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EVENT NOËL - Le Bal masqué

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✧ Parchemin envoyé Mar 1 Jan - 20:18 ✧





THERE IS NOWHERE I'D RATHER BE,
THAN WITH YOU.

Bring in the drama, bring it in.

Elle l'avait lu dans ses cartes, de toutes façons. C'était écrit quelque part dans votre naufrage que vous iriez au bal ensemble. Parce qu'on avait arraché la vie à la seule autre âme jumelle avec laquelle tu serais venue ici. Bordel comme elle pouvait te manquer. Surtout ce soir. Sauf que tu ne pouvais pas pleurer, maintenant que le noir recouvrait tes cils et que tout était parfait. Ou presque. En apparence, ce l'était, c'était tout ce qui comptait, non ? Que la robe soit d'un gris-blanc immaculé, bien imprégné de l'enchantement anti-taches, que les diamants à ton cou, tes oreilles et sur la délicatesse de ton masque, brillent. Et c'était pas grave l’hémorragie interne dont tu ne te remettais pas. T'aimais habituellement ce genre de soirée. Mais ce soir, t'en avais pas envie. Encore heureuse que t'y allais avec lui. Peut-être que ça te ferait du bien. Vous ferait du bien à tout les deux.

Tu ne t'attardais pas plus longtemps, transplanant chez Basile comme t'avais souvent l'habitude de le faire, montant jusqu'à sa chambre où il était, poussant la porte. Il était beau dans son costume, il était toujours beau.

« Hey... » Que tu lui souffles en retrouvant un sourire, refermant la porte derrière. Tu t'approchais, passant tes mains derrière sa nuque pour venir l'embrasser quand les effluves d'alcool près de ses lèvres venaient vendre la mèche. Loin d'être la petite amie fâchée, tu rigolais doucement. « Tu m'as déjà trompé avec la bouteille de Whisky à ce que je peux voir. » Que tu le taquine, tapotant tendrement le bout du nez de Basile. L'une de tes mains le quitte le temps de glisser dans ton sac, en sortir un petite flasque d'alcool. T'en prend une gorgée avant de la porter à ses lèvres à lui, dans un rire. Tu sens quand même qu'il a son petit coeur un peu lourd, comme le tien. Tu ranges la flasque de survie dans ton sac, posant tendrement tes mains sur ses joues. « J'taime Bas... Si on s'fait trop chier, tu me dis et j'te ramène chez-moi. On va s'amuser et on emmerde le reste, okay ? » Que tu lui souffles avant de déposer un petit baiser sur ses lèvres, d'enrouler son masque autour de sa tête et qu'il t'aide également à attacher le tiens, quelques gorgés de ta flasque et quelques rires plus tard, vous vous rendiez au bal.

Tu tenais sa main sous le couvert de l'anonymat, même si ta chevelure légendaire vendait un peu la mèche, un verre attrapé au hasard dans l'autre main. Peut-être que danser vous ferait du bien, parce qu la petite gueule de Basile t'inquiétait. Surement son père qui avait encore foutu la merde. Il avait pas l'air des plus sympathiques quand tu l'avais croisé plus tôt. Tu prenais même la peine de poser ta flûte de champagne pour relever le menton du jeune homme vers toi.

« Ça va, tu tiens le coup ? » Que tu lui demandes en cherchant à le rassurer en lui faisant un sourire.

love.disaster


Résumé:
 


✧pour changer l'ordre des choses✧
Tiphanie Delacour
Missives royales : 21
Date d'arrivée : 15/12/2018

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✧ Parchemin envoyé Mar 1 Jan - 22:33 ✧





Au bal masqué

#OHÉOHÉ

Quand elle arrive il avait comme qui dirait déjà commencer la soirée. Une remarque de son père, et Basile s’était plus ou moins venger sur le bar de la famille Montrose, se fichant bien d’avoir tapé dans ce fameux whisky que son père faisait venir du Connemara grâce à l’ambassadeur de Grande Bretagne. Il s’en fiche.  Il avait fait l’effort du costume, et quand elle entre avec son, 'Hey...' Elle se colle alors à lui, la jolie rousse, pour finalement dire, 'Tu m'as déjà trompé avec la bouteille de Whisky à ce que je peux voir.' Peut être bien, il fait une moue sans nier quoi que ce soit. Il n’avait aucun intérêt à nier, ce n’était pas vraiment sa petite amie, ils n’avaient pas réellement de compte à se rendre l’un l’autre c’est pour ça que ce soir ça lui convenait ainsi.  Quand elle lui tapote le nez pour finalement sortir une flasque et boire à son tour, il esquisse un sourire, l’entourant de ses bras désormais bien valide. 'J'taime Bas... Si on s'fait trop chier, tu me dis et j'te ramène chez-moi. On va s'amuser et on emmerde le reste, okay ?' C’était tellement plus simple avec elle, pas de faux pas à ne pas faire, pas d’ambiguïté incertaine dans leurs gestes, pas de sourire dont il était incapable de saisir le sens exacte. Elle n’était pas une engame, elle n’était pas compliquée. La simplicité, ça avait du bon. Ses lèvres à elle avait ce petit gout d’alcool fraichement ingurgité. Il esquisse un sourire, et l’aide à attacher son masque. ‘Tant qu’à la fin on finit chez toi, ça me va.’ Lâche-t-il, sans filtre, sans retenu, un sourire sur les lèvres. Il se penche alors pour attacher son masque à elle, déposant un baiser au creux de sa nuque.

Ils étaient arrivés depuis quelques minutes déjà. Basile avait étrangement mal à la tête. Il comatait presque le Montrose, il avait perdu l’entrainement de ses jeunes années de sorcier, ou bien il ne suivait pas bien le rythme. La rousse relève alors son menton pour demander, 'Ça va, tu tiens le coup ?' Quelle question. Celle-ci à l’effet d’un seau d’eau. ‘Evidemment que ça va !’ S’exclame-t-il en attrapant la première coupe de champagne qui passe sur le plateau d’un elfe. Il la boit cul sec. Il avait une sacrée descente le Montrose, ça avait toujours été le cas. Il avait de quoi encaisser. Les Montrose le protégeaient tellement que généralement en dehors de la maison, il jouait fréquemment avec les limites.  ‘Joyeux anniversaire Jésus !’ S’exclame-t-il en faisant claquer sa coupe sur le plateau de l’elfe. Fort, mais il s’en fiche.  Puis il se tourne vers Tiphanie, il glisse une main dans son dos et une autre dans sa nuque. Il la bascule légèrement pour l’embrasser d’une façon qui semblerait sans l’ombre d’un doute déplacer pour la société de l’époque.  ‘Gardes-moi une danse.’ Dit-il malicieusement la gardant toujours penché, puis délicatement encore très adroit dans ses mouvement, il la relève pour qu’elle puisse se suffire à elle-même une seconde. Il relève la tête qu’il tourne pour voir une autre chevelure rousse, l’appareil autour du cou, et une ravissante robe rouge. ‘Séraphine !’ s’exclame-t-il alors, délaissant une seconde sa cavalière pour s’approcher de sa sœur. Il claque un baiser fraternel sur sa joue, maladroit, et capable de la laisser deviner ce qu’il avait bu sans trop de soucis.  ‘Viens danser chère sœur ! Allez !’ Dit-il en lui tendant une main.


Basile parle en cc9966


✧dans les rues de Paname✧
Basile Montrose
Missives royales : 47
Date d'arrivée : 15/11/2018

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✧ Parchemin envoyé Mar 1 Jan - 23:21 ✧


Les invités arrivent, en couple ou seuls chacun trouve sa place dans cette salle magnifique. Les clichés s’enchainent, je réponds même aux demandes de photographie en couple, tout est bon pour conserver un souvenir de cette soirée qui s’annonce sous de bons auspices. Bien sur on entend déjà les verres tintés et les commentaires sur le buffet sont élogieux. Pour une gourmande comme moi c’est difficile de ne pas participer immédiatement au pillage en règle mais le travail d’abord. Je penche légèrement la tête et hausse les sourcils surprise de voir un couple, plutôt jeune, s’embrasser de façon... fort peu conventionnel. Mais j’esquisse un sourire, déjà parce que l’allure du jeune homme n’est pas sans me rappeler celle de mon jeune frère et parce qu’au moins, d’ici j’ai l’impression qu’il est moins maussade que ces dernières semaines et puis ce n’est pas la première fois que je croise cette chevelure rousse à ses côtés. J’allais continuer mais c’était sans compter sur Basile qui avait vraisemblablement décidé de se faire remarquer ce soir. Il m’interpelle, me hele serait plus exact et se rapproche de moi avant de m’embrasser sur la joue et de me laisser pleinement profité de son haleine... pestilentielle. Basile... tu as bu.   Non ça n’était pas une question, mais un fait et je ne disais pas qu’il avait bon un verre non ou alors il s’était parfumé avec le reste de la bouteille mais son comportement prouvait bien que j’avais raison. Je retenais pour moi tout commentaire sur l’éventuel réaction de notre père s’il le voyait dans cet état, non moi c’était pour lui que je m’inquiétais. Pour lui uniquement. J’attrape sa main et le laisse m’entrainer sur la piste de danse. Il était plus simple de se parler en tête à tête sur une piste de danse. Que t’arrive t’il? Je sais que tu me cache quelque chose mais pourquoi te mettre dans un tel état?  Je le laissais guider au départ mais j’avais bien conscience qu’il n’allait pas me parler, pas ce soir, pas ici. Je cherchais du regard la jeune demoiselle avec laquelle il était arrivé et sans en avoir l’air je prenais la danse en main le guidant droit vers elle. Lorsque la danse fut terminée nous n’étions qu’à quelques pas d’elle. Je conservais fermement la main de mon frère dans la mienne pour qu’il n’aille pas embrasser une autre ou faire respirer son haleine à toute la bourgeoisie française. D’un geste de la main d’appelais la charmante rousse. Pourriez vous avoir la gentillesse d’accompagner mon très cher frère jusqu’au buffet? Il a besoin de manger quelque chose.   Pour éponger, un peu... avec un peu de chance il tomberait sur un canapé épicé qui couvrirait un peu l’odeur. Plus bas je lui demandais. Pourriez vous également conservé un oeil sur lui et... l’incité à rentrer, rapidement?  Parce que je n’étais pas assez stupide pour croire que je pouvais le renvoyé à la maison et puis... notre père serait le recevoir avec pertes et fracas. Je déposais la main de Basile dans celle de Tiphanie.  Merci beaucoup. Mon inquiétude était lisible dans mes yeux, je n’aimais pas voir mon frère dans un état pareil et peu m’importait que nous soyons seuls ou en sociétés. Je lui confiais un de mes biens les plus précieux.

