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Bloodlust. #Eminelle

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✧ Parchemin envoyé Lun 24 Déc - 0:49 ✧





Bloodlust.

#Eminelle


Cela faisait des années maintenant, peut être trois que chaque samedi, Pimprenelle tenait l’échoppe de sa famille, laissant le temps à son frère et à sa sœur aînée de vaquer à leurs occupations comme bon leur semblait. Pimprenelle n’avait pas grand-chose à faire de sa vie, le reste de la semaine, elle était la gouvernante des enfants qui n’étaient pas encore à Beauxbâtons de la famille Montrose, et son travail se terminait le vendredi soir. Ses samedis étaient d’un vide assez assommant, peu de client poussaient la porte du Clair-Obscur par les temps qui courraient, certainement pas pendant le mois qui précédait Noël, comme si l’esprit chrétien s’emparait d’eux. Pimprenelle n’avait aucune envie de se laisser habiter par l’esprit de Noël. Elle ne croyait pas en dieu, alors en quoi la naissance de son supposé fils dans une étable à Bethléem était supposé l’intéressée ? Sa famille ne préparait qu’une fête traditionnelle pour le solstice qui approchait à grand pas. Le solstice d’hiver coïncidait avec l’anniversaire de Lucifer, celui d’été avec le sien. Deux opposés que tout liait.  Il n’était pas coutume d’offrir des cadeaux fastueux chez les Deveraux, généralement, Pimprenelle offrait des ingrédients pour potion à sa famille, sachant très bien qu’acheter des futilités ne plaisaient à aucun d’entre eux. Plus d’une fois elle se dit qu’elle devrait offrir du sang de licorne à Lucifer, mais elle préféra le garder jalousement pour elle.

Assise sur le tabouret derrière le comptoir, elle a déjà compté plus d’une fois toutes les lattes de bois sur le sol. Ses doigts tapotent en rythme le bois sur lequel elle s’appuya, nonchalante. Elle était loin d’être la patience incarnée. Non, elle ne l’avait jamais été. Elle ne le serait jamais, ce n’était pas dans sa nature, ni dans ses gênes. La hâte de tourner le panonceau sur la porte pour le passer de ‘ouvert’ à ‘fermé’ la démangeait de plus en plus. La voilà qui était seule dans la grande maison, et qui le saurait ? Personne. Viola était on ne savait où, et Lucifer et Celestine s’en étaient allé rendre visite à la sœur de celle-ci. Tranquille, qui saurait qu’elle a fermé plus tôt à part elle ? Une chose la forçait à tenir la boutique ouverte, la sorcière devait recevoir une commande qu’elle avait passé quelques semaines plus tôt. Une commande qu’elle seule pouvait réceptionner, ni sa sœur, ni même son frère étaient au courant des expériences qu’elle menait sur la magie rouge. Sa sœur n’aurait pas souhaité qu’elle tente de s’émanciper du carcan des Deveraux, son frère n’aurait pas aimé qu’elle prenne des initiatives. Elle avait de plus en plus l’impression que personne ne la laissait agir comme elle le voulait dans cette maison. Soi-disant que les femmes Deveraux pouvaient agir à leur guise. Il y a bien longtemps que Pimprenelle n’en faisait pas qu’à sa tête. Elle avait cru qu’avec le départ de ses parents pour la Nouvelle Orléans elle gagnerait en autonomie, mais Viola et Lucifer l’avaient encore plus infantilisée.

L’heure tourne. Toujours assise, un coude sur la caisse, la tête dans sa main. Elle réprime un bâillement. Ses talons rouges donnent le même rythme que ses doigts sur le sol. Les jambes croisées sous sa long jupe bordeaux. Elle se relève, rajustant son chemisier blanc quand la cloche tinte. Il fallait toujours être en mesure de bien accueillir le client. Quand elle voit l’homme passer la porte, elle se dit qu’elle allait bientôt pouvoir fermer.  ‘Tu es en retard.’ Lâche-t-elle sans plus de cérémonie.  Elle pouvait être aimable, douce, parfois pétillante, souvent taquine, mais ce n’était que rarement le cas. Peu de personnes pouvaient dire l’avoir connu elle-même, sans artifices, ni réserve. Il était l’homme qui lui livrait commande : Emile Fronsac. La famille de sa belle-sœur, mais une famille qui ne se parlait pas. Pimprenelle avait du mal à se dire qu’une fratrie pouvait se déchirer, pour elle, c’était tellement important.  Emile et elle n’avaient pas vraiment de lien, à part qu’il était client de cette boutique, et qu’il venait les samedis passer commande pour le nécessaire à son activité de Chasse à la prime, et depuis quelques temps, il lui fournissait l’objet des recherches de Pimprenelle : du sang.


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Pimprenelle Deveraux
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✧ Parchemin envoyé Dim 30 Déc - 7:21 ✧




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Pire qu'une mauvaise habitude. C'est presque un rituel, certainement un rendez-vous, aux heures qui varient toujours un peu, bien contre ta volonté. Elle n'aime pas ça, la gouvernante des petits monstres, quand ça varie trop. Ça dépend de la dernière bête ou du dernier sorcier à chopper. Heureusement qu'il n'y a pas une femme et des petits démons qui t'attendent à la maison, qui attendent toi ou le prochain Chastel, ou même Fronsac qui ira les liquider. C'est bien pour ça que t'en avais pas. Personne à détruire pour t'atteindre toi. Et tes samedis soirs, tu les passaient volontiers avec ceux qui, comme toi, avaient la vie solitaire, de préférence l'esprit un peu tordu.

Le tourbillon de ton transplanage te recrachais dans une ruelle de la place Dauphine, pas trop loin du lieu de ton rendez-vous, un peu doux, sans vraiment l'être. Parce que c'était un plaisir, pour toi, de faire affaire avec cette gamine bien étonnante et de coller un peu dans sa boutique, d'acheter de babioles pour faire passer le temps, le sien, comme le tiens. Tu replaçais ta crinière, même si, ta chemise sous ton manteau, était encore tachée de sang. Tu n'avais pas vraiment prit le temps d'aller chez-toi, manger, te laver, te changer. Non. L'odeur de la forêt traînait encore dans ta crinière et du sang sous tes ongles. Tant pis. Tu espérais que tout te serais pardonner. Même si, rien n'était gratuit dans la vie, hein ?

