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Get out the way, get out. (Emma+Emile)

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✧ Parchemin envoyé Dim 30 Déc - 19:37 ✧





I think me and you should blow this off
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You're hypnotized, your feet follow your shoes
It's kinda like, a cigarette smokin' you.


Fucking Emma. Y'a qu'elle qui pouvait te faire perdre tes objectifs de vue avec un tel brio. Quelques mots et elle foutait déjà le bordel. Votre bordel. Sale sirène qui avait réussi à briser ta défense, à t'attirer vers les profondeurs de la coulisse pour y dévorer tranquillement les restes de ton coeur. Un peu hypnotisé sous les yeux de la blonde que t'as déjà oubliée, quand tu suis la brune, écrasant ta cigarette dans un pot de fleur qui traîne là à l'entrée de la coulisse avant de la suivre dans la pénombre.

La sale bête qui se retourne vers toi pour te dire de te casser, qui danse dans sa haine dont elle s'enroule. Un son de fracas auquel vous êtes habitués, serrant ses doigts à ton col, presque des préliminaires comment elle t'ensorcelles. Merde. Marianne est perdue, quelque part dans la pureté et la féerie de cette soirée bien loin de la sombre antre du diable où vous vous perdez quand elle se fout de ta gueule à savoir si tu es devenu sourd. T'as un sourire qui ne se cache même pas, d'être malsain. Y'a ce plaisir aussi, avec elle, de ne pas constamment jouer un rôle.

« Pardon, j'ai du mal à t'entendre dire non, par dessus le son de ton coeur qui s'excite. » Que tu la nargues, lui arrachant la bouteille d'hydromel de la main, pour la laisser glisser au sol, avant qu'elle ne se décide à t'assommer avec. Tu la préfères les mains libres, pour glisser de force tes doigts entre les siens et lutter contre elle, laissant ton nez effleurer sa gorge à ta raison vient mourir un peu davantage contre son odeur. Le nez de ton masque retrouvant le sien. Approximativement certain qu'elle a autant envie de t'embrasser que toi, t'en meurs.

« T'as encore le temps de courir retrouver la lumière, Emma. Parce que j'suis à moitié Chastel. Et j'te promets que le loup vas te dévorer si tu ne fais pas demi-tour. » Que tu souffles près de ses lèvres. Plus certain de qui sera le prédateur de qui. Juste l'envie que vos festivités à vous, commencent quelque jours d'avance. Dommage que vous étiez masqués, tu n'aurais pas détesté que son petit ami lupin assiste au spectacle de vos corps qui luttaient contre une attirance qui n'avait jamais réussi à mourir. Un amour qui, pou ta part, n'avait jamais réussi à crever.

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✧ Parchemin envoyé Dim 30 Déc - 21:25 ✧