Citation :
Séraphine est surprise et attristée de voir Basile dans cet état. Elle danse avec lui et le raccompagne auprès de Tiphanie à qui elle demande de veiller sur lui.


✧dans les rues de Paname✧
Séraphine Montrose
Missives royales : 30
Date d'arrivée : 15/11/2018

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✧ Parchemin envoyé Mer 2 Jan - 0:39 ✧


bal masqué de noël
๑ sujet commun numéro un ๑

Just when she thought it couldn't get any worse, her dream turned into a nightmare.

Elle est contente Marianne. D'être là, au bal de Noël. Depuis le temps qu'elle l'attend cet évènement ! Chez les Duchannes on avait parlé de ça et seulement de ça depuis des semaines. Alors c'est un peu la consécration, et y assister avec Pimprenelle c'était plus qu'elle ne l'espérait. Il faudrait qu'elle se rachète, bientôt et avec tous ses efforts car pour le coup elle savait son amie très très loin de sa zone de confort. Surement même à des kilomètres : c'était un peu comme si Marianne s'était retrouvée sur un balais au milieu d'un match de Quidditch. Une situation vouée à l'échec, mais qu'elle aurait quand même affrontée si Pimprenelle le lui avait demandé. Parce que son amie lui était importante et faisait partie de la minuscule poignée de personnes pour qui Marianne serait capable d'absolument tout faire. Une coupe de champagne déjà bien entamée dans la main droite, Marianne observe son amie sans parvenir à ne pas sourire. Elle était trop heureuse, même en silence. Les Chastel sont des loups garous, c’est pas des agneaux fragiles non plus. Pas tous. qu'elle se met tout de suite à penser. Casimir n'était pas un loup. Basile non plus. Basile qu'elle chasse de ses pensées presque immédiatement. Non. Le sorcier ne viendrait pas assombrir sa soirée. Elle se l'était promis avant de partir : elle passerait un bon moment, quoiqu'il arrive. Et si Tiphanie venait avec Basile, ça ne serait pas un problème. Parce que ça n'était pas son problème. Marianne essaie de s'en convaincre. Mais déjà ses pensées dérivent, tourbillonnent, lui coupent la faim. Ressaisis-toi. Quand Pimprenelle lui rappelle avec exactitude le niveau de danger de l'animal, Marianne grimace. Coupable et prise la main dans le sac. Je détestais les cours de soin aux créatures magiques, je pensais pas que ça me servirait... qu'elle dit d'une petite voix déformée par l'effort qu'elle met à vouloir faire disparaître sa tête entre ses épaules. Attrapant un nouveau verre de champagne une fois le sien vide, Marianne se redressa dans un sourire doux. Enfin, c'est du passé ! Ça m'apprendra. conclu-t-elle avant de voir son amie se retourner subitement vers le buffet d'une manière pas du tout naturelle. Un Ça va ? lui échappe même avant que Pimprenelle ne s'explique. C’était ma sœur. Oh non. Est-ce que sa famille était venue la chercher ? Leur plan avait-il été découvert ? Marianne s'inquiète déjà pour son amie qu'elle voit changer de couleur de cheveux : une chance qu'elle soit elle aussi née avec un don. Même si pour le coup, Marianne aurait pu tenter de voir d'avance si leur histoire tiendrait debout... Puis la métamorphomage lâche un Je reviens. auquel Marianne ne peut rien ajouter parce que l'intéressée part déjà la laissant... on ne peut plus surprise. Bon... Pimprenelle était peut-être dans de beaux draps à cause de son égoïsme. Parfait. Marianne avala une nouvelle gorgée de champagne pour faire passer la pilule. Il fallait qu'elle la retrouve avant sa famille, ne serait-ce que pour prendre à sa place la responsabilité de sa petite fugue nocturne. Pimprenelle n'apprécierait pas, mais elle ne voulait pas que son amie pâtisse à sa place de ses erreurs. C'était elle qui l'avait poussée à faire le mur, tout ça pour une histoire de bal... Plus qu'embêtée, et surtout anxieuse pour Pimprenelle dont elle savait la famille très stricte, Marianne s'élança avec un peu de retard vers le chemin qu'avait emprunté son amie.

Là. Juste là, à quelques pas, y'a Tiphanie. C'est forcément elle : elle reconnait sans difficulté ses beaux cheveux roux et la robe grise dont elle lui avait brièvement parlé. Dans la bourgeoisie française, il n'y en avait pas trente des jolies rousses taillées comme Tiphanie. Grande, élancée, altière. Simplement belle. Marianne se crispe et s'arrête même, l'impression qu'une aiguille vient de lui être plantée droit dans le coeur la prend soudainement parce qu'elle sait qui accompagne la rousse. Basile. Elle inspire, la sorcière, parce qu'elle s'est rendue compte qu'en plus de s'être figée elle avait oublié de respirer. Pourquoi est-ce qu'elle appréhende autant ? Il lui tient la main, mais c'est normal. Hein, que c'est normal ? C'est son cavalier après tout. Si elle en avait eu un elle ne la lui aurait pas lâché de la soirée non plus. Et pourquoi est-ce qu'elle n'avance plus d'abord ? Marianne, t'es une grande fille. Va leur dire bonjour. Montre que t'es une adulte. Que ça te fait rien. Que t'as arrêté, comme il te l'avait demandé. Allez. Vas-y. Fais le. Un sourire, deux bonjours et tu t'en vas. La voyante finit sa coupe de champagne et se dirige vers Tiphanie et Basile : autant retirer le pensement d'un coup sec, puis de profiter de la soirée ensuite. C'était une bonne idée dans son esprit, sur le papier, quand elle y avait pensé ces deux dernières semaines. Puis là, juste quand elle arrivait presque à leur hauteur il l'embrasse. Pas juste une bise. Il l'embrasse vraiment. C'est pas une aiguille qui lui pique le coeur, cette fois. D'ailleurs, on ne le lui pique même pas, ce serait trop facile. Non, cette fois elle a l'impression nette qu'on vient de le lui prendre d'une poigne de fer et qu'on lui serre si fort qu'il ne bat même plus, son coeur. Pimprenelle, elle n'est plus du tout dans son esprit. Y'a plus que cette douleur qui lui paraît beaucoup trop réelle, beaucoup trop précise (un fantôme farceur ça pouvait vous transpercer l'âme et vous attraper le coeur ? non ? tant pis) et les silhouettes un peu floues de Basile et Tiphanie qui se redressent et rient un brin. Putain. Pourquoi. Elle en a au moins cinquante des pourquoi qui viennent l'assourdir : Pourquoi ce soir, lui, elle, ici, comme ça, devant elle, autant, pas elle. Pourquoi est-ce que ça lui fait autant de mal, surtout. Elle a envie de vomir, sa coupe vide elle la laisse tomber par terre et chanceuse, le bruit de la musique et des sorciers autour taisent le fracas que des elfes viennent s'empresser de nettoyer. Pendant ce temps, Marianne elle part. Bien décidée à rentrer chez elle. Elle avait plus envie d'être là, en fait. Elle avait plus envie d'être à Paris même. Elle veut revenir en Normandie et pas qu'un week-end. Pourquoi est-ce qu'elle a mal au coeur comme ça bordel. C'est pas censé faire mal comme ça un coeur, c'est censé battre et puis c'est tout. Parfois il tressaute, quand elle a peur, mais ça devrait pas lui serrer comme ça. Si fort. Non. Elle bouscule un peu les gens autour d'elle pour passer. Notamment parce que son masque l'empêchait déjà d'avoir une vision correcte de tout ce qu'il se passait autour d'elle, mais que maintenant que des petites larmes s'y étaient frayé un chemin, c'est encore plus compliqué. En passant devant le buffet, elle entend la voix de Basile dire fort des mots tout près qu'elle entend même pas. Elle veut juste partir, s'il vous plait. Du bout des doigts, elle vient cueillir quelques larmes sur ses joues délicatement, les mains qui tremblent de frustration, de colère, d'autre chose aussi. Elle comprend pas pourquoi elle se met dans des états pareil. Elle était pas censée autant le prendre à coeur si elle avait arrêté, comme il le lui avait demandé. Elle était pas censée être comme ça s'il était pas important. Hein. Mais on lui avait pas dit à Marianne, que ça se contrôlait pas. Préparation ou pas. Dans ses pensées, troublée, elle rentre de plein fouet dans le buste d'un sorcier au costume bordeaux et au masque de diable à qui elle lâche un minuscule Pardon. avant d'inspirer à nouveau et de se préparer à le contourner. Elle était faible. Et pour une fois, Marianne ne pensait même pas à être fière. Ça valait pas le coup de garder la tête haute.

24 décembre 1927
Marianne parle en ffcc66
Sa tenue : ici.

Résumé:
 


๑  A VAINCRE SANS PERIL ON TRIOMPHE SANS GLOIRE ๑




✧dans les rues de Paname✧
Marianne Duchannes
Missives royales : 83
Date d'arrivée : 12/11/2018

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✧ Parchemin envoyé Mer 2 Jan - 1:58 ✧


Toi aussi, on t'avais piétiné le petit bout de vésicules difformes qui te servait de myocarde. Laissé parce que t'avais trop calculé, puis on te faisais ravaler ton coeur de travers parce que t'osais dire la vérité. La femme de ta vie, la démone de tes cauchemars, qui t'abandonne une énième fois, qui ne reviendrait que dans la noirceur de ta cabane dans les bois. Qui reviendrait se nourrir, puis que te recracherais après, comme toujours, comme chaque fois. Tu sais pas qui était le plus à plaindre de vous deux. Tu sais que t'as envie de disparaître et ou de tuer. Tu fous un coup de poing dans le mur de la coulisse, un coup de pied qui vient éclater la bouteille qu'elle venait d'oublier en prenant la fuite.