Tu poussais enfin la porte de la boutique. Ne ratant pas la gamine éternellement assise au comptoir. Un léger sourire aux lèvres alors que t'as une pensée pour son frère, d'un an plus jeune que toi, à peine, qui vous tueraient sans doutes tout les deux, s'ils savaient ce que tu lui fournissais et ce qu'elle en faisait. T'étais presque un dealeur, à ta façon. Tu ne perdais qu'à peine ton sourire quand elle te reprochait ton retard.

« C'était peut-être pour une bonne cause. » Que tu la nargue doucement en venant t'accouder à son comptoir, fouillant dans ton sac pour en sortir un petit paquet noir à la boucle rouge. Un cadeau, emballé par les soins de ta baguette. « Joyeux Noël. » Que tu la taquines en posant ta joue contre ta main pour lui faire les beaux yeux, un petit moment, avant de te relever, l'air nonchalant et de regarder les nouveaux arrivages de sa boutique. « T'as pas des nouveaux trucs contre les lycans, dis ? » Que tu lui demandes, en attendant qu'elle ouvre ton cadeau, si elle l'ose, sauf qu'elle ne sera pas très surprise, parce que ce n'est pas très orignal. Enfin. Peut-être, un peu.

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Emile Fronsac
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✧ Parchemin envoyé Lun 31 Déc - 19:09 ✧





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Elle détestait fermer boutique après l’heure, elle avait l’impression que c’était jouer avec les nerfs des commerçants que de passer la porte à une heure si tardive. Mais, elle l’attendait, sachant très bien que c’était dans ses habitudes de toute façon. Ce n’est pas parce que c’était habituel que ce n’était pas irritant. Des années qu’il venait toujours le même jour – peut-être pas toutes les semaines – et venait la trouver ici. Peut-être était-il sensé avoir un certain charme, mais Pimprenelle était comme hermétique à ses choses-là, conditionnée toute sa vie par une mère qui lui a dit que les hommes étaient, mauvais, vil, cruel, pathétique et qu’elle n’avait pas besoin d’eux. Alors, elle ne leur prêtait pas plus d’attention que cela. A chaque fois qu’elle avait essayé, elle n’en était sortie que plus déçue et plus amère encore à leur sujet. Elle avait tant de chose à découvrir en ce monde, mais les hommes et leurs manières souvent rudes n’étaient pas ce qu’elle envisageait pour le moment. La Magie, le sang, la connaissance et Satan, c’était tout ce qui l’intéressait pour l’instant. Si sa sœur Viola se complaisait dans la luxure, ce n’était pas le cas de la douce et pourtant obscure Pimprenelle.

Elle n’aime pas que l’on s’accoude sur son comptoir, sans y être invité. Et même, c’était le sien.  'C'était peut-être pour une bonne cause.' Elle hausse un sourcil sachant qu’elle jugerait elle-même de la cause, et jugerait si elle était bonne ou non. Pimprenelle était peut-être d’apparence douce, et fragile, ce n’était pas nécessairement le cas, son jugement pouvait être assez tranchant, mais en étant élevé par quelqu’un comme sa mère elle n’avait pas être douce comme un agneau. Elle le regarde fouiller dans son sac pour sortir un petit paquet emballé, un… cadeau. 'Joyeux Noël.' Tandis qu’il semble lui faire de l’œil elle lève presque les yeux au ciel. Elle n’aimait pas Noël, parce que ça ne la concernait pas le moins du monde. Cette année elle irait au bal parce que Marianne lui avait demandé de l’accompagné, et parce qu’elle ne voulait pas décevoir l’une de ses seules amies.  Pendant ce temps, il s’éloigne un peu pour parcourir la boutique, comme un client qui cherchait quelque chose en particulier. 'T'as pas des nouveaux trucs contre les lycans, dis ?' Les Fronsac et les Lycan, c’était pire encore que les Deveraux et les Bellerose.

Non, rien de nouveau sous la pleine lune.’ Lâche-t-elle avec ironie. Habituellement, on ne parlait de rien de nouveau sous le soleil mais la lune semblait plus appropriée pour parler de loup. ‘Il existe toujours les sorts de protection habituel, il est plutôt dur d’atteindre un loup quand la lune est à son apogée.’ Elle en savait quelque chose, elle avait passé une nuit entière à tenir un sort de protection personnel avec la magie du sang pour ne pas se faire dévorer par un loup garou, un Chastel. Elle avait déjà songé à maudire un loup, mais, il fallait que ça s’imbrique parfaitement avec les cycles lunaires puisqu’ils étaient déjà victime d’une malédiction, c’était bien trop complexe pour le commun des mortels, et jusqu’ici elle n’en avait jamais eu l’utilité. Songeuse, elle pousse le cadeau qu’il a posé devant elle de quelques centimètres, ‘Et c’est l’anniversaire de Jésus de Nazareth, pas le mien.’ Se moque-t-elle, en ne voulant pas ouvrir de cadeau. Elle n’aimait pas les cadeaux, les gens qui la fréquentaient ne la connaissaient donc vraiment mal, voir pas du tout. Enfin, elle ne pouvait pas dire qu’elle et Emile avaient parlé d’autre chose que de magie, mais la réputation de la famille Deveraux et de leur dévotion à Satan devait faire sens. Noël ça n’était pas pour eux. ‘Depuis quand fêter la venue au monde d’un gamin il y a plus de mille neuf cent an dans une étable à Bethléem est-ce sensé être joyeux ?’ Rétorque-t-elle, ne comprenant jamais l’intérêt de parler de joyeux Noël à tout va. C’était une fête religieuse qui s’était emparée du monde magique, curieusement. Et elle n’avait pas idée de la folie qu’allait devenir Noël durant ce siècle, peut être veillerait-elle assez pour le voir devenir la plus grande des fêtes commerciales de ses propres yeux, ou mourrait-elle dans la force de l’âge.