BAL MASQUÉ DE NOËL
๑ get out the way, get out ๑
Il est proche, peut-être un peu trop. Mais elle ne peut en vouloir qu'à elle-même de l'avoir tiré ainsi. C'était devenu trop dur alors de résister totalement, la tête et le corps n'étaient pas d'accord. Et c'était un combat perpétuel qui se déroulait dans l'esprit d'Emma, une double vie qui ne mènerait qu'à sa perte. Un pied dans chaque tombe, celle des Chastel et celle des Fronsac. Elle avait fait un pacte avec chacun des deux, sans doute qu'elle finirait par mourir des mains d'une des deux familles à trop se frayer un chemin de l'une à l'autre. C'était la faute au danger ultime, à l'adrénaline derrière laquelle elle courrait pour se sentir vivre. Plus elle flirtait avec la faucheuse, plus elle se sentait vivante paradoxalement. Un jeu aussi malsain que sa relation avec Emile, qui prenait des airs de cavalier sans tête parfois quand elle se refusait à lui tout autant que lorsqu'elle s'offrait dans son entièreté. Emma lui susurre à l'oreille une question qui se veut moqueuse, provocante. Elle n'attend que ça le faire craquer, sans savoir si à son tour elle baissera sa garde au point de se prendre à son propre jeu. Elle en a terriblement envie, elle aussi. De lui arracher un soupire rauque, de planter ses crocs là entre son cou et son épaule, de faire glisser ses griffes sous sa chemise bien trop tirée à quatre épingles. Mais ce serait trop rapide. Il avait voulu jouer publiquement avec ses nerfs en la narguant au milieu du passage et elle s'était impatientée. La tranquillité des coulisses l'appelait, tout comme le contenu de la bouteille qu'elle avait dérobé à une table du buffet. Maintenant, elle n'attendait qu'une chose : se caller dans une loge et descendre son butin en observant le bal de loin dans la pénombre d'un balcon privé. C'était là son but. Mais Emile l'avait retardée, s'en était amusé. Alors le fil de son projet avait un peu changé de route, s'enroulant autour du sorcier d'abord un peu avant de finir la soirée où elle l'avait décidé. Sa main libre tire un peu plus sur le tissu de son col, se fichant bien de le faire souffrir. Alors ? qu'elle gronde en forçant, ses lèvres à demi ouvertes qui gravitent -insolentes- devant celles d'Emile sans jamais les toucher. Elle n'a pas que ça à faire d'attendre les paroles d'un sourd. Surtout si ça n'est pour rien dire. Pardon, j'ai du mal à t'entendre dire non, par dessus le son de ton coeur qui s'excite. Si seulement il pouvait sentir son ventre se tordre, sa poitrine s'enfiévrer, il ne penserait pas à son coeur. Le seul qui reste de marbre et qui ne brûle plus. C'est ce qu'elle essaie de se dire, de se convaincre, alors qu'il trébuche chaque année le temps de quelques jours durant les fêtes. Foutu Fronsac. Putain d'Emile. Il n'y a pas assez d'insultes pour relâcher toute la frustration qu'elle peut ressentir d'être encore comme ça sous ses mains. Mains qui d'ailleurs viennent lui prendre sa bouteille dans un froncement de sourcils : c'était sa bouteille. Celle qui lui ferait oublier les prochaines vingt-quatre heures, ou lui donnerait la force de dîner avec son père en tête à tête avant de rejoindre le Fronsac comme toujours depuis maintenant beaucoup trop longtemps. Encore un signe de l'emprise qu'il avait sur elle malgré toutes les années, à croire qu'elle se jetait dans sa gueule avec la détermination d'un malade qui se serait pris d'affection pour le virus qui lui ronge l'os. Elle lui rit au nez encore une fois, mauvaise, avant de sentir ses doigts se mêler aux siens autour de son col. Il n'est pas doux, lui fait presque mal mais Emma ne défait pas sa prise pour autant plantant ses ongles dans les phalanges d'Emile lorsque celles-ci se trouvent sous les siennes. Ça lui apprendra à vouloir lui forcer la main. Il insiste pour se pencher sur elle, et malgré sa propre force elle ne parvient pas à l'éloigner longtemps (en a-t-elle seulement envie ?) lui laissant le loisir d'enfouir son nez contre son cou. Merde. Emma se mord les lèvres quand il ne le voit pas, s'interdit de l'embrasser tout de suite. Ça fait longtemps qu'elle ne l'a pas vu, ça y joue sans doute quelque chose aussi.

