qui ne savait que mordre et grogner même sur ceux qui voulaient simplement lui tendre la main pour t'aider à te relever. Tu préférais être à terre, au moins tu savais à quoi t'attendre. Brisé depuis le plus jeune âge, tout ce que tu avais trouvé c'était cette alternative, pour réussir à dormir. Bien que c'était plus l'alcool qui t'engourdissait que Morphée qui te tendait les bras. Amer, tu étais, avait l'heure. Le temps de l'avait oublié, le nombre de verre aussi. Tu étais simplement resté à ta place et tu avais enchainé les verres jusqu'à ce que ton esprit soit brouillé et que l'ivresse te fasse oublier quelques instants à quel point tu te sentais misérable. Car c'était le mot. Misérable. C'était ce que tu pensais de toi. On aurait pu croire autrement avec ta grande gueule et ton nom. Mais c'était qu'un mirage, que tu laissais aux autres. N'ayant jamais eu la prétention d'être autre chose que tu étais, un animal.
Tapant deux fois sur le bois du bar, tu fis comprendre au barman que tu voulais la même chose. Encore une fois. Posant les pièces à côté, pour ne pas oublier de t'acquitter de ta dette. Et une fois servi, tu te remis difficilement sur tes pieds. Attrapant le verre pour le vider d'une traite dans ton grossier. Fronçant les yeux, car c'était un alcool qui se dégustait. Mais tu t'en foutais. Te dirigeant vers la sortie en tanguant. La lumière artificielle des lampadaires te fit fermer les yeux. Passant nerveusement une de tes mains dessus comme pour les forcer à s'acclimater. Jusqu'à sentir des mains se poser sur toi. "Oh pardon... " Un grognement vint raisonner dans ta gorge, alors que d'un geste brusque tu te dégageas de l'emprise de l'inconnue. Tu tournas la tête, vers la sorcière qui semblait te reconnaitre. Mais ta vision, elle tanguait autant que toi. "Oh, hey... Ça va ? " "Hmm ?" Tu mis quelques instants à reconnaitre, l'inconnue, qui n'en était pas une. Tiphanie Delacours, quelqu'un qui était probablement l'opposé que tout ce que tu pouvais être. Elle voulait l'attention, les regards. Alors que tu avais toujours voulu que l'ombre. De ce fait, tu n'avais jamais réellement eu que faire d'une personne comme elle. Même si elle connaissait ta soeur. Même si elle connaissait Lucifer. D'un geste de la main tu balayas cette pensée de ta tête. Lucifer. Malgré les années, tu n'avais toujours pas accepté qu'il ait épousé une Fronsac. Même si vous n'étiez pas réellement ce qu'on avait pu nommer des amis par le passé. Ça t'avait affecté plus que ce que tu aurais pu penser.
Quelqu'un d'autres vint accidentellement te pousser, te faisant faire deux pas en avant, manquant de finir sur le sol. Secouant la tête, tu cherchas à te ressaisir. Tu te redressas et vins frotter maladroitement le cuir de ta veste, comme si cela allait chasser ton état d'ivresse. Quelques instants d'égarement, puis tu réalisas qu'elle était encore à côté de toi, à te regarder avec un sourire. Comme si elle se moquait de toi, ou quelque chose du genre. "Tu veux quoi ? "
Articulas-tu avec difficulté et pourtant non sans une certaine agressivité dans ta voix. Tes yeux étaient presque clos, tu avais beaucoup trop bu. T'en oubliait parfois que tu avais beau être grand, tu n'en restais pas moins, fin. Et l'alcool t'engourdissait bien trop aisément de ce fait. Surtout quand tu n'avais pas mangé. "Retourne voir..."  D'un geste vague, et très révélateur de ton état d'ivresse, tu désignas les sorciers présents à l'extérieur du bar. "...tes amis" réussis-tu à finir. Ta tête se baissa vers ta veste, et tu tâtonnas vint lourdement sur tes poches, pour en sortir ton paquet de cigarettes. Que tu ouvris et manquas de renverser sur le sol. Pour en sortir une cigarette. Répétant l'opération pour trouver ton briquer. Et après trois essaies, tu réussis à allumer ta cigarette.
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Here we go again
We're sick like animals. We play pretend. You're just a cannibal and I'm afraid I won't get out alive. No, I won't sleep tonight. I want some more, what are you waiting for, take a bite of my heart tonight.

Balzac Chastel
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๑ Parchemin envoyé Lun 31 Déc - 23:41 ๑




If you think i'm pretty
You should see me in a crown.
Même si t'aurais voulu retrouver tes camarades, il était trop tard. La foule ne faisait que grandir et toi, tu t'accrochais au seul visage familier pour ne pas te laisser avaler par le monstre qu'était la marrée humaine. Vous chanceliez tout deux comme les vagues de la foule, pas très solides sur vos pieds. Surtout avec les gens qui se bousculaient sans demander pardon. Tu te perdais à l'observer, quand on le poussais, quand il perdait un peu pied, rattrapait sa fierté en premier, frottant sa veste, se complaisant dans son look de mauvais garçon. Avec ses mots durs et rageurs, comme si ça lui dérangeait le simple fait que tu puisses exister. Sauf qu'au lieu de te froisser comme les autres princesses, ça t’intriguais. L'envie de gratter sous sa peau, quitte à gâcher ta manucure avec son sang et les beaux de sa chaire qui resterait sous tes ongles. Une envie de voir comment il supporterait des baisers trop tendre sur sa peau mise à vif. L'envie d'ouvrir sa jolie tête pour comprendre de quoi on l'avait fait. Sauf que tu ne pouvais pas lui dire que tu voulais, tout ça, pas vrai ?

Tu te contentais de sourire tranquillement devant la bête qui montrait ses crocs acérés. Qui te renvoyais jouer avec ceux de ton espèce. Ses marionnettes vides dont tu te lassais trop vite, avec lesquelles tu grimpais les échelons et tu faisais semblant.

« Je... les ai perdus, je crois... » Que tu souffles, même s'il s'en fichera sans doutes un peu, pas mal. De ton regard flou et perdu, de tes épaules qui grelottent un peu sous tes fourrures, de ton envie de fin de soirée, d'aller crever dans un petit coin en essayant d'oublier que personne ne penserait à pleurer ta mort. Pas vraiment, pas comme tu voudrais. Un peu lasse du rôle que tu t'es toi-même donné dans le monde que tu t'es construis toi-même. Que t'approches encore, doucement, du poing fermé, du petit animal éternellement blessé, qui lui aussi, veut crever dans son coin. « Est-ce que j'peux t'en prendre une ? » Que tu lui demandes en pointant le paquet qu'il a oublié de ranger. Consciente que tu pourrais te cogner à un autre refus. T'y es pas habitué. À ce qu'on te repousse quand t'effleures quelqu'un, à ce qu'on t'envoie promener quand tu souris. Ça fait mal. Surtout maintenant. Surtout avec ce que ça ramènes dans ton coeur blessé. Surtout avec l'alcool où ça ramènes des envies de tuer. De tuer des garçons sans importance qui brisaient les coeurs par pur ennuis. Il faudrait leur donner une leçon, un jour. Un soir.

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Tiphanie Delacour
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