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Pimprenelle Deveraux
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✧ Parchemin envoyé Mar 1 Jan - 1:24 ✧




You are a terrible thing.
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Même après toutes tes visites, tu cherches encore à la cerner, Pimprenelle. Quelque part, à ne pas lui déplaire, ne pas la provoquer, ne pas être déplacé. C'est plutôt rare. Surtout pour une personne à qui tu ne voulais aucun mal. La faute à tout ce sang que tu lui fournissais et cette curiosité maladive à savoir exactement ce qu'elle en faisait. T'avais du mal à calculer avec elle. Tu te retrouvais à faire une partie d'échec, à avancer à l'aveuglette, les doigts offerts à la gueule du chien enragé qui n'avertissait pas avant de mordre. La discussion sur les loups fût brève. La dessus, tu faisais tes propres expériences, n'aimais pas trop dévoiler tes plans, tes secrets, tes connaissances, ton obsession. Dur, oui mais pas impossible. Pas à trois sorciers, qui avaient un plan et des armes et un goût incomparable pour le sang des lycans. Le prochain, tu t'étais promis de le torturer, pas simplement de le tuer comme une bête, rapidement, brutalement et férocement.

Tu sors de tes pensées comme des recherches de tes doigts sur les articles, comme elle pousse le paquet que tu lui offert. Évidemment qu'elle ne voulait pas l'ouvrir, s'aurait été trop simple. Encore d'avantage que l'aurait été le fait qu'elle apprécie ton cadeau. Elle te faisait drôlement penser à ton ex petite amie, difficile à contenter, peu importe la nature de tes gestes. Elle t'arrache un petit sourire malgré son refus. Surtout quand elle continue rageusement à s'acharner sur le joyeux autant que sur le Noël. Tu reviens vers elle.

« Ah pardon. Le sarcasme n'était peut-être pas assez souligné dans ma voix. Joyeux Solstice et gloire à Satan ? » Que tu questionnes en arquant un sourcil, revenant vers son comptoir en haussant les épaules. « J'essayais d'être civilisé, pour moi c'est simplement le mois de Décembre et la fin d'une année où je tente d'être le plus bourré possible pour oublier le double homicide de ma famille. » Que tu t'ouvres, sans vraiment le faire, restant assez glacial, le regard stoïque parce que ce moment de l'année approchait à grands pas et que tu n'avais toujours pas de nouvelles d'Emma. Que peut-être que les fêtes cette année, ressembleraient à une tuerie plus qu'à quoi que ce soit qui s'approche de la célébration. L'habituel. « Prends-le comme une mince excuse pour tout mes retards annuels, qui accumulés, méritent au moins une excuse, aussi minable soit-elle. Ouvres-le, s'te plaît, t'es même pas obligée de faire semblant de l'aimer, même si, j'crois pas que ça va te déplaire. » Que tu tentes de la convaincre, posé devant elle. Entre toi et le petit paquet noir aux étoiles et aux rubans argentés. La prochaine étape tu serais obligé de poser tes mains par dessus les siennes pour lui forcer la main à ouvrir le cadeau. Et tu ne croyais pas qu'elle apprécierait spécialement ce contact. Ça t'apprendrais à faire des efforts. L'an prochain, t'arriverais en lui lançant des babioles sur le comptoir, sans surprise, sans un mot, sans dire que c'était des cadeaux. Plus tu regardais ton grand projet de la soirée et moins ça te semblait plausible étant donné la rigidité dont elle faisait encore preuve.

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Emile Fronsac
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✧ Parchemin envoyé Mar 1 Jan - 2:30 ✧





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Ça se voyait tant que cela qu’elle n’aimait pas Noël ? Pour elle, elle se fichait d’être une païenne hérétique, ça lui convenait très bien. 'Ah pardon. Le sarcasme n'était peut-être pas assez souligné dans ma voix. Joyeux Solstice et gloire à Satan ? ' Oui, elle ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire. Elle lâche un ‘Joyeux Solstice.’ Il pouvait le prendre en rigolant s’il le voulait, pour elle c’était des plus sérieux. Sa famille ne vivait que pour cela, ils avaient compris que la lumière n’avait rien à offrir, seuls les ténèbres étaient riches et non dénués de sens.  Les solstices étaient des plus sacrés dans sa famille, parce qu’ils étaient les deux dates de naissance de Lucifer et Pimprenelle. L’un né pendant la nuit la plus longue, l’autre pendant celle la plus courte. Lucifer était un enfant des ombres, Pimprenelle une fille de la lumière. Mais comme sa mère l’avait toujours dit, il n’y a qu’une lumière capable de projeter des ombres. Entre temps, il est revenu face à elle, cessant de errer dans la boutique, 'J'essayais d'être civilisé, pour moi c'est simplement le mois de Décembre et la fin d'une année où je tente d'être le plus bourré possible pour oublier le double homicide de ma famille.' Il s’essayait à la pitié, ou à quelque chose qui puisse provoquer de la compassion chez elle. C’était difficile d’imaginer une fille aussi jeune, aussi fragile et frêle d’apparence doté d’un cœur de pierre. Ne les laisses jamais voir que tu peux faillir Pimprenelle. Elle n’oubliait jamais les conseils secs de sa mère. Jamais. Elle avait longtemps du genre à laisser son don de métamorphomage et sa chevelure changeante montrer au monde ses émotions, un peu comme son premier chat Méphistophélès, le chaméléon au poil changeant au gré de ses humeurs de chats  - soit très très souvent.  Il fallait avoir un cœur dans ce monde  d’après la majorité des personnes. Pimprenelle avait vite compris que c’était une source d’erreur. C’était triste de perdre deux membres de sa famille en même temps. Pimprenelle ne se douterait pas que sous peu, elle perdrait père et mère dans ce qui serait un assassinat. Cela entrainerait la chute de son monde, l’effondrement de ses repères, mettant à mal tous ses principes. 'Prends-le comme une mince excuse pour tout mes retards annuels, qui accumulés, méritent au moins une excuse, aussi minable soit-elle. Ouvres-le, s'te plaît, t'es même pas obligée de faire semblant de l'aimer, même si, j'crois pas que ça va te déplaire.' Tente-il d’ajouter, venant se remettre en face d’elle. Un homme qui s’excuse. On aura tout vu, c’était peut-être une bonne chose. Voir cela comme une opportunité, ou quelque chose dans ce goût. Ou bien une expérience.