T'as encore le temps de courir retrouver la lumière, Emma. Parce que j'suis à moitié Chastel. Et j'te promets que le loup vas te dévorer si tu ne fais pas demi-tour. Elle fait mourir un rire peut-être un poil trop fort en se mordant les lèvres à nouveau, juste devant les siennes. Quel con. Il se prend pour qui avec ses grands airs ? À moitié Chastel, c'est jamais qu'une moitié. Ça prouve que y'a une erreur quelque part et pour Emile, ça n'est pas la seule. Épargne moi tes conneries, Emile. qu'elle siffle, le souffle chaud. Le coeur au bord des lèvres, elle brûle de sentir ses mains ailleurs qu'autour de la sienne sans pour autant lâcher du terrain au sorcier. C'est un jeu de prédateur, de domination, deux éléments qui se rencontrent ça provoque forcément quelque chose. Comme si j'en avais quelque chose à foutre de la lumière... rigole-t-elle, venimeuse, sa main libre qui remonte le long du bras d'Emile comme un serpent pour retrouver sa nuque à laquelle elle vient s'accrocher férocement. Ou des loups. Tu me prends pour qui ? Emma grogne plus qu'elle ne parle, parce qu'il l'énerve le Fronsac. Il sait comment jouer avec ses nerfs, comment la mettre en colère. Il sait aussi que c'est facile de la faire mordre, que y'a pas plus hargneuse qu'elle. Sans doute sait-il aussi à quel point elle le déteste tout entier, et que ça le fait frémir toute cette haine à son encontre. C'est ce qu'il aime chez elle. Ça, et le fait qu'elle ne soit jamais parvenue à se défaire de ses lianes tordues : elle se fait encore sienne alors qu'elle lui avait juré plus jamais et c'est sans doute sa plus belle victoire. À quoi tu joues ? vient-elle finalement murmurer contre ses lèvres, se jouant de les effleurer sans lui donner le plaisir de les lui abandonner.

24 décembre 1927
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๑  A VAINCRE SANS PERIL EN TRIOMPHE SANS GLOIRE ๑




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Vous êtes trop prêts, perdus, l'un et l'autre quelque part au bout de votre petit monde. Ta Emma et toi. La même faiblesse qui avait menée ta mère sa fin en épousant ton père. Cette maladie qui se glisse dans tes veines quand tu sens ses ongles pénétrer ta peau, t'arracher quelques frissons. Parce qu'elle va te perdre, Emma, ce soir, te perdre puis t'abandonner, comme elle sait trop bien le faire. Et lui tordre les poignets comme tu le fais, n'y changeras rien. Parce que ses mains se font cobras, veuves noires sur ton bras, jusqu'à ta nuque. Le mot loup qui sonne comme un juron dans sa bouche, te lèves un peu le coeur. Elle ne sait pas, comme elle serait belle, comme elle serait reine, à se rouler avec toi dans le sang de Balzac. Parce que t'avais peut-être la connerie de ton père, mais même si elle était ami avec tes pires ennemis, tu n'arriverais jamais à la rejeter de ta vie comme ce minable avait réussi à le faire pendant quatre ans.

Là c'est sa bouche qui est trop près. Son souffle qui glisse contre ta langue, te fais presque saliver, tes mains qui perdent en puissance autour de ses poignets quand elle est si près, quand elle t'inspire des douceurs dont tu ne te croyais pas capable sans qu'elles ne soient calculées. C'est elle qui joue, mais qui te demandes à quoi, toi, tu joues. À perdre, c'est à ça que tu joues. Tu chancèles vers sa bouche. Tes mains trop douces qui quittent les siennes pour remonter le long de son visage. Sa peau, son odeur, ses cheveux, ses hanches. Tu glissais hors de toi-même, loin de la fierté, loin de tout.

« Justement. Pour une fois, je ne joue pas... » Que tu lui murmures, trace presque silencieusement au bout de ses lèvres quand ton coeur chavire encore un putain de fois, d'un naufrage dont tu ne te sortira pas. Jamais. Son parfum qui sent le philtre d'amour, quelque part dans ton esprit tourmenté par sa proximité, qui retrouve ses vingts ans, amoureux de la belle folle de seize piges. Il se dessine au bout de tes lèvres, des belles conneries que tu n'assumeras pas, ni ce soir, ni demain. Qu'elle te foutra à la gueule en moquerie perpétuelle. Alors avant que l'horreur ne se fasse, tu viens trop tendrement prendre ses lèvres, les mêlés aux tiennes, à ta langue, à cette putain de passion des damnés dont tu ne veux pas guérir. C'est déjà moins pire de perdre que de lui murmurer que tu l'aimes encore.