Tu rejettes vers l'arrière ta couette qui retombe devant tes yeux. Rattrapant ce putain de masque que tu ne sais pas si tu remettras désormais que t'a véritablement l'envie de te barrer. Tu retournes vers la grande salle, parce que c'est par là qu'il faut sortir. Parce que c'est au même moment qu'une demoiselle te percutes. Ce ne sera pas la première ce soir. Et tu grognes avant de reconnaître le petit ''pardon'' derrière la robe que tu l'avais déjà vue porter dans son salon. C'est la raison pourquoi ta main rattrapes la sienne pour la retenir. « Marianne... » Que tu lui murmures en te retournant vers elle pour qu'elle voit ton visage et reconnaisse ta voix. Y'a ses beaux petits yeux triste qui se posent sur toi et ta main qui remonte vers sa joue. « Dure soirée pour toi aussi, hein ? » Que tu rigoles tristement en caressant sa joue, ne t'empêchant pas cette proximité devenue familière. « Viens avec moi, je t’amènes loin d'ici. Ils sont tous nuls, de toute manière. Prend ma main, on dégage en Normandie. » Que tu plaisantes en cherchant à la faire sourire à son tour, en cherchant à te faire sourire toi-même. Parce que ta vie faisait presque du sens avant que l'autre diablesse revienne. Parce que maintenant c'était le bordel et puis bravo. Peut-être qu'il vallait mieux, oui se barrer avant qu'il se soit trop tard.

Résumé:
 


✧dans les rues de Paname✧
Emile Fronsac
Missives royales : 23
Date d'arrivée : 21/12/2018

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✧ Parchemin envoyé Mer 2 Jan - 3:41 ✧


bal masqué de noël
๑ sujet commun numéro un ๑

Just when she thought it couldn't get any worse, her dream turned into a nightmare.

Elle avait le coeur lourd. Ou en miettes, elle sait plus trop en fait Marianne. C'est pas la première fois que Basile lui fait du mal, en plus, elle devrait y être habituée maintenant à cette espèce de sensation de vide qui la terrifie tant elle la noie. Elle respire, mais elle a l'impression que ça ne sert à rien. Tout comme ça ne sert plus à rien d'être ici finalement. Elle qui l'avait tant attendue cette soirée, tout s'effondre. Marianne s'était préparée à voir Basile et Tiphanie danser ensemble, s'amuser, rire comme des amis. Mais jamais elle ne les aurait imaginé comme ça, parce qu'ils étaient bien quelque chose pour qu'il l'embrasse de cette manière. C'était pas anodin. Et Tiphanie, son amie, comment n'avait-elle pas compris que le Montrose lui était encore cher ? Ça crevait les yeux pour Pimprenelle et Olympe, alors pourquoi ça ne lui avait pas crevé le regard à la rouquine ? Elle le vit mal Marianne, et elle essaie inlassablement de trouver une logique à tout ça. Des réponses à ses mille et uns pourquoi, une raison, quelque chose, n'importe quoi qui pourrait lui montrer là où elle avait fauté et pourquoi elle le méritait. Mais c'est trop tôt, ça vient juste de se passer. Pour l'instant, Marianne, elle a juste mal et c'est tout ce qui compte. Y'a même pas Pimprenelle pour la prendre dans ses bras et lui souffler que les hommes sont des idiots finis qui ne sont dans ce monde que par la volonté des femmes. Olympe elle est pas là non plus, occupée à suivre le protocole, à faire la princesse alors qu'elle déteste ça. Et puis sa famille, elle en sait rien. Elle sait plus grand chose tout de suite à vrai dire, la seule certitude c'est qu'elle se sent mal et que les larmes qui coulent silencieusement le long de ses joues lui sont douloureuses. Marianne se sent seule au milieu de la foule. Trahie par une amie, laissée par une autre et puis Basile... elle a même pas les mots pour définir tout ça. Il lui devait rien, elle non plus alors elle ne devrait même pas lui en vouloir. Il avait le droit. Ils étaient une cause perdue et visiblement il en avait vite trouvé une autre plus noble pour laquelle se battre. Aïe. Ça lui fait mal. Peut-être que si tout ça s'était passé l'été dernier, ça ne l'aurait pas tant fait souffrir mais les dernières semaines avaient été trop riches pour que son baiser botte en touche. Il lui était allé droit au coeur, droit dans le mille, on aurait pas mieux fait comme coup de grâce. C'était parfait. Alors Marianne s'enfuie, reprend ses mauvaises habitudes, mais fait bientôt face à un mur qu'elle contourne avant d'être obligée de lever les yeux mouillés vers un visage inconnu à devoir expliquer pourquoi diable pleurait-elle en des circonstances si joyeuses.

Heureusement, c'est pas qu'un inconnu. Marianne... le murmure lui parvient à peine dans le bruit ambiant, mais la main sur son poignet par contre l'arrête tout net. De toute façon, elle a pas le coeur à lutter (y'en a plus assez pour sans doute) et n'importe qui aurait réussi à l'arrêter physiquement. Même Gaspard son filleul de neuf ans. La voix met un peu de temps à trouver un visage derrière le masque mais quand c'est fait, y'a un petit Oh. sans entrain qui lui échappe. C'est Emile. Elle est contente de le voir, de croiser un visage familier et pas n'importe lequel. Emile. Toujours là au bon moment, toujours les bons gestes quand il le fallait. Comme maintenant avec ses doigts qui l'enserrent et comme toujours surement. Dure soirée pour toi aussi, hein ? Quand il vient poser sa main contre sa peau humide, elle ne peut pas s'empêcher d'y pousser sa joue un peu plus, à la recherche d'un contact rassurant. Elle avait besoin de quelqu'un comme lui, ou de lui tout court. Mais elle n'arrive pas encore à parler, la gorge trop nouée pour parvenir à articuler quoi que ce soit d'autre que des mots brefs. Elle ne veut pas s'expliquer toute entière tout de suite non plus, alors elle se contente d'hocher la tête de bas en haut sans quitter sa main. Elle est tellement triste dans l'immédiat, la petite sorcière lumineuse est bien loin et a laissé place à un tableau moins rayonnant. Plus terne. Elle a plus envie d'être là. Elle veut rentrer chez elle, et son vrai chez elle c'est pas vraiment à Paris. C'est en Normandie. Viens avec moi, je t’amènes loin d'ici. Ils sont tous nuls, de toute manière. Prend ma main, on dégage en Normandie. Peut-être qu'Emile était legilimens, en fait ? À autant lire dans ses pensées et mettre des mots sur ce qu'elle pouvait se dire là-haut quand plus bas ses lèvres ne parvenaient qu'à se pincer morosement. Elle qui n'arrivait pas à parler se met à rire dans un soupire un peu las, mais elle rit quand même à la bêtise d'Emile qui n'en est une qu'à moitié. La preuve, elle attrape sa main quand même. Prête à partir, tant que c'était ailleurs qu'ici. Marianne inspire, les épaules qui trahissent dans des hoquets discrets la houle qui la frappait en dedans. Mais elle se donne du courage. Tu lis dans mes pensées... qu'elle parvient à dire en serrant sa main. Pourtant ça suffit pas. Y'a personne pour la prendre dans ses bras, lui caresser le dos dénudé, lui dire que ça s'arrangera d'une façon ou d'une autre. Et le maigre sourire qu'Emile avait réussi à peindre sur ses lèvres disparait quand la voix de Basile résonne encore trop fort à côté du buffet. Il le faisait exprès ? De se montrer en spectacle et d'attirer l'attention sur lui ? Elle l'avait vu. Alors, arrête. Voilà qu'elle se met à penser comme lui. La main de Marianne quitte celle d'Emile mais pas pour s'éloigner, bien au contraire. Elle glisse ses mains entre ses bras et vient se blottir contre lui sans avoir à dire quoi que ce soit. La sorcière le serre fort, ça faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas vraiment pris dans ses bras en fait. Mais ça lui paraît toujours aussi naturel. Tu viendrais vraiment en Normandie ? qu'elle lui demande, presque dans une invitation.

24 décembre 1927
Marianne parle en ffcc66
Sa tenue : ici.

Résumé:
 


๑  A VAINCRE SANS PERIL ON TRIOMPHE SANS GLOIRE ๑




✧dans les rues de Paname✧
Marianne Duchannes
Missives royales : 83
Date d'arrivée : 12/11/2018

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✧ Parchemin envoyé Mer 2 Jan - 4:42 ✧


Pauvre petite Marianne. Le littoral de ses prunelles qui s'emplissait de larmes qui perlaient comme des diamants derrière son masque. Toujours aussi magnifique quand elle était si vulnérable. Seulement, dans ton plan initial, tu ne l'étais pas autant, toi-même. Parce qu'elle n'était pas feinte, ton envie de foutre le camp de cette foutue fête. Surtout avec elle. Surtout avec Marianne, la raison pour laquelle tu étais venu à la fête à la base. C'était quand même étrange. Même quand tu ne calculais pas, avec Marianne, les calculs se faisaient tout seul. Sans rien que t'ai à faire, sans même que t'ai orchestrer quoi que ce soit, tu la réceptionne, comme elle avait besoin de toi et comme, quelque part, tu avais besoin d'elle aussi. Sa famille serait moins joviale que la tienne, pourtant, à l'idée que tu l'ai volée, le soir de la veillée de Noël. Ils comprendraient pourtant. Ils te faisaient autant confiance qu'Eugène lui-même. Et, pour une fois, tes intentions n'étaient pas mauvaises. T'avais besoin de partir loin, d'oublier Emma, de peut-être même oublier les fêtes que tu passais habituellement avec elle. Peut-être que tu les passeraient avec une autre, cette année. Rien que pour lui faire mal. Pour qu'elle n'ait personne là où elle se reposait sur toi comme si c'était une évidence que tu sois là après toutes ses années où elle saccageait ton coeur contre les murs.

Elle attrape ta main et ça te fait sourire doucement quand tu repenses à cette belle fois où tu l'as croisée en Normandie. T'aimerais bien, oui pouvoir lire dans ses pensées, mais ce serait tellement facile que s'en serait presque ennuyant. Surtout après tant d'années à lui tourner autour. Marianne délaisse ta main, mais ce n'est que pour venir t'enlacer d'avantage, un peu comme cette après-midi là, sur la plage. Tu viens doucement embrasser son front, lui donner toute ta tendresse qu'Emma ne veux pas. Allant coller ton front au sien, caler ta main derrière sa nuque, doucement frotter ton nez au sien quand elle semble te demander si t'es sérieux.