Parfois, accepter, et renoncer, c’est faire un pas en avant. C’était stupide comme pensé, mais tellement vrai. Camper sur ses positions n’avait pas toujours l’effet escompté. Dans le commerce, il fallait choyer le client. C’était les mots de Lucifer et de Viola. Le commerce n’était pas des plus florissants, alors il fallait gâter ceux qui passaient cette porte et ne pas les faire fuir.  ‘D’accord, je vais ouvrir.’ Dit-elle lui adressant un maigre sourire. Elle était toujours gênée d’avoir des cadeaux. Mais c’était censé accompagné des excuses alors… elle déchire avec une délicatesse presque chirurgicale le papier, la même précision qu’elle usait pendant ses sorts.  Elle finit par mettre à nu l’emballage, et dévoile deux fioles d’un sang carmin, en parfait état. Il aurait presque pu être encore chaud. Elle voit les inscriptions sur chacun ‘pur’, et sur l’autre ‘moldu’, écrites à la main sans doute de la main d’Emile. Elle ne voit pas le collier qui se trouve avec, le regard, et l’attention happé par ce sang qui l’appelle.  ‘Intéressant.’ Lâche-t-elle plus pour elle-même, fasciné et portant les fioles dans la lumière pour les observer par une incertaine transparence rougeâtre typique du sang qui avait coagulé.  Puis son regard se pose sur ce qui reste dans le paquet. Un collier en argent avec une petite fiole de verre au bout, comme pour porter un peu de quelque chose autours de sa nuque. ‘Oh…’ Elle ne portait jamais de bijoux. ‘Je ne porte pas de bijoux, c’est…’ Plus facile de laver ses mains couvertes de sang sans bague, sans bracelet, plus facile de se doucher quand les colliers ne sont pas accrochés autour du cou. ‘Mais me-.’ Elle ne disait jamais merci, elle se stoppe.  ‘Considère que ça rachète tes retards je suppose.’ Lâche-t-elle avec un sourire sincère. Ça rachetait les retards, mais le sang avait une grande valeur marchande pour elle. Ce n’était pas la première fois qu’elle avait du sang venant de lui  mais la première fois qu’elle avait du sang de moldu en sa possession. ‘Sont-ils morts ou bien simplement saignés ?’ Demande-t-elle dans le plus grand des calmes comme on parlerait de la pluie et du beau temps. Pimprenelle avait cette fascination pour la mort. Mais savoir si le sang avait été extrait sur un corps encore chaud ou sur le corps d’un trépassé avait sa petite importance.  Elle attendait cette réponse, une lueur de curiosité dans les yeux. Si les diamants allumaient une lueur chez certaine femme, chez Pimprenelle, ils n’auraient aucun effet, mais secouer un peu de sang sous ses yeux, et vous la verrez sourire sincèrement, fasciné par le liquide carmin qui elle le voyait coagulait de plus en plus. Aucun doute, le sang était frais, même très frais.  ‘Mais je ne te retiens pas plus longtemps, tu as à faire j'imagine.’ Ajoute-t-elle quand l’affreux coucou de ses frères et sœurs dans l’arrière-boutique sonne dix-neuf heures.


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Pimprenelle Deveraux
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✧ Parchemin envoyé Mar 1 Jan - 3:39 ✧




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Ta vie était faite d'obsessions et la gamine n'échappait pas à la règle. Sauf qu'avec la Deveraux c'était différent. Il y avait quelque chose au fond de son oeil que tu reconnaissais pour l'avoir vu dans ton  propre miroir. Une lueur de flamme qui s'excitait et qui dansait que tu glissais les pots, les seaux, de sang sous ses yeux. Ton propre sang s'agitant à l'idée d'observer ses pupilles se dilater et tout ses fantasmes qu'elle pouvait faire naître en toi avec sa petite perversion. Ton sourire devenait immense dès qu'elle acceptait d'ouvrir ton cadeau. Tu t'arrêtais presque de vivre, pour l'observer, elle, vivre sous tes prunelles obnubilées. Rien que ça façon de déchirer le papier te faisais fantasmer. Tu pouvais trop l'imaginer, devant un corps, avec des outils pointus, déballer le mort de sa peau avec cette même minutie.

Ton sourire devient plus grand encore, quand elle observe minutieusement tes fioles et que tu es toi-même fasciné de l'observer. Même sa réaction pour le reste du présent n'était que délicieuse pour tes yeux de spectateur. Tu claquais doucement ta langue contre ton palais lorsqu'elle avouait ne pas porter de bijoux.

« Ce n'est pas un collier comme les autres. C'est un collier intuitif qui collabore avec la magie du sorcier qui le porte. Il est anti-taches, peut se fondre à la peau du sorcier pour le rendre invisible pour plus de discrétion. Parfait pour cacher du poison ou un sang de ton choix. Y'a des sorciers qui les remplissent du sang de leurs ancêtres et qui les mélangent dans la fiole, pour la chance, la prospérité, la puissance.  S'il ne te plaît vraiment pas, par contre, tu peux toujours le revendre. » Que tu termines en haussant les épaules. Tu crois voir naître des remerciements sur ses lèvres, qu'elle ne tarde pas à assassiner, te gratifiant tout de même du pardon de tes pêchés. Ses questions continuent et sa passion ne sait qu'appeler la tienne pour savoir comment tu avais récolter leur sang, exactement. Ne provoquant dans ton esprit tordu que plus d'images où elle t'accompagnait dans tes plaisirs sanguinaires. Ce serait mentir que de dire que ça ne te plaira pas, de rincer le sang de son dos, sous les effluves trop chaudes d'une douche où l'odeur en est décuplé. « Saignés. » Même si l'un était mort aussi, que t'avais récolté de son sang après sa mort aussi. Même si l'autre était encore vivant, encore disponible pour une saignée, gardé, bien au chaud, dans une cave. Peut-être qu'elle voyait que tu t'amusais trop, coupant court à votre entretiens comme si elle te foutait une claque en pleine gueule. Ta main se posais nerveusement sur la sienne.