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✧ Parchemin envoyé Lun 31 Déc - 0:06 ✧


BAL MASQUÉ DE NOËL
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Merde. Putain. Bordel. Entre ses tempes y'a que des insultes qui fusent à chaque fois que son coeur tressaute, comme un poisson hors de l'eau qui cherche un peu d'air mais s'étouffe sur celui-ci. C'est peut-être ça, sa vie à Emma. Elle cherche la compagnie parce qu'elle a terriblement peur de l'abandon. Pourtant, elle étouffe dès qu'elle la trouve, cette présence. Elle a peur de perdre comme elle a perdu sa mère et ses frères. Elle a peur de trop croire en quelque chose et de dépérir dans l'attente de cette dernière comme à Azkaban. Tout ce qu'elle veut finit par se retourner contre elle, même Emile. Ne lui avait-il pas tourné le dos en l'enfermant dans cette putain de cave ? En lui faisant miroiter des horreurs avant de partir ? Elle avait trouvé la force de partir, enfin, elle avait surtout eu de la chance. Pourtant Emma n'avait pas eu le coeur de le dénoncer et encore aujourd'hui elle se demande pourquoi. Elle l'avait aimé ce con. Pendant quatre ans. Elle avait même coupé les ponts avec son meilleur ami pour lui (c'était plutôt l'inverse, à vrai dire) c'était pas rien. Peut-être que la possibilité de le voir enfermé dans une cellule c'était trop à l'époque, que sous le choc, elle avait voulu croire encore à son humanité plutôt qu'à l'image de psychopathe qu'il avait peint sur son propre visage en l'attachant à une chaîne comme on piège une bestiole. Puis c'était trop tard. L'hésitation s'était transformée en haine, en colère, en frustration, en incompréhension mais jamais en peur. Emma, elle avait peur que de l'eau. La mort, ça lui faisait rien, elle l'avait déjà trop frôlée pour l'accueillir autrement que comme une connaissance. Maintenant, c'est plus complexe, Azkaban a laissé ses traces jusque sur elle et sa peau sous le tissu de sa robe.

Emile était revenu, pendant les fêtes la même année. Elle l'avait laissé entrer dans sa vie à une petite condition : que Balzac n'en sache rien. Et puis de toute façon, ce qui restait entre eux c'était que charnel. Rien d'autre. Il avait tout foutu en l'air quand elle avait découvert son secret, à quel point il était tordu et taré. Y'avait pas de routine, que des occasions où ils laissaient parler leur frustration et leur haine de l'autre autrement qu'avec des insultes. Seules les fêtes de fin d'année restaient immuables, ça allait au delà de leur relation bancale et chaotique. C'était plus fin ces moments là, ça comblait le trou laissé par leurs proches en rejoignant la faucheuse. Et Emma cette idiote se laissait penser que personne d'autre n'avait été enfermé dans la cave, pas depuis son passage. Et que personne n'y serait jamais plus enfermé. Elle croyait que l'échec lui avait servi de leçon aussi : on retient pas quelqu'un en l'attachant contre son grès. Même si elle avait peur, dès qu'elle le voyait faire les yeux doux à une sorcière, qu'une autre finisse dans la pièce sans avoir le mental pour en sortir. C'est pour ça qu'elle avait mis en garde la petite blonde. Emile c'était un nid à emmerdes. Elle était pas taillée pour le petit ange. Emma elle était assez robuste pour lui faire face, par contre. Comme là, ses doigts entre les siens, son poignet tordu qui lui arrache rien d'autre qu'une muscle qui se crispe pour garder l'avantage. Orage contre orage. Les rois de la destruction, incapables de construire quelque chose de sain. Puis Emile lâche ses mains, pour remonter trop doucement vers son visage et Emma compte les secondes alors qui la séparent de ses lèvres. Un. C'est cette espèce de caresse qu'il lui vole le long de son cou pour remonter sur son visage. Deux. C'est la douceur de sa peau sur ses joues un brin creusées encore par la prison. Trois. C'est la surprise qu'elle cache dans un froncement de sourcil, un regard noir, parce que ça lui ressemblait pas d'être tendre. Quatre. Ce sont ses mots perturbants. Justement. Pour une fois, je ne joue pas... Il se fout d'elle, c'est obligé. Putain d'Emile, mais quel connard de se la jouer agneau alors qu'il était loup. Tous crocs dehors.