« Je transplanerais dans l'instant même sans une seconde d'hésitation. J'ai plus rien à faire ici. Et c'est hors de question que je te laisse ici, comme ça. Eugène ne me le pardonnerais pas. » Que tu lui souffles avant de renforcer ton étreinte autour d'elle. Une main s'appropriant son menton pour relever son petit minois vers toi. « Allez, si t'en as marre de moi, on rentrera demain. On se fera notre bal à nous et il sera plus cool. On pourra même danser sans chaussures. Dis-moi que c'est pas le rêve ça, hein ? » Que tu la taquines quand ton pouce effleure le rebord de sa lèvre en espérant la voir sourire, là où tu l'aurais certainement embrassé. Mais pas elle, pas ce soir, pas avec toi l'initiant. Pas dans son état. T'allais certainement pas tout foutre en l'air en une fraction de secondes, pour une envie d'oublier le reste de ta vie sur ses lèvres qui tremblent encore.

Résumé:
 


✧dans les rues de Paname✧
Emile Fronsac
Missives royales : 23
Date d'arrivée : 21/12/2018

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✧ Parchemin envoyé Mer 2 Jan - 6:01 ✧


bal masqué de noël
๑ sujet commun numéro un ๑

Just when she thought it couldn't get any worse, her dream turned into a nightmare.

Blottie contre Emile, elle se risque à fermer les yeux derrière son masque argenté. À écouter la musique qui résonne un brin trop fort contre les murs de l'Opéra, à se laisser bercer aussi un peu par le coeur du sorcier qui bat fort. Et elle en oublierait presque le jour et le lieu, si ça n'était pour les rires de la foule, leurs cris amusés, les paroles bruyantes de ceux qui avaient abusé de l'alcool. Dans les bras d'Emile, Marianne cherche un calme qu'elle lui connait bien. Celui-là même qui lui donnait des airs de mystère, parfois même de sorcier discret à des années de lumière de ce que son métier était. Chasseur de prime, elle l'avait toujours su mais n'y croyait qu'à moitié. Il était trop tendre pour l'être, du moins à ses yeux parce qu'avec elle il n'avait jamais eu un mot au dessus de l'autre. C'était rare, presque étonnant quand même dans sa famille on montait parfois d'un ton pour se faire entendre. Pas Emile. Il était trop posé pour en avoir besoin, son charisme s'étant sans doute créé dans la même atmosphère drôlement paisible. Alors Marianne pourrait presque oublier le tout. Presque. Tout contre lui, elle se fiche bien des moeurs, de l'étiquette qui voudrait que deux personnes comme eux se tiennent à distance en société : il y avait l'exception du chagrin qu'on pouvait lire dans ses épaules qui peinaient à ne plus tressauter, dans la façon dont ils étaient entrelacés plus touchante qu'ambigüe, et les gestes du sorcier tendres et délicats. Tant pis si on parlerait demain : de toute façon, avec leurs masques il n'y avait pas de noms. Juste le diable rouge et la sorcière vert d'eau. Comme un conte pour enfants. Bien sûr, certains regards en savaient plus que d'autres et ceux là comptaient sans doute un peu plus sans que Marianne ne s'en formalise. Elle n'a pas la tête à ça, réfléchir à ce qu'il faut ou ne pas faire, à ce qu'on dira demain, à ce que dirait sa mère ou pire Eugène. Elle n'a la tête à rien d'autre qu'attendre que le mal passe : parce qu'elle ne sait pas, Marianne, comment on répare ce qui vient de se casser à l'intérieur.

Elle souffle, longuement, pour essayer de retrouver la face. En a-t-elle seulement envie ? Quelque part, elle préfèrerait être chez elle à tremper sa taie d'oreiller de larmes plutôt que les ravaler ici. Qu'elles sortent, que tout s'en aille, qu'il n'y ait plus que le vide dans lequel construire quelque chose de nouveau. Quelque chose qui n'était pas Basile et ses mots déplacés, puis ses mots durs, puis ceux assassins et finalement ce spectacle outrancier. Il lui avait fallu du temps mais elle avait compris maintenant. Après lui, mais tant pis. Y'avait rien à sauver, rien à imaginer et tout à jeter. Arrêtons de croire que ce qui est brisé pourrait être réparé. Elle n'aurait pas mieux dit, surtout maintenant qu'elle était toute cassée. Les lèvres d'Emile se posent doucement sur son front, avant qu'il ne vienne y caler le sien avec délicatesse et Marianne ferme les yeux. Elle essaie d'oublier le monde autour, de prendre son rythme à lui quand elle sent son souffle sur sa peau. Elle est bien comme ça, se surprendrait presque à tanguer sur une mélodie qui n'existe pas, lente et docile. La sorcière ne rouvre les yeux que lorsqu'elle sent le nez d'Emile frôler le sien, un peu surprise : la dernière fois qu'ils avaient été si proches, un baiser avait scellé le moment avant qu'elle ne se détache et s'excuse. Perdue, comme toujours, entre l'envie et la peur mordante d'être trahie, trompée, moquée, salie. Et peut-être que dans un autre endroit, dans d'autres circonstances elle aurait fauté à nouveau. Mais pas là. Pas quand ses yeux vert sont encore plein de larmes, que son palpitant peine à battre. Trop lourd, trop plein de chagrin. Elle a encore les joues humides malgré les caresses apaisantes du sorcier et ses mains si elles ne s'étaient pas accrochées à sa veste de costume trembleraient peut-être un peu de ne pas savoir quoi faire. Elle ne s'était pas prise de gifle pareil depuis des années. La chute était rude, violente. Comme une remise en question forcée. Voilà, ouvre les yeux Marianne. Tu vois comme y'a rien à voir. Elle en avait pourtant trop vu la voyante, et face à Emile elle sourit un petit peu, ses billes qui se perdent dans les siennes trop proches. Je transplanerais dans l'instant même sans une seconde d'hésitation. J'ai plus rien à faire ici. Et c'est hors de question que je te laisse ici, comme ça. Eugène ne me le pardonnerais pas. Ça la touche cette attention, sans que ça ne la surprenne de la part d'Emile. Trop honnête pour tourner le dos à une fille comme elle dans un état pareil. Elle s'en veut d'être comme ça mais n'arrive pas à relativiser. Ça viendra plus tard, pour le moment y'a que l'horreur de l'avoir perdu lui pour de bon et ce, dans les bras d'une amie proche. Le flou qui pesait autour d'eux s'est levé pour ne rien dévoiler. Le néant. C'est ça qu'il cachait et à quoi elle s'était accrochée. Alors elle baisse les yeux, se délecte de sa force lorsqu'il la serre dans ses bras au milieu desquels elle voudrait tellement disparaître. La main qui s'était posée sur sa nuque migre vers son menton pour le lui relever dans un geste trop intime, trop personnel pour être anodin dans d'autres circonstances. Peut-être qu'elle était aussi un peu aveugle Marianne, et qu'elle ne voyait pas l'évidence de la nature des sentiments d'Emile. Elle, elle voit que sa gentillesse et pas le reste autour. Allez, si t'en as marre de moi, on rentrera demain. On se fera notre bal à nous et il sera plus cool. On pourra même danser sans chaussures. Dis-moi que c'est pas le rêve ça, hein ? Et comme une idiote, elle souffle, espiègle : C'est pas le rêve ça. pour l'embêter comme elle l'aurait fait avec plus d'insistance dans une autre situation. C'est bon signe, qu'elle tente de rire à son tour. Mais c'est pas encore ça. Il lui en faudra du temps pour remonter la pente cette-fois. Entre Basile et Tiphanie, la chute n'en finit pas. Et déjà qu'elle tombait à cause des photos, à cause de sa vision sordide, Marianne ne voit pas le fond. Elle continue de tomber, ralentie par moment par ses proches : sa famille, ses amies, Emile. La sorcière baisse la tête, effleurant de ses lèvres la main qu'il avait encore levée pour l'obliger à le regarder dans les yeux, puis pose sa tempe contre son buste. L'oreille plaquée là où son coeur à lui bat, alors que le sien a toujours l'air d'être enrayé. J'en ai envie. Vraiment. qu'elle finit par dire, après y avoir un peu réfléchi. Mais... et il y a toujours un satané mais dans ces histoires. Ça ne pouvait jamais être simple. Je n'suis pas venue seule. Il y a Pimprenelle et je l'ai perdue. Elle soupire, en ajustant sa prise dans son dos. Elle va avoir des ennuis à cause de moi si je ne la retrouve pas... au moins pour lui dire que je pars avec toi. Partir avec Emile. C'était nouveau, tiens. Parfois ça leur arrivait de se croiser, comme la dernière fois en Normandie mais prévoir quelque chose à deux c'était de l'inédit, de l'inconnu. Elle n'était même pas sûre que ça soit conforme à ce qu'on attendait d'une sorcière de son âge. Mais Marianne avait surtout hâte de partir d'ici et de ne plus entendre le prénom de Basile derrière elle. Pour autant elle ne s'écarte pas, chancèle encore au rythme de cette chanson que personne n'entend. Elle ne voit plus le monde autour et c'était peut-être ça l'amour mais alors ça voudrait dire qu'elle l'avait cherché au mauvais endroit et au mauvais moment. C'était toujours une question de timing. Putain de temps. Mais d'abord, on peut rester comme ça encore un peu ? qu'elle murmure quand même. Comme ça, sans rien. Entre des gens qui s'agitent sur une musique trop endiablée et d'autres qui se bousculent contre le buffet. Comme ça, juste ici. À se parler du bout des bras, comme encore jamais avant. Elle en avait besoin de ce moment suspendu au milieu de la tempête qu'était en train de devenir cette soirée. Et ça faisait que commencer. En plus.

24 décembre 1927
Marianne parle en ffcc66
Sa tenue : ici.