« Non ! » Tu perdais un peu de ta contenance et de ton calme olympien devant tout ce trop d'émotions que la gamine te faisais vivre. Tu retirais rapidement ta main de sur la sienne pour la passer dans ta tignasse que tu renvoyais pas l'arrière, replongeant ton regard dans le sien, cherchant à calculer le meilleur moyen de poser ta requête. « En fait j'me demandais si... je pouvais assister à tes expériences... » Que tu oses lui demander. Peut-être trop tôt, peut-être trop brusquement ou maladroitement. Sauf que tu brûlais d'envie de la voir mener ses études. Parce que t'étais même prêt à partager quelques petits secrets avec elle, en échange. Parce que de toutes façons, si elle disait non, tu la suivrais pour l'observer par la fenêtre. Mais tu préférais être à l'intérieur. Aux premières loges. Après tout, c'était ta contribution.

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Emile Fronsac
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✧ Parchemin envoyé Mar 1 Jan - 18:31 ✧





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Elle n’avait pas besoin d’une fiole de sang suspendue à son cou pour se souvenir de ses ancêtres, d’où elle venait. Bien sûr, le sang des ancêtres devait avoir une certaine valeur, mais d’après Pimprenelle c’était d’avantage sentimental que pratique, puisque le sang ancien n’était pas frais donc peu efficace en matière de magie rouge. Celle qu’elle pratiquait avec assiduité.  Elle pratiquait la magie de ses ancêtres, celle que les sorciers de ce monde avaient majoritairement oubliée. La puissance pouvait s’acquérir, mais pas en se trimbalant avec cette chose autour du cou. Elle esquissa un poli sourire. Et dit ces quelques mots, ‘Non, garde-le, et revends-le si tu le souhaites.’ Elle ne pouvait garder un cadeau qui en était réellement un, et qui ne lui plaisait pas. Pimprenelle n’était pas habituée à recevoir des cadeaux, pas du tout. Si elle en avait un à son anniversaire, c’était le bout du monde, et bien souvent c’était des vêtements rien d’autre. Quand on ne roule pas sur l’or, on ne se complait pas de futilités, de bien matériels. ‘Je ne peux pas le garder.’ Parce que je ne veux pas être redevable de quoi que ce soit. Déjà que le sang, elle se disait que ça allait bien finir par lui coûter quelque chose. Elle avait ses petites économies Pimprenelle, oh rien de bien transcendant, à peine de quoi tenir si elle venait à perdre son travail. Elle avait beau être prévoyante, la vie était plus chère qu’il n’y paraissait à Paris dans le monde magique.

Le sang et son utilisation étaient un art dans sa famille, et plus encore avec Pimprenelle qui s’était fixée comme principe de déterminer la propriété exact du sang. A savoir si le sang d’un être vivant ou d’un être mort était plus puissant. Si celui d’un  sorcier était plus puissant que cela du moldu. Il y avait tant à découvrir et aucune étude fiable sur le sujet, alors elle choisit de se faire sa propre opinion pour qu’à l’avenir elle ne sélectionne que le sang utile pour lancer ses sorts et malédictions de sang. 'Saignés.' Il lui aurait dit ‘mort’, elle aurait eu exactement la même réaction, celle d’une moue de réflexion, rien de plus. Ce n’était pas une émotionnelle et encore moins une sensible la plus jeune des Deveraux. C’était une cérébrale pragmatique en matière de magie noire. Aucune émotion, c’était avec les émotions que l’on faisait des erreurs, elle s’en était rendu compte une fois, se liant par un sort à sa victime, et s’affaiblissant à vitesse éclair. Il avait fallu que sa mère lui sauve la mise.  Elle avait besoin du maximum de concentration pour ne pas comettre de faux pas, et ce soir, la maisonnée vide lui donnait l’entière possibilité de s’adonner à sa magie sans faire attention à qui que ce soit. C’est pourquoi elle lui propose qu’ils en restent là. Mais, quand il pose sa main sur la sienne, et lâche ce, 'Non !' Elle se fige. Comme interdite. Le regard de Pimprenelle s’assombrit dangereusement le temps que leurs peaux soient l’une contre l’autre. Mais rapidement, il la retire. Et elle respire de nouveau laissant disparait ce lambeau de noirceur enfouie, comme un réflexe primaire. 'En fait j'me demandais si... je pouvais assister à tes expériences...' C’était donc là la faveur qu’elle lui devait pour ce cadeau. Evidemment. Tout à un prix n’est-ce pas ?

Elle n’aimait pas qu’on entre dans sa zone de confort. Pas du tout. Et qu’on la touche encore moins. Pimprenelle n’était pas une tactile, elle ne l’avait jamais, mal à l’aise quand on la touchait. Mais dernièrement, c’était de pire en pire, c’était… malaisant à souhait quand quelqu’un la touchait. Elle se sentait mal, et la noirceur dans son regard se faisait plus menaçante. Comme un animal blessé qui n’en est que plus dangereux.  ‘C’est ton prix pour le sang, j’aurais dû me douter que rien n’est gratuit.’ Naïve Pimprenelle, elle avait encore beaucoup à apprendre, mais à vingt ans elle ne pouvait pas se vanter d’avoir vu grand-chose dans sa vie.  ‘Je n’ai pas beaucoup de temps.’ Commence-t-elle alors en dépassant le comptoir pour aller tourner le petit panonceau sur la porte pour indiquer que l’échoppe était maintenant fermée. Elle continue alors en s’exécutant pour la fermeture, ouvrant la porte faisant s’engouffrer du froid pour récupérer la petite pancarte a l’extérieur afin de la mettre au chaud. ‘Tu ne touches à rien.’ Précise-t-elle. Elle n’aimait pas ça. Pas du tout. Elle clôt la porte, en tournant la clef à l’intérieur de la serrure. ‘Donc oui, tu peux regarder.’ Finit-elle en se retournant vers lui. Elle n’était pas des plus souriantes, mais elle n’était pas des plus cassantes non plus. Ce n’était pas là qu’elle serait le plus brillante, il ne s’agissait pas de donner dans le spectaculaire, juste dans l’étude.  Elle savait qu’elle aurait dû préparer cette soirée dans l’arrière-boutique, en sachant très bien que ses aînés n’étaient pas là. Par Satan. Elle prend les deux fioles dans ses mains, et l’invite à la suivre de la tête.