Il vient enfin cueillir ses lèvres des siennes, trop délicatement à son goût. Elle est habituée à la rudesse de ses gestes, à sa propre impatience face au calme olympien du sorcier. D'habitude, leurs échanges sont violents, passionnels, brûlants. Elle en ressort pleine de bleus pendant des jours parce qu'ils se font la guerre autant qu'ils se font l'amour. Il était trop tendre ce baiser, et elle avait trop attendu la lionne pour s'en contenter. Alors d'une main, elle lui attrape la veste de costume et le tire un peu plus près d'elle quitte à manquer d'air tandis que de l'autre, celle contre sa nuque, elle l'approche pour ancrer ses lèvres plus brutalement sur les siennes. Allez Emile, fais un effort. qu'elle pense tout bas, alors qu'elle goutte un peu de lui mais pas assez. Elle est trop sobre pour entendre ses mots, pour les accepter. Elle a besoin d'une drogue pour oublier et si d'ordinaire c'est l'alcool, cette fois c'est les frissons qui la parcourent quand il pose ses mains sur elle. Emma se défait de lui à peine pour souffler dans son oreille avec toute son insolence habituelle C'est ça que tu voulais dire par dévorer ? qu'elle se moque ouvertement dans un sourire narquois avant de prendre les devants et de lui arracher un baiser plus fiévreux, plus animal, plus eux. Si elle le pouvait, elle écorcherait ses lèvres contre les siennes. Elle voulait pas qu'il l'aime Emile, ou qu'il fasse semblant pour se moquer d'elle. Elle voulait qu'il la détruise, parce que c'était la seule chose qu'ils savaient faire : se détruire et détruire les autres.

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✧ Parchemin envoyé Lun 31 Déc - 20:45 ✧





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Elle était venue te voir dans combien de tes cauchemars la démone ? Pendant qu'on avait perdu sa trace sur le sol français. Est-ce qu'il en avait passer, l'autre con de Chastel, du temps à la chercher ? Probablement pas autant que toi. Parce que t'allais devenir fou, comme un lion qui tourne dans sa cage, sans elle dans ton décor. Même lorsqu'elle ne t'appartenais qu'à moitié, du fond de la pénombre. Au fond, tu devenais le même connard que ton père, sur qui t'avais craché toutes ses années. Sauf qu'au contraire de ta mère, Emma choisissait de jouer sur les deux tableaux. Et toi tu t'en foutais de ne valoir que des baisers rageurs, volés dans les coulisses, sur du temps emprunté. Enfin, rageurs... Moins que tu ne l'aurais pensé. C'était pas calculé pour une fois. Pas ta faute si ton coeur perdait pied en trébuchant contre son corps. Sa gorge, ses joues, son odeur, ça faisait presque un an que tu ne l'avais pas revue, pas embrassée hors de ses rêves où on l'avait changée en louve et où elle t'ouvrait la jugulaire. Y'avait trop de tendresse au bout de tes lèvres pour que vos deux coeurs y survivent. Tes mains qui la tenaient pour ne pas tout perdre, tomber à genoux et lui offrir ce putain de monde que t'aurais dû lui promettre avant. Comme si ça aurait changé quelque chose. Ça te fait mal, de l'embrasser comme ça, rouvre en deux ton coeur mal cicatrisé, celui dont t'aurais dû te débarrasser bien avant.

Elle te tire, Emma, un peu plus fort, un peu mieux. Ses lèvres plus rageuses contre les tiennes, avant qu'elle ne te nargue, puis qu'elle recommence sans que t'ai pu lui répondre. Tu te laisses prendre dans sa fièvre. Contre la bête qu'elle éveille en toi, poussant à l'inconscience. Parce qu'il y a certainement un Chastel qui rode pas loin. Tant pis. Elle est à toi. Tes mains se font possessive en collant ses hanches aux tiennes, en relevant ses cuisses pour entourer tes hanches de ses jambes, l'adosser au mur en continuant de perdre ta langue et ton souffle contre sa bouche, te roulant dans son odeur, qu'elle te reste pour quelques jours au moins. Jusqu'à ce qu'elle revienne t'en droguer encore, se rouler dans tes draps pour leur donner son odeur et sa forme. Dans votre passion, tes doigts arrachent les masques, les laissent tomber. Parce que tu te recules un moment, pour la regarder, ton doigt dessinant sa mâchoire, ton pouce qui viens effleurer cette lèvre que tu as préalablement martyrisée.