Résumé:
 


๑  A VAINCRE SANS PERIL ON TRIOMPHE SANS GLOIRE ๑




✧dans les rues de Paname✧
Marianne Duchannes
Missives royales : 83
Date d'arrivée : 12/11/2018

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✧ Parchemin envoyé Mer 2 Jan - 7:41 ✧





THERE IS NOWHERE I'D RATHER BE,
THAN WITH YOU.

Bring in the drama, bring it in.

Pas vraiment sa copine. Jamais la petite amie. Jamais le premier choix, jamais celle qu'on va marier. Quelque part, ça t'arrange, quelque part, ça te fait chier. Ailleurs, ça te fait mal. Rien que la promesse de ton corps, contre le sien, encore, dans l'un de vos énième naufrages d'où tu ne te sortais jamais vraiment totalement indemne. Parce qu'à force de gestes tendre, de baiser dans le haut de la nuque, c'est difficile ne pas s'attacher, de ne pas avoir peur du jour où il irait marier une Devreaux, lui aussi. Des petits gestes qui font que tu t'inquiètes inévitablement en le voyant comater, puis se réveiller tout aussi soudainement. Roulant doucement des yeux lorsqu'il souhaite Joyeux Anniversaire à Jésus. Tu penses à une connerie, mais avant de lui souffler, il s'empare de sa bouche, te fais basculer, renversant un peu de champagne tandis que ton autre main s'accroche à sa nuque. Un peu ébahie qu'il t'embrasse en public comme Lucifer ne l'aurait jamais fait. Tes joues qui se teintent délicatement de rouge lorsqu'il te souffle de lui garder une danse avant de finalement te remettre sur tes pieds. Il quitte vers sa soeur et t'en profites pour descendre ton verre, replacer tes cheveux, regarder autour pour voir si personne ne vous fixe. De toutes, vous êtes incognito avec les masques, non ?

Non. Leurs danse fut brève, Seraphine te ramenant son frère, t'approchant lorsqu'elle t’appelait. Te demandant te prendre soin de lui, te murmurant également de le ramener à la maison rapidement, si c'était possible.

« J'vais voir ce que je peux faire. » Que tu soufflais à sa soeur alors qu'elle déposait la main de son frère dans la tienne et que tu laissais un peu ton regard couleur sur ses joues rosies. Il ne t'en parlerais pas, hein, de ce qui n'allait pas. Non. Aucune de tes relations ne se risquaient à être aussi profondes, hein ? Ton coeur était triste un peu, même si tu cherchais à l'effacer derrière un sourire composé, derrière une illusion d'un couple qui n'en est pas un et qui serait parfait, qui se supporterait, qui s'aimais, derrière les masques, les conneries. « T'as faim ? » Que tu lui demandes en tirant sur sa main pour l'emporter vers le buffet, cherchant quelque chose à lui mettre sous la dent. « Oh, tu dois goûter ses pâtisseries ! Attend, ouvres ! » Que tu t'exclames en reconnaissant les délices que t'avais déjà emportés chez Marianne trop souvent pour votre bien. Le badigeonnant un peu de crème sur la lèvre au passage, le faisant sourire, le rendant tellement beau quand il te sourit, quand il te regarde comme ça. « Oh, t'as pas le droit de me regarder comme ça, c'est déloyal. » Que tu te plains en détournant doucement le regard. Parce qu'un baiser c'est bien, mais deux vous afficheraient définitivement et qu'avec son petit regard charmeur et ce sourire encore couvert de crème, t'avais gravement envie de l'embrasser encore.

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Résumé:
 


✧pour changer l'ordre des choses✧
Tiphanie Delacour
Missives royales : 21
Date d'arrivée : 15/12/2018

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✧ Parchemin envoyé Mer 2 Jan - 23:33 ✧





Au bal masqué

#OHÉOHÉ

Rien n’allait ce soir pour Basile. Une remarque de trop d’un père plus exigeant que de raison. Bien sûr, si sa famille avait eu une santé décente, et digne de ce nom, il n’aurait pas eu besoin de tout poser sur les épaules de ce fils-là. Il aurait eu l’aîné, celui qu’il avait formé pour ce rôle depuis sa naissance, pas Basile.  Quand on est extérieur à la famille Montrose on ne peut imaginer une seule seconde la pression qu’un père comme le leur peut mettre sur les épaules de ses enfants. C’est pour ça qu’il avait cherché sa sœur des yeux, Séraphine le comprenait mieux que personne et le besoin de la voir malgré l’ivresse s’était pour chercher un peu de son soutien. 'Basile... tu as bu.' Bien vu, élémentaire Sherlock Holmes, oui, les pensées de Basile sont confuses au point de mélanger mot et anecdote. Mais, elle ne posait pas la question affirmant un fait. Elle se laisse entrainer sur la piste de danse, Séraphine, faisant le bonheur d’un Basile qui ne tanguait pas. L’entrainement, il n’y avait que de l’entrainement dans tout cela. Une faculté à supporter l’alcool, mais qui avait tendance à lui délier la langue. 'Que t’arrive t’il ? Je sais que tu me cache quelque chose mais pourquoi te mettre dans un tel état ? ' Il rit ‘Rien, j’ai besoin d’une excuse pour danser avec ma fabuleuse sœur ?’ Il rit encore.  Il ne tarissait pas d’éloge sur elle. Mais c’était sincère, Séraphine était fabuleuse. Il n’avait jamais eu une once d’amertume envers les membres de sa fratrie, et à chaque fois que le coup du sort les privait de l’un des leurs,  ils resserraient les rangs. Ils étaient déjà si peu, hors de question de perdre un de plus. Il ne voit pas que sa sœur le conduit doucement en dehors de la piste de danse. Il n’écoute pas vraiment quand elle s’adresse à Tiphanie. Il relève la tête quand sa main et celle de Tiphanie se rencontrent de nouveau, ‘Merci beaucoup. ’ Il n’avait pas envie de la voir partir, pas déjà. Basile n’était qu’un petit garçon qui avait besoin de sa grande sœur. ‘Oh non, tu me manques déjà !’ Dit-il immitant la voix d’un petit garçon triste et impatient. Mais, dans le fond il comprenait, elle travaillait et ne pouvait se permettre de ne pas prendre de photo plus longtemps. Avec un peu de chance il ne finirait pas dans la section potin sur Cri de la Grenouille parce que sa sœur y travaillait.

Il se retrouve seul face à Tiphanie, c’était une compagnie agréable. Il était bien avec elle,  enfin aussi bien qu’il pouvait l’être dans cet état et en ce moment. Basile n’était pas bien du tout rien n’allait. Absolument rien. Et ce soir, ça lui avait paru être une échappatoire. Enfin. 'T'as faim ?' Sa douce voix lui fait revenir sur terre. ‘J’ai soif surtout.’ Précise-t-il avec malice.  Mais, elle l’emporte vers le buffet. Soit, il devait bien y avoir à boire dans le coin, pas de doute là-dessus. 'Oh, tu dois goûter ses pâtisseries ! Attend, ouvres !' Il n’a pas le temps de dire quoi que ce soit, qu’il ouvre la bouche pour goutter ce délice qu’elle lui vante. C’était bon, mais ça manquait… d’alcool. Oui, il rit quand même quand elle lui met de la crème sur les lèvres. 'Oh, t'as pas le droit de me regarder comme ça, c'est déloyal.'Déloyale de sourire ? Eh bien il allait continuer de sourire. Il ne faisait que la regarder, et elle s’obligeait à forcer le regard. Dans une autre époque de sa vie, Basile aurait aimé être profondément irrésistible. Avant, il avait compris qu’être irrésistible n’apportait rien ce qui est important compte plus que la popularité, la luxure ou le désir. Ce n’était pas Tiphanie qui comptait le plus, elle comptait bien sûr, mais pas autant. Le sourire se transforme un peu, triste, pour ne pas dire mélancolique. Il lèche ses lèvres avec sa langue pour retirer l’excèdent de crème. Sa mère ferait une syncope en le voyant le faire avec si peu de classe. Mais si elle était quelques part par ici, il s’en fichait royalement. ‘Je n’ai jamais été quelqu’un de très loyal.’ C’était connu, Basile n’avait pas été loyal avec Marianne, il n’était pas le sorcier le plus honnête de la terre, et il vivait avec. Il se rapproche un peu d’elle, pas pour l’embrasser, il l’avait déjà fait un peu plus tôt. La tête tourne légèrement. Il n’allait pas aussi bien qu’en arrivant. L’alcool lui dirait-on, et ses méfaits. Bien que presque collé à elle, il trouve le moyen d’attraper une coupe à côté du buffet, se disant qu’il fallait traiter le mal par le mal après tout. Il savoure sa gorgé, et un peu confus, un goût étrange dans la bouche. Il n’est plus aussi certain que combattre le mal par le mal était la meilleure des solutions. Il tient encore debout sentant que ses jambes ne sont plus ce qu’elles étaient. Puis, il croie finalement le regard de la sorcière, lâchant en touchant une mèche de se cheveux qui passait devant ses yeux. ‘Je préférais avant.’ Basile semblait confus. Tiphanie n’avait pas changé de couleur de cheveux, ‘C’était si naturel.’ Il esquisse un sourire, laissant la main qui tenait la mèche caresser son visage puis descendre dans sa nuque. ‘Je suis tellement désolée pour l’autre soir, pour tout le reste.’ Mauvaise personne Basile. Mais, il ne s’en rend pas compte. ‘Tu me manques.’ Dit-il dans un souffle. Il n’allait pas l’embrasser non, il était confus, totalement confus. Tout avait tendance à se mélanger aussi surement qu’il se sentait de moins en moins bien. L’ivresse. Il parait. C'était ce qui sautait aux yeux, l'ivresse.



Basile parle en cc9966


✧dans les rues de Paname✧
Basile Montrose
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✧ Parchemin envoyé Jeu 3 Jan - 16:15 ✧





THERE IS EVERYWHERE I'D RATHER BE,
THAN WITH YOU.

Bring in the drama, bring it in.