Elle monte les marches de l’escalier de bois, à la fois hasardeux, ancien et robuste. Il était difficile de passer inaperçu dans cette demeure, puisque les marches grinçaient facilement. Ils passèrent le premier étage, l’appartement de sa sœur. Puis vint le second, celui habituellement de ses parents. Puis le troisième, sans porte, faisant parti de l’appartement duplexe de ses parents et enfin, celui de son frère et de sa compagne, Célestine au quatrième étage. Le cinquième étage renoue avec le principe du duplex. Elle est habitué à gravir les étages, jusqu’au sixième où elle pousse la lourde de porte non sans raclé un peu le paquet comme à chaque fois. Elle n’avait pas la porte en meilleur état, mais elle fermait, c’était tout ce que Pimprenelle lui demandait.  ‘Tu peux refermer derrière toi.’ Dit-elle. L’appartement n’est pas très grand, rempli d’un bric-à-brac que chose et d’autre. Le tout était ancien, un pan entier du mur du salon était recouvert de livres plus ou moins ancien. C’était en partie elle qui avait récupéré les livres de ses ancêtres à la Nouvelle Orléans, en partie seulement, la fratrie avait eu quantité à se diviser. ‘Assis-toi si tu le souhaites, je vais chercher ce qu’il me faut.’ Elle lui montre l’appartement. Il n’y avait qu’un pas entre la table et les chaises et le canapé. La table faisant plus office de laboratoire qu’autre chose. Elle disparait derrière la bibliothèque pour gravir les escaliers qui la séparait de la mezzanine et aller chercher quelques parchemins, sa baguette et des fioles vides. Et elle redescent, posant le tout sur la table.


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L'appartement de Pimprenelle ici, ici, et ici.


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Pimprenelle Deveraux
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✧ Parchemin envoyé Mar 1 Jan - 19:36 ✧




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T'as jamais vu un spécimen comme Pimprenelle nul part ailleurs. Cette raideur dans sa colonne, cette fermeté dans ses idées. Refusant catégoriquement le collier parce qu'il ne lui serait pas utile et qu'elle n'allait certainement pas commencer à en porter un parce que toi, tu lui donnais. Tu haussais les épaules et récupérant le bijoux. Tu savais déjà ce que t'allait en faire, tant pis. Tu ne t'en offusquais pas, trop perdu dans l’aseptisation des réactions de la demoiselle, qui au final, n'était pas des réactions.  Même ta main sur la sienne, une fraction de seconde et son souffle qui se coupait. Même si l’interaction avait été risquée, elle n'en restait pas moins jouissive pour tes yeux malsains.

Lorsque tu demandes pour assister à ses expérimentation, elle y voit immédiatement une obligation. Fronçant un sourcil, parce qu'au contraire, tu ne comptais pas la forcer de la sorte. « Non, c'est une requête... » Que tu souffles avant qu'elle ne te réponde qu'elle ne disposait pas de beaucoup de temps, que ton propre sang bouillonnait doucement dans tes veines. Pimprenelle commence à exécuter la fermeture de la boutique, ton regard la suivant plutôt que d'aider, parce qu'on moindre souffle, elle te demande de ne rien toucher. Tu lèves les mains dans les airs avec ton petit sourire en coin. Qu'elle te laisse la regarder, ça te comble amplement, pour l'instant, pour ce soir, cette nuit, t'en as aucune idée.

La boutique fermée tu la suis dans l'ascension jusqu'à son appartement, tu ne savais même pas qu'elle habitait en haut de la boutique, qu'ils y habitaient tous, tu ne t'étais jamais vraiment demandé avant. Ça ne te dérange pas de la suivre, d'obéir, t'as une plus jolie vue de derrière, surtout dans la pente des escaliers. Tu ne fais rien de mal, rien que monter derrière elle. Et ils croient que c'est par galanterie que les hommes laissent monter les femmes d'abord. Non mesdames, c'est pour la vue. Jusqu'à ce que tu pénètres dans son antre. Refermant la porte derrière toi comme elle te l'exigeait. Tu n'avais pas de mal à l'imaginer gouvernante. Avec cette fermeté qui donnait envie de se mettre à genoux en disant ''oui, madame''. Elle te laisses un moment, à observer du bout de yeux ce que t'aurais bien voulu effleurer du bout des doigts. C'était une bonne règle générale à suivre avec la Deveraux, regarder, mais pas toucher. Rester dans cette frustration constante. T'arrives quand même à sourire avec tendresse quand tes yeux se posent sur les divers objets qui composent le décor. Dont un joli chat empaillé auquel on a arraché les yeux et oublié de les remplacer par des billes. Des petites liasses de fils rouges lui servent de globe oculaire et ton coeur fond un peu, comme si ce n'était pas assez, avec les parchemins tachés de sang. Ton hôte reviens finalement avec son matériel, quand tu t'assieds face à elle, retire ta veste et ton foulard que tu poses sur le dosseret.

« Tu sais que t'es tout simplement fascinante ? » Que tu te risques à lui avouer, sans pour autant vouloir définir ta pensée sur ce qui la rend fascinante. Ce qui serait difficile, de toutes façons, parce que c'est son essence elle-même qui fait que tu pourrais passer le reste de ta vie à la regarder vivre la sienne. Du fond de ta chaise c'est un peu elle, ton expérience à toi.

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Emile Fronsac
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✧ Parchemin envoyé Mar 1 Jan - 21:48 ✧





Bloodlust.

#Eminelle


Les hommes ne font pas de requêtes anodine Pimprenelle, ne l’oublie jamais.’ Les mots de sa mère sont gravés dans son esprit. Pimprenelle se souvenait de chaque conseil de sa mère, et ils lui revenaient au compte-goutte, dans les moments les plus opportun. Alors quand il dit que c’était une requête, elle se dit que dans le fond, ça n’en était pas une. Les hommes prennent ce qu’ils veulent, et ne posent pas de question.  Les cadeaux n’étaient pour elle qu’une façon d’acheter quelque chose ou quelqu’un. C’était ainsi qu’elle avait toujours vu les cadeaux. Les Deveraux partaient du principe que la vie ne faisait aucun cadeau, et quand elle en faisait un, il y avait toujours un prix à payer. C’était une loi élémentaire de la nature : tout à un prix. Et soudain, le laisser voir quelque chose dont il ne comprendrait sans doute pas la moitié n’était pas si cher payé que cela, et cela lui donnerait l’illusion d’avoir obtenu ce qu’il voulait. Une illusion selon Pimprenelle, mais elle ne doutait pas que le laisser passer la porte de son antre à elle l’emplirait d’une curiosité malsaine à son égard.