C'était sensé être une soirée simple, une soirée de distraction. Une soirée de complicité malgré son taux d'alcoolémie élevé, contre lequel tu ne pouvais rien. Rien que le supporter, être sa tour, quand toi, il n'y avait personne pour te retenir si tu tombais. Parce que Basile avait une soif que, même tout ton amour ne pourrait jamais étancher. Tes trucs, tes petits tours de magie, tes petits enchantements du bout des cils, ils ne fonctionnent plus sur lui quand il s'enfonce comme ça. Elle aurait pu de le dire, Marianne, dans ses cartes, que cette soirée serait aussi catastrophique. Parce que malgré le rire de Basile y'a une falaise que tu sens se creuser entre vous. Parce que vous perdez vos sourires à l’unisson. La seule chose sur laquelle vous vous entendez ce soir. Il aurait pu être charmeur son ''Je n’ai jamais été quelqu’un de très loyal''. Il aurait pu, mais ce n'était pas le cas. Il résonnait en toi comme une bien triste vérité. Comme une autre amitié superficielle sur laquelle tu ne pouvais pas t'appuyer. Parce que depuis qu'elle était morte, c'était comme ça ta vie, des nuages de relations au travers desquels tes doigts passaient sans jamais rien réussir à attraper.

« Je sais... » Que tu souffles trop bas, sans vraiment lui parler, sans vraiment t'inquiéter à savoir s'il avait entendu. Tu ne lui parlais pas vraiment. T'abandonnes la pâtisserie à moitié mangée sur la table quand Basile se rapproche de toi. T'aurais aimé que ce soit pour te consoler, comme toi, tu avais fait, quand t'avais vu qu'il n'avait pas la grande forme. Quand tu lui avais promis que vous vous amuseriez. Tu ne pensais pas que ce serait toi qui aurait la soirée la plus lourde. Parce que Basile boit encore et tu soupires, laissant ton regard courir autour sur la foule que tu ne reconnais pas. Il ne manquerait plus que Lucifer et sa fiancé pour venir te narguer et ce serait le clou de la soirée. Ou ça. Basile qui agit bizarrement quand ton regard croise le sien, bien trop intoxiqué, quand il joue dans tes cheveux, clamant qu'il les préféraient avant. Tu fronce tes sourcils. Sa main glisse de ta mèche à ta nuque, quand il s'excuse pour l'autre soir, pour... tout le reste ? Et il t'achèves. La deuxième qu'il assassine ce soir, le bon Basile. Il te crèves quand il souffle que tu lui manques. Il fait exploser les bouts de verre cassés qui composaient les vestiges de ton coeur. La boule qui remonte dans ta gorge et tes doigts qui tremblent. Parce que tu réalises qu'il ne te parle pas vraiment. Parce que tu réalises que t'aurais aimé ça, que ce soit vraiment toi, qui lui manque comme ça. Sauf que c'est pas le cas. Tu manques pas. Tu ne manquerais pas, à personne. Convaincue à la seconde que si tu mourrais, frappée par un éclair, la vie de tous et chacun continueraient comme si rien ne s'était produit. Et ça fait mal, et t'en marre, de lui, de ça, de cette soirée. Parce que tu détournes la tête. Parce que ça perle à te yeux, sur ton coeur lourd. Ta main remontes retrouver celle de Basile, la tapoter, l'enlever de là. Parc que c'est pas sur toi, qu'elle a envie d'être, cette main.

« Moi aussi, tu me manques... » Que tu souffles tristement, pas certaine de lui parler non plus. Les yeux trop flous de larmes pour voir son visage, quand tu lâches sa main, quand tu t'éloignes. Tu devrais lui demander de rentrer, sauf que t'es même plus certaine d'avoir envie d'être avec lui. Même si tu devrais t'en occuper dans l'était où il est. Pourquoi toi, tu devrais être loyale quand il te piétine le coeur de la sorte ? Un jour, tu deviendras froide et dénudée de sentiments. Et ils se demanderons tous pourquoi. « Excuses-moi... » Que tu lui souffles avant de t'éloigner, de t'enfuir, cherchant le chemin de la salle de bain avec tes yeux trop brouillés. Tu viens même te cogner à un petit couple, qui, dans l'ombre du rebord de la coulisse, se serre beaucoup trop fort. Tu leur souffle un pardon, disparaît dans le couloir menant à la salle d'eau, t'enfermant dans une cabine, jetant ton masque pour pleurer tranquille.

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Tiphanie Delacour
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✧ Parchemin envoyé Ven 4 Jan - 2:16 ✧


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๑ sujet commun numéro un ๑

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La tête contre Emile, elle inspire. Y'a son parfum qui se mêle à l'odeur de la salle, du buffet pas très loin. Celui-là même qu'elle pouvait reconnaître entre mille, habituée à l'avoir près d'elle beaucoup trop souvent. C'est un peu comme sur la plage, quand il lui avait prêté son foulard parce qu'il faisait trop froid. Là, il lui prêtait ses bras parce qu'elle avait trop mal. Il fallait bien qu'elle s'accroche à quelque chose si elle ne voulait pas tomber pour de bon, en fait. Marianne expire ensuite, longuement, elle fait même attention à le faire doucement comme s'il y avait une bougie en face d'elle qu'elle ne voulait pas éteindre. Elle veut se calmer, la sorcière, elle veut que ses épaules arrêtent de s'agiter dans des sanglots qu'elle réfrène pourtant. C'est comme des spasmes qui viennent la traverser, comme des vagues qui déferlent sur elle et son petit coeur en miettes. Y'a plus grand chose à briser, là dedans. Mais quand elle ferme les yeux, elle a l'impression qu'on vient encore concasser son palpitant ou que quelqu'un s'acharne à le lui écraser dans l'idée de le faire disparaître. Un peu comme les étoiles quand elles venaient à mourir, à trop briller elles s'effondraient sur elles-mêmes pour ensuite laisser place au néant là où avant pleuvait leur lumière. Pourquoi donc se mettait-elle dans cet état là ? Basile, c'était personne. Personne. Personne, personne, personne : elle se le répète mais ça ne rentre pas. Elle pourrait crier à une orange qu'il s'agissait d'une pomme que le résultat resterait le même. C'était pas personne Basile. C'était le quelqu'un le plus important de sa vie mais aussi le plus distant. Inatteignable. Maudit. Ils gravitaient l'un autour de l'autre sans parvenir à se croiser, et la collision lui ferait moins mal que la distance. Elle en était sûre. Rien ne pouvait être plus douloureux que de le voir chaque jour, chaque matin, chaque soir sans pouvoir dire un mot. Rien n'était plus insupportable que de le savoir juste là en face d'elle sans avoir le droit de lui lancer un regard. C'était sa torture à elle.

Le même genre d'affreux châtiment que de s'être échouée trop près de lui encore ici ce soir. Le baiser (trop) fougueux n'avait pas été suffisant et le destin semblait vouloir jouer avec elle un petit peu plus. Elle était déjà tombée Marianne, alors que pouvait-elle risquer de plus ce soir ? Que sa chute soit plus longue, plus terrible et plus sombre ? Soit. C'était ce qu'on avait choisi pour elle en laissant Tiphanie et Basile s'arrêter à côté, dans son dos que les mains d'Emile caressaient tendrement. Un contact qui lui faisait beaucoup de bien, comme un rappel qu'ici ce soir il y avait au moins une personne sur qui elle pouvait totalement se reposer. À laquelle elle pouvait s'abandoner sans un mot le temps d'une chanson qu'eux seuls semblaient entendre. Mais les mots de Basile, trop forts (et trop saouls, sans qu'elle ne le sache), lui parviennent quand même par dessus la mélodie qui berce ses épaules. Je suis tellement désolée pour l’autre soir, pour tout le reste. Il s'excuse. À elle, à l'autre, à Tiphanie. Basile s'excuse et pire encore même, il lui dit tout ce que Marianne aurait voulu entendre l'autre soir. Tout ce qu'elle attendait depuis, dans l'espoir vain que ses mots n'aient pas été définitifs. Elle l'avait compris ce soir, que c'était le cas, qu'il avait déjà le coeur pris de toute façon. Et ce petit bout de conversation miraculeusement happé ne fait que souligner à quel point c'est la fin. Que y'a plus d'espoir. Que le garçon trop fier pour lui dire pardon à elle ne l'est pas face à une autre : et ça veut en dire des choses alors. De celles que Marianne ne veut pas savoir, mais qu'au fond elle assimile. Elle l'a perdu, alors qu'elle ne savait même pas l'avoir eu. Il n'était pas à elle, plus depuis bien longtemps, mais elle le perdait quand même encore une fois. Tu me manques. Mais non c'est moi. C'est moi qui te manque. C'est toi qui me manque. Un sanglot lui échappe, un peu plus bruyant que les autres qu'elle avait contenu contre Emile. Et ses mains quittent son dos en glissant le long de sa taille pour rejoindre son propre visage qu'elle vient enfouir dans ses paumes. Tais-toi qu'elle a envie de lui crier. Elle en avait déjà entendu assez. Pourquoi diable devait-il lui faire sa déclaration juste là, trop près d'elle ? Marianne enlève alors son masque qui la gêne, les larmes qui s'y bloquent et s'y emmêlent la blessent un peu et il faut dire qu'elle respire mieux sans. C'est bête. Ses grands yeux de biche maintenant libres de se fermer sans que ses longs cils ne buttent contre le metal argenté. La voyante vient doucement cueillir une ou deux larmes du bout des doigts, trop délicate pour s'essuyer les joues du plat de sa main. Quand elle s'écarte enfin d'Emile on vient les bousculer, la jetant à nouveau dans les bras du sorcier. Elle fait un pas en arrière, même pas furieuse d'avoir été ainsi poussée parce que trop vide en dedans pour ressentir autre chose que l'absence, la tristesse et le manque. C'est comme ça qu'elle a tout juste le temps de voir qu'il s'agissait de Tiphanie qui ne s'est même pas excusée et sans plus réfléchir, Marianne se retourne. Idiote. Stupide Marianne qui bêtement croise le regard de son bourreau à quelques pas seulement d'elle. Basile. Sans son masque c'est difficile de cacher l'océan qu'il y a dans ses yeux, et les rivières qu'il a creusé sur ses joues. Sans son masque, c'est compliqué de se cacher tout court. À la place, après un moment de flottement elle lui tourne le dos pour regarder Emile et lui presser doucement le bras. Les mots qu'elle veut lui dire restent coincés dans sa gorge, à nouveau nouée d'avoir vu Basile. Je... Allez Marianne, du cran. C'est ton coeur qui fonctionne plus, c'est pas ta voix si ? À moins que sans battement, plus rien ne marche. Je vais chercher Pimprenelle. parvient-elle finalement à dire tout juste avant que son visage ne s'assombrisse d'une grimace qu'elle n'a pas réussi à réfréner. Ses lèvres qui se tendent à l'inverse, ses sourcils qui se cambrent de tristesse, elle voudrait bien le serrer encore un peu à Emile. Mais elle a besoin de s'éloigner de Basile. Alors le Fronsac abdique, lui dépose un baiser sur l'une de ses joues humides et lui murmure de revenir vite tandis qu'elle disparaît enfin vers les coulisses où elle avait vu Pimprenelle s'enfoncer plus tôt.

24 décembre 1927
Marianne parle en ffcc66
Sa tenue : ici.

OUT - LA SUITE DANS LE SUJET AVEC TIPHANIE.


Résumé:
 


๑  A VAINCRE SANS PERIL ON TRIOMPHE SANS GLOIRE ๑




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Marianne Duchannes
Missives royales : 83
Date d'arrivée : 12/11/2018

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✧ Parchemin envoyé Lun 7 Jan - 19:02 ✧


bal masqué de noël
๑ sujet commun numéro un ๑

I am an extraordinarily patient woman, provided I get my own way in the end of course.

Au bras de Charles, elle brille. Elle brille parce que le Lupin est terne, même dans ses habits de lumière. Il ne lui arrive pas à la cheville, et même lorsqu'elle lui donnera la couronne à ses côtés il ne sera jamais à sa hauteur. Y'a que ses enfants qui un jour pourront lui succéder, qu'eux qui en auront les épaules quand elle aura terminé de les modeler à son image. De sculpter la silhouette de Paul pour qu'il se hisse lui-même au sommet, là où est sa véritable place. Pas au sénat, dans l'ombre de son père trop feignant. Père qu'elle lâche avec plaisir pour serrer des mains qu'on s'empresse de lui tendre sur son passage : c'est Anastasie Lupin, faites place. C'est Anastasie Lupin, la fille du Roi, la première née. L'idiote qui n'a pas su se débarrasser de son frère pour s'assurer la couronne. La vipère qui dans le dos de son père prépare sa chute. La lionne, à la gueule encore ensanglantée, qui a saigné un sorcier cette nuit parce qu'il avait voulu se dresser trop près de sa fille aînée, Ariane. Et elle sourit, doucement, comme on le lui a appris plus jeune. Avec la même délicatesse que les danseuses étoiles empruntent pour se mouvoir, elle penche la tête, s'étire les lèvres sans jamais que ses yeux ne se remplissent de quelconques éclats. Y'a pas d'âme pour remplir ses billes de toute façon, trop pourrie par la faim qui la ronge en dedans. Et derrière son regard glacial, elle s'ennuie déjà profondément Anastasie. Alors elle hoche la tête face à un noble qui lui raconte son dernier week-end sur la côte dont elle n'a que faire et cherche plutôt du regard ses deux aînés quelque part dans la salle de bal. Si elle ne se fait pas beaucoup de soucis pour Paul déjà bien grand, savoir Ariane plongée dans la foule l'angoisse. Sécurité ou non. Elle reste une Saint-Clair, une jolie Lupin, un coeur à prendre et des cuisses à écarter. Fatalement. Elle voudrait repousser l'échéance au maximum pour elle, alors qu'elle n'a qu'une hâte : fiancer son fils à la plus méritante des sorcières. D'une oreille d'apparence attentive, elle balaye la salle du regard quand un serveur vient stopper le vieux noble dans son monologue ennuyant. Anastasie attrape un verre de vin rouge sans remercier le serveur qu'elle regarde à peine puis reposer son regard vers le sorcier pour conserver les apparences. Vous disiez ? Que s'est-il passé après que votre femme ait trouvé d'où venait le bruit ? Quelle plaie. Elle préférait se pendre au lustre de l'Opéra Garnier plutôt qu'écouter une minute de plus ce moins que rien lui bouffer l'air et lui faire perdre son temps. Anastasie finit par s'impatienter et le coupe en milieu de phrase. Veuillez m'excuser, on m'appelle. Personne ne l'appelait, bien sûr. Mais elle ne pouvait plus sciemment supporter son haleine. Charles qui s'est entouré d'autres sénateurs rit d'une anecdote sans doute d'une stupidité à faire peur et la maîtresse des corbeaux préfère le laisser à sa place. Avec le peuple. Dans sa longue robe émeraude (elle a passé l'âge des franges), elle fend la foule. Bien que cachée par son masque, la tiare discrète qu'elle porte oblige les autres à se décaler sans qu'elle n'ait à les fusiller du regard derrière son masque doré. Anastasie, sans que ça ne soit l'envie qui la pousse, cherche sa fratrie pour les saluer. Garder les liens constants, faux. Mais garder la main surtout, pour mieux les tenir en laisse.

24 décembre 1927
Anastasie parle en 336633
Sa robe : ici.
Son masque : ici
Sa tiare : ici.

Résumé:
 


๑  A VAINCRE SANS PERIL ON TRIOMPHE SANS GLOIRE ๑




✧pour le plus grand bien✧
Anastasie Lupin
Missives royales : 10
Date d'arrivée : 18/11/2018

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✧ Parchemin envoyé Lun 7 Jan - 22:37 ✧



La journée avait été éprouvante, longue et pénible. Les patients s’étaient enchainés à une allure épuisante même pour moi. A croire que les sorciers français avaient décidés d’être idiots le même jour laissant diverses créatures les piétinés, les mordre, leur lancer tripes et boyaux au visage. Un enchantement de cas clinique assez variés pour faire plaisir à une bande d’apprenti médicomage en devenir souhaitant se faire les dents sur tous les cas un peu surprenant. Autant avouer clairement que le bal de noël n’était donc clairement pas dans agenda. Outre le fait que je ne n’avais jamais eu aucune raison valable de fêter la naissance d’un futur inferi notre famille n’avait à aucun moment fêter quoi que ce soit de familial. Au moins nous nous réunissions réellement qu’aux pleines lunes ce qui n’avait rien de joyeux ou de réellement désiré. C’était sans compter sur mon père qui avait bien décidé que les Chastel soient représentés à cette soirée et sur ma mère qui s’était chargé de me trouver une tenue et un masque. J’haussais un sourcil en silence en découvrant le choix plus que douteux tant sur la couleur que sur la forme du masque. Une hirondelle blanche pour une lycane, j’avais rarement vu plus risible mais je n’avais ni le courage, ni la force de protester et puisque je devais me rendre à cette soirée, j’irai. Je ne faisais pas partie des premiers arrivés, j’étais seule, comme souvent et après avoir confié ma cape à l’entrée je me dirigeais instinctivement vers ce qui allait m’aider à tenir la soirée. L’alcool. Je fronçais le nez en découvrant qu’un fils de harpie avait du prendre la meilleur bouteille de Whisky pur feu du buffet me retranchant sur une valeur sûre. Un cognac fins bois dans un verre a vin.   Pas qu’on me serve la dose gnome des jardins, merci bien, je n’étais ni faible, ni fragile. Je quittas le buffet non sans avoir avaler deux trois petits canapés d’un chef sorcier bien connu. Une effluve vint chatouiller mes narines et j’observais les pas pressés de l’homme qui semblait s’enfuir? Damian?   Son sang, l’odeur de son sang était aussi reconnaissable pour moi que le parfum des roses pour les demoiselles. J’avançais d’un pas et me ravisais. Je me contentais de le suivre du regard en remerciant intérieurement celui qui le faisait partir la queue entre les jambes. En voilà un que je n’allais pas devoir subir ce soir. Comme souvent j’observais donc tous ceux qui m’entouraient, notant tous ceux dont je parvenais aisément à reconnaitre l’odeur ou la démarche et imaginer le nom des autres par la couleur choisi, la forme du masque ou tiens une tiare, une pseudo princesse? Sans aucun doute une fausse reine trop aigrie de ne pas réellement porter la couronne. Bref je m’amusais comme je le pouvais en attendant que le temps passe.

Citation :
Caitline arrive, demande un cognac, elle reconnait Damian, s'amuse de le voir repartir si vite et joue à qui est-ce dans sa tête en observant les convives.

Sa Robe
Son Masque


✧pour le plus grand bien✧
Caitline Chastel
Missives royales : 8
Date d'arrivée : 03/01/2019

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✧ Parchemin envoyé Mar 8 Jan - 1:13 ✧





Au bal masqué

#OHÉOHÉ

La France ne lui plaisait pas plus que cela à Rafael ; son attachement allait incontestablement à l’Allemagne, cette mère-patrie meurtrie par les affres de la guerre qui avait recueilli son âme esseulée. S’il foulait le pavé parisien pour la première fois de ce qu’il se rappelait être son existence, c’était parce que le seigneur et maitre qui était le sien le lui avait demandé. Il n’était pas adepte des mondanités, et encore moins des mondanités parisiennes, mais l’effort fut poussé jusqu’à porter un costume noir jusqu’à la chemise, et un élégant mais sobre masque dans les mêmes tons. La sobriété du noir c’était ce qu’il appréciait à cette couleur, mais aussi le fait que les tâches de sang ne soient pas visible, c’était plus pratique quand il s’agissait de se salir les mains de façon plutôt discrète. Ce soir, la mission n’était pas de se salir les mains mais simplement de faire un pas dans la société française, et prendre la température. Grindelwald avait de grand projet pour la France, même si Rafael était plus d’avis de rayer ce pays de la carte. Son avis personnel n’intervenait pas le moins du monde. Rien de mieux que d’envoyer le legilimens sonder les esprits, et préparer le futur voyage de son maitre.