Elle aurait pu se sentir mal à l’aise de laisser quelqu’un enter chez elle, sauf que Pimprenelle n’avait pas cette notion d’étrangeté à son égard, pour elle, son monde était tel que le monde devait être. Les maisons immaculées, dépourvu de bordel partout, de livre ou de curiosité en tout genre  manquaient cruellement de quelque que chose. Elle ne s’assoit pas tout de suite, et ouvre le petit tiroir de la table en bois pour sortir une minuscule fiole de sang brillant. Une infime quantité de sang de licorne récupéré au péril de sa vie. Elle la pose au côté des deux autres fioles quand il dit alors, ‘ Tu sais que t'es tout simplement fascinante ? ’  Elle lève ses yeux noisettes vers lui, neutre. Interloquée, mais neutre. ‘Tu sais que tu es simplement indiscret.’ Lâche-t-elle avant de tirer la chaise pour s’installer à table.  On ne dit pas à quelqu’un ces choses-là, pas à Pimprenelle. Elle avait du mal à concevoir les compliments, parce qu’elle ne se sentait pas hors du commun, elle se sentait juste ordinaire.

C’est simple.’ Commence-t-elle par dire en relevant la tête vers lui. Il était sans doute indiscret, et il était un homme, mais puisqu’il il était ici, au moins qu’il puisse comprendre de quoi il en retournait. Savoir que la magie du sang et se retord existent ne ferait pas de lui quelqu’un capable de la pratiquer, la jeune femme la pratiquait depuis que sa magie était apparu. Ça coulait dans les veines aussi surement que sa faculté à changer d’apparence.  ‘L’expérience sert à déterminer la puissance de chaque type de sang pour déterminer leur application à la magie rouge.’ Elle racle sa gorge pour sortir de sous une pile de parchemin ce qui ressemblait à des notes de recherche griffonnée. ‘J’ai testé le sang de sorcier lambda, du sang de manticore aussi, et divers sang de sorcier en tenant compte de l’âge, de la pureté, et des habilités magiques.’ Elle explique ce qu’elle fait, soigneusement. Méthodique, elle n’était pas gouvernante pour rien.  Le savoir était quelque chose de primordial pour elle, c’était la source de tout pouvoir. Le savoir c’est le pouvoir elle l’avait bien compris, et surtout en magie noire. Il y avait une part de talent dans la réussite, mais il y a une grande part de connaissance et une énorme part de travail. ‘Rien ne tombe tout cuit Pimprenelle, concentre toi.’ Sa mère ne la quittait jamais vraiment. Elle dit alors, posant les trois fioles devant elle, les deux qu’Emile lui avait amené, et celle qu’elle avait récupéré grâce ou bien à cause de Balzac Chastel. ‘Nous avons là, du sang de moldu, du sang pur de sorcier et du sang de licorne très spécial.’ Elle ne s’étend pas plus sur le sang de licorne, mais esquisse un sourire presque fier en le disant. La plus grande partie de celui-ci était à labris. Elle griffonne alors sur son papier.  Elle griffonne encore et demande à Emile, ‘Peux-tu me donner approximativement les âges des deux personnes, et si le sorcier est pourvu ou non d’un don particulier  comme la lycanthropie, la légilimencie ou le troisième œil ?’  Elle documentait absolument tout, c’était la base de toutes recherches efficaces.



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Pimprenelle Deveraux
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✧ Parchemin envoyé Lun 7 Jan - 22:02 ✧




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C'est pas de la faute à son petit tailleur si elle se tient aussi droite, Pimprenelle. C'est sa colonne qui est aussi droite et rigide qu'un brossdur première génération. Et encore, elle a la fleur de son âge qui lui permet de ne pas passer pour une vieille folle entêtée et aigrie. Parfois, ça te chatouille le fond de l'estomac, en voyant ses sourires serrés. De la mettre mal, de la foutre hors de sa zone de confort. De la remonter sur son petit comptoir et lui montrer, du bout des lèvres et des doigts, comment on souriait pour vrai. Elle t'aurais sans doutes déchiré aussi chirurgicalement que ton papier cadeau. Alors t'évitais, tu retenais les pulsions de tarés rien que pour pousser un peu plus loin. Tu pensais pas que tu réussirais, à ce qu'elle t’amènes là-haut, chez-elle, dans son antre. Eugène ne te croirais jamais.

Et pourtant tu est là, devant elle, au bout de ton souffle, les yeux rivés sur elle. Sur ses mains meutrièrement précise qui sortent une fiole de sang. Un sang argenté qui ne peut appartenir qu'à une seule créature. Ah oui, hein ? T'as un petit sourire en coin, vachement curieux de qui lui as fournis, parce que ce n'est pas toi. Elle a un autre fournisseur, elle te trompe ? Et c'est plus fort que toi, ses mots, qui t'échappent, qui viennent la déranger. Tu l'as vu, une fraction de seconde, quelque part dans son souffle qui se coupe, quelque part ou le reste des sorciers n'y aurait pas porter attention. Sa réponse contre laquelle tu ne peux réprimer un sourire en coin. Oh, elle n'a même pas l'ombre de l'idée d'à quel point, tu es indiscret. Elle n'a pas vu l'iceberg et elle finira par y périr comme le reste.