Les pièces bondées étaient un calvaire  pour les légilimens comme lui. Il devait fermer son esprit le plus possible pour ne pas être noyé sous une montagne de pensée qui pouvaient s’avéré suffoquantes. Il déambule entre les invités, laissant son esprit divagué de personne en personne. Il voit un jeune homme mal en point au buffet qui semble ne pas aller très bien, mais il passe son chemin, comme si le sort d’un seul pouvait l’intéresser. Il lance un regard noir à un homme qui le bouscule légèrement couvert de sang et dont les pensées trahisse une violente envie de retourner sa battre contre ce qui semblait être son frère. Il continue sa course, et distrait par les pensées de l’homme qui fuit il s’arrête brutalement devant une jeune femme, (Caitline), et s’excuse alors, ‘ Excusez-moi, Fräulein. ‘ Il ne lui adresse qu’un sourire avant de reprendre sa course pour aller saluer la femme à la tiare qui décrite dans les lettres de son maitre devait être ici ce soir. A en juger par le bijou dans ses cheveux et la chevelure blonde, il lance un, ‘Les Corbeaux sont donc de sortis ce soir.’ Son français demeurait impeccable, parfaitement impeccable. A part quelques mots lâchés de temps à autre, et une haine pour les français tout portait à croire qu’il avait déjà parlé cette langue par le passé.

Citation :
- Il observe Basile, puis Damian s’enfuir
- Manquant de bouculer Caitline, il s’excuse très courtoisement auprès de celle-ci
- Avant d’aller à la rencontre de Anastasie.


Rafael parle en ff3333


✧pour le plus grand bien✧
Skander Lazarevitch
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✧ Parchemin envoyé Mar 8 Jan - 16:22 ✧


bal masqué de noël
๑ sujet commun numéro un ๑

I am an extraordinarily patient woman, provided I get my own way in the end of course.

Anastasie erre et laisse trainer ses oreilles là où la rumeur l'appelle. Vieille habitude de corbeau, qui se pose sur la plus haute branche pour observer le monde d'en bas. Toujours d'en bas. Et écouter ce qui s'y dit, glaner ça et là de quoi mordre la chaire. En apparence, elle se dirige vers l'espace réservé à la royauté : il y en a toujours un, l'air innocent mais bien surveillé. Parce qu'il faut bien qu'elle aille serrer dans ses bras son père, tater l'endroit dans son dos où elle enfoncera un jour un poignard. Il faut bien qu'elle aille embrasser les joues trop sèches encore de sa mère, qu'elle fera veuve. Il faut bien qu'elle aille doucement rire aux remarques des jumelles qu'elle aimerait tant faire taire. Il faut bien qu'elle aille observer d'un peu plus près les lèvres de son frère qu'elle fera tremper dans du poison un jour où l'autre. Et puis il y a Olympe, la petite Olympe. Trop fragile pour ses plans trop grands. Elle pourrait y rester la soirée là-bas, avec les presque-siens, à les observer pour mieux les détruire mais son esprit est occupé ce soir. Par l'angoisse des masques qui l'empêche de surveiller Paul et Ariane, mais aussi par la lettre qu'elle avait reçu de son seul et unique maître. Il serait là ce soir, le bras droit. L'homme de main, de confiance. Celui à quelle Anastasie envoyait des missives sans pour autant en recevoir en retour. Elle jouait son rôle de source, lui d'intermédiaire. Et elle le jalousait un peu, ce Rafael, d'être ainsi proche de Grindelwald. Mais son but n'était pas de prendre la place du mage noir, il était ailleurs, vers la salle du trône. Elle voit la chevelure parfaite de son fils sur son chemin et s'apprête à aller respirer un peu de son odeur pour toujours enfantine quand on lui lance un Les Corbeaux sont donc de sortis ce soir. qui l'arrête dans son élan. Furieuse, d'abord, qu'on se mette entre elle et son fils : les rares idiots qui s'étaient crus assez importants pour le faire s'en étaient mordus les doigts. Mais Anastasie ravale sa colère, la laisse pourrir en dedans. L'heure n'était pas à la hargne, parce que c'était sans doute lui pour faire référence à ses corbeaux. La sorcière se retourne, glaciale, le menton hautain et l'échine bien droite avant de le jauger d'un regard. Costume noir de qualité sans être incroyable pour autant, masque noir sobre. Trop à son goût pour y prête une quelconque attention. Il se fondait dans la masse parfaitement. Ils le sont toujours, vous devriez le savoir. qu'elle lui répond d'un ton neutre, même si entre ses mots elle aurait voulu vomir son dédain. Il n'était qu'un homme de main et Anastasie n'aimait pas avoir à faire à plus petit qu'elle. Elle prend une gorgée de vin rouge, puis lui lance un sourire fin et si faux qu'il en deviendrait presque vrai. Le bal vous plait-il ? demande-t-elle pour les apparences, les regards qu'on leur lance : c'était humain d'être curieux des moindres faits et gestes de quelqu'un comme elle. En réalité Anastasie n'en avait que faire, de savoir s'il se plaisait ici. Son intérêt se trouvait plutôt vers la mission du sorcier. Il était là pour faire du repérage, et elle voulait savoir s'il avait déjà mordu à quelques prises.

24 décembre 1927
Anastasie parle en 336633
Sa robe : ici.
Son masque : ici
Sa tiare : ici.

Résumé:
 


๑  A VAINCRE SANS PERIL ON TRIOMPHE SANS GLOIRE ๑




✧pour le plus grand bien✧
Anastasie Lupin
Missives royales : 10
Date d'arrivée : 18/11/2018

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✧ Parchemin envoyé Mer 9 Jan - 17:27 ✧


THIS IS WHO YOU ARE.
There are a number of issues that I am curious about.  
Il n'y avait que toi pour aimer ce genre de rassemblement. Non pas que tu étais de ceux qui aimaient se pavaner, mais car tu appréciais la nouveauté. Les choses qui pouvaient te détourner de la routine dans laquelle tu t'engouffrais bien trop rapidement. Café, boulot, dodo. Une sortie. Un bal. Une occasion de se prouver que tu n'étais pas arrivé à cet âge de non-retour où tu ne finissais pas par te faire trop vieux pour les mondanités. Guilleret, tu avais fait un effort. Un costume neuf pour l'occasion ainsi qu'un masque choisit avec soi. De rouge vêtu, tu avais arboré ironiquement un masque en argent trempé représentant le demi-visage d'un diable. Oublié les lunettes qui n'avaient de cesse que de meurtrir ton ego, et même si la vision d'ensemble laissait place à un léger flou.
Spectateur avec peine, tu n'avais fait qu'observer lors des premières dizaines de minutes qui avaient suivi ton arrivée. Cherchant des repères et la meilleure place. Tu ne regrettais en rien le fait d'être venue sans escorte. Car tu n'avais envie de t'amuser et non pas devoir avoir des obligations - que tu aurais respecté mais qui t'auraient empêché de pleinement profiter du spectacle que les invités offraient à ta vision brumeuse. Ne pouvant retenir un regard moqueur lorsque tu remarquas le rousse près du buffet. Ça ne peut être que Séraphine, pensas-tu taquin. Ne pouvant retenir un regard moqueur lorsque tu remarquas le rousse près du buffet. Ça ne peut être que Séraphine, pensas-tu taquin. D'un pas décidé tu t'approchas d'elle, alors qu'elle te tournait le dos.
" T'es décidé à me briser le dos la prochaine fois que tu me tomberas dessus ? lanças-tu en piochant dans le buffet pour prendre un petit four que tu vins mettre dans ta bouche. Sourire enfantin aux lèvres
Citation :
Résumé : Toulouse est un con.
code by bat'phanie



 
You never get free
when is Blood in the Water


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Toulouse Rosier
Missives royales : 13
Date d'arrivée : 08/11/2018

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✧ Parchemin envoyé Mer 9 Jan - 17:52 ✧


Bal Masqué à l'Opéra
๑ Je danse jusqu'à rire, je prie le jour de ne jamais revenir ๑

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Tu n’as qu’à y aller Odette, après tout qu’est-ce que ça peut bien faire, nous gardons Gaspard. Sa mère avait tant insisté pour la voir sortir à ce bal. Chose qu’elle n’aurait pas voulu préférant le calme d’une soirée avec son fils ou bien d’une soirée remplie à servir la Reine pour lui trouver la robe parfaite. Chose qu’elle avait faite à vrai dire. Mais l’idée de ne pas prendre Gaspard avec elle, c’était difficile, mais c’est vrai, elle ne pourrait pas s’amuser, elle serait trop occupée à poser les yeux sur les boucles brunes de son fils plutôt que de chercher un cavalier pour danser. Quelle idée avait eu Marianne d’aller choisir sa robe et celle de son amie au Paradise… Vraiment… C’était ça qui l’avait forcé à se vêtir d’une robe en soie, le vieux rose rehaussant ses cheveux blonds, ainsi que son teint de porcelaine. Le masque était d’une complexité, un satin brillant surmonté d’une dentelle ocre, quelques plumes et une fleur de tissu dorée. Elle ne cachait son visage qu’avec ce loup, mais c’était peu suffisant, les gens n’étaient pas bêtes et tout à chacun savait reconnaître les gens importants. Elle voulait être invisible, ne pas se faire remarquer, voilà neuf ans qu’elle se faisait remarqués… Un bout de tulle recouvrait l’unique épaule dénudée de sa robe, alors qu’elle se promenait dans la foule. Elle n’y reconnaissait pas une amie, pas une personne qu’elle aurait voulu voir. Peut-être avait-elle délaissé sa vie sociale au profil de sa place chez la Reine et de celle au Paradise. Ce qu’elle reconnait Odette, c’est les tenues qu’elle a vendues ces trois dernières semaines. Et parfois mal portée. Elle retrousse le nez face à quelques mauvais choix, face à ce mauvais goût évident de la part de certaines personnes.

Elle crut même voir sa sœur s’éloigner de la foule pour rejoindre une salle plus loin. La princesse Anastasie reconnaissable à la tiare qu’elle portait. Tous ces masques étaient ridicules. Elle prend une coupe de champexplosif et la sirote quelques instants, observatrice de ce monde. Qui pouvait bien se trouver là ? On disait qu’il y avait des adeptes de ce mage noir en France ? Peut-être qu’il y’ en avait ici ? Et sans le vouloir, ça la fait trembler…

Résumé:
 
๑  A VAINCRE SANS PERIL EN TRIOMPHE SANS GLOIRE ๑




Because of your smile, you make my life more beautiful



Why think separately of this life than the next, when one is born from the last? Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


✧dans les rues de Paname✧
Odette Duchannes
Missives royales : 4
Date d'arrivée : 30/10/2018

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