Tu prends place après elle, devant elle, les yeux rivés sur le plus infime de ses gestes, pendu à ses lèvres. C'est simple. C'est fascinant. Elle sort ses notes et t'as tellement envie, d'y fouiller, de jouer toi aussi dans le sang. Est-ce qu'elle aussi, s'en met plein les doigts, quand personne ne regarde, ou est-ce qu'elle est aussi stricte qu'avec le reste de sa vie ? Elle explique et déjà, les questions naissent dans ta cervelle détraquée

« Est-ce que tu notes aussi sur la récolte du sang. Si un sacrifice, forcé ou volontaire change quelque chose à la puissance du sang ? » Que tu questionnes déjà. Parce que les sacrifices de sang, vous ne les avez pas inventés. Ni vous, ni même les sorciers vaudous. Les grecs en faisaient, bien des moldus et des sorciers en faisaient avant vous. Ton sourire retrouves le sien quand elle te laisses en suspend, elle le fait exprès. « Il a quoi de très spécial ? » Que tu questionnes encore sur le sang de licorne, avant que ce ne soit ton tour d'être questionnée par l'experte sur les caractéristiques des victimes.

  Elle ne s’étend pas plus sur le sang de licorne, mais esquisse un sourire presque fier en le disant. La plus grande partie de celui-ci était à labris. Elle griffonne alors sur son papier.  Elle griffonne encore et demande à Emile, ‘Peux-tu me donner approximativement les âges des deux personnes, et si le sorcier est pourvu ou non d’un don particulier  comme la lycanthropie, la légilimencie ou le troisième œil ?’  Elle documentait absolument tout, c’était la base de toutes recherches efficaces.

« 33, Fourchelangue. Et le moldu dans la vingtaine. » Tu lui demanderas ce soir, si elle veut vraiment plus de précisions. Ou, au pire, tu fouilleras dans ses papiers. Même si toi, t'en a rien a foutre.

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Emile Fronsac
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✧ Parchemin envoyé Mar 8 Jan - 2:14 ✧





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#Eminelle


Le sang n’était pas quelque chose de honteux, ou dont on devait avoir peur selon Pimprenelle, le sang était l’essence même de la vie, l’essence même de la magie, elle ne comprenait pas qu’on rende tabou ceci depuis longtemps. Non, elle aimait le sang, source de puissance, source de pouvoir, source de magie. C’était l’essence de ce qu’elle faisait, cette magie délaissée et crainte par les sorcier du monde parce qu’elle était méconnue. Fut un temps où aucun sorcier ne possédait baguette pour jeter des sorts ; les Deveraux pratiquaient cette magie, ils n’avaient jamais cessé de le faire. L’apprenant à leur plus jeune enfant dès que possible. S’ils se complaisaient dans le sang, Pimprenelle n’avait pas envie de laisser de place au hasard, c’était à cela que servait ses recherches. Des recherches pour avancer, pour ne plus tâtonner bêtement. Elle détestait ne pas savoir, ne pas comprendre. Se sentir impuissante, faible, et à la merci de quelque chose.  Une Deveraux n’était pas faible, jamais, Pimprenelle n’était pas du genre à se laisser faire, pas du tout. Elle n’avait jamais laissé – qu’elle se souvienne – personne la rabaisser, ou la mettre à genoux. Jamais.

Elle ne lui jette pas un regard quand il se place près d’elle. La proximité avait tendance à la rendre mal à l’aise, c’était plus vrai depuis quelques temps, plus dérangeant, sans qu’elle ne sache pourquoi. ‘ Est-ce que tu notes aussi sur la récolte du sang. Si un sacrifice, forcé ou volontaire change quelque chose à la puissance du sang ? ’  Elle notait toutes les informations qu’elle avait, et en général elle n’avait pas forcément beaucoup d’information sur la façon dont elle s’était procuré le sang, on lui donnait, ou bien elle l’achetait. Parfois, elle se disait qu’il valait mieux ne pas trop en savoir, s’il s’agissait d’un meurtre il valait mieux ne pas être impliquée outre mesure non ? ‘ Il a quoi de très spécial ? ’   Ce sang était tellement spécial. Elle ne peut s’empêcher de sourire quand il en parle. Ce sang lui avait donné des sueurs froides, et avait bien failli la tuer. Mais elle le tenait entre ses doigts frêles, comme un trophée dont elle pouvait être fière.  Elle tenait la plume en main pour noter les informations qu’il pourrait lui donner. ‘ 33, Fourchelangue. Et le moldu dans la vingtaine. ’   Fourchelangue, voilà qui était plutôt intéressant. Elle n’aimait pas beaucoup les fourchelangues, elle en avait connu un, une fois. Plusieurs été de suite. Rien qui ne méritait la peine d’en parler selon elle, sans se douter que le pire lui avait été ôté, comme si elle n’avait même pas le droit de savoir pourquoi elle souffrait autant.

Elle griffonne ce qu’il lui dit sur le papier sans plus attendre. Elle aimait rassembler le plus d’information possible. ‘Eh bien généralement, je n’ai pas les informations sur la…’ Elle esquisse une  moue un peu boudeuse, cherchant ses mots ‘…la façon dont il est récolté.’ C’était vrai, elle ne savait jamais d’où il venait, si elle avait des informations générales sur la personne qui possédait ce sang, c’était déjà pas mal.  ‘Je doute que ça importe, le sang est propre à une personne, à ce qu’elle est de façon intrinsèque.’ Elle pouvait parler des heures de sang, de magie, de sortilège, et de malédiction, c’était dans ses gênes. Cette part obscure en elle qui vibrait à la vision du sang, et qui frémissait à l’idée de jeter un sort. Elle pourrait trembler si elle ne lançait pas des sorts pendant des jours. ‘Mais, ce sang de licorne…’ commence-t-elle, un sourire aux lèvres. Elle pourrait en parler des heures. Elle s’était extasiée devant le cadavre de cette licorne, comme une enfant s’extasiait devant un magasin de bonbon. Elle était singulière, et peu commode, mais c’était deux qualificatif qu’elle prenait comme un compliment à vrai dire. ‘C’est celui d’une licorne mort une nuit de pleine lune, dont le sang a été exposée au rayon de cette lune spéciale.’ Elle lève les yeux vers lui,  excitée par son récit. ‘Son flanc avait été éventré par un loup garou,  et je n’ai eu qu’à passer derrière pour récupérer le précieux liquide.’ Il n’y avait que Pimprenelle pour parler de façon aussi naturelle d’une licorne éventrée. ‘C’est l’un des sangs les plus purs que soit, et réellement puissant.’ Elle pose la plume sur la table, non loin du parchemin.



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