« J'savais bien que je t'avais manqué. » Que tu la nargues avec cette tendresse que t'as jamais réussi à tuée, envers elle. Ton doigt venant tapoter le bout de son nez. Tu ne sais pas si un jour, t'arrêterais d'être amoureux d'elle. Si un jour, elle quitterait tes pensées. Que t'arrêterais d'espérer d'avoir une vie avec elle. Un vie presque normale. Une vie où l'histoire tragique n'aurait que trop de chances de se répéter. Et tu ne peux pas t'en empêcher, de lui voler un autre baiser trop tendre. Tes mains serrant doucement ses cuisses en cherchant encore un peu de contrôle pour ne pas lui arracher sa petite robe, retrouver les loges et aller faire justice à vos retrouvailles. Est-ce que ça ne la dévorait pas de l'intérieur, quand tu l'embrassais comme ça. Est-ce qu'elle ne devait pas se rappeler pourquoi donc, elle t'avais laissé, quand la chaleur vous donnait envie de vous arracher la peau, d'être assez cons pour croire en des trucs comme l'amour.

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✧ Parchemin envoyé Mar 1 Jan - 23:23 ✧


BAL MASQUÉ DE NOËL
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Elle l'embrasse comme une lionne. Comme une tempête. Comme le chaos qui avait emporté sa mère et ses frères : elle laisse rien sur son passage, à part sans doute un soupire. Parce qu'Emma, elle ne sait pas faire les choses à moitié. Elle voit toujours tout en grand, tout en trop. Elle en a jamais assez, il lui faut toujours passer dans les extrêmes pour avoir l'impression de combler le vide qui l'habite depuis trop d'années. C'est que depuis l'adolescence, elle a plus qu'une moitié d'âme : l'autre elle l'a donné à la faucheuse en guise de laisser-passer. C'est comme ça qu'elle a survécu, comme ça que son père a survécu. En donnant un trop grand morceau de soit à la mort. Elle avait pas trop eu le choix cette nuit là, c'était avancer en espérant les retrouver ou reculer et se condamner. Elle était trop petite pour savoir ce qu'elle faisait en tournant le dos au couloir qui avait engloutie la moitié de sa famille. Depuis, la sorcière est rappelée chaque jour qu'elle a déjà un pied dans la tombe pour avoir fait un pacte avec le diable. Vivre à moitié, c'est pas vraiment vivre. Et le vide, elle a essayé de l'ignorer d'abord avant d'y tomber toute entière : c'était là qu'elle avait rencontré Emile. Quand elle était tombée. Et elle sait plus trop si c'est lui qui l'a poussée dedans ou si c'était à sa main à lui qu'elle s'était raccroché. Peut-être même qu'en tombant, elle a trouvé Emile au fond finalement. Lui aussi dévoré par le même chagrin innommable. La même impression de pas être totalement et surtout, de pas en avoir le droit. Pourquoi est-ce que c'était elle qui était monté dans le canaux ? Pourquoi c'était pas François? Ces questions là, elle les avait fait taire en se jetant dans les bras du Fronsac. Et se détruisant contre sa peau, contre ses lèvres. Puis quand il avait plus été là, elle avait noyé le trou dans l'alcool. Dans les conneries. Le danger. N'importe quoi, mais quelque chose pour faire taire l'écho de ses pensées qui se reflétait dans chacun des recoins de son esprit. À Azkaban chacun des passages des détraqueurs c'était un petit bout de moins, un petit vide de plus. Une nouvelle signature sur le livre de la bête. Emma en sortant, il lui restait peut-être un tiers de ce qu'elle avait été avant que sa vie devienne un enfer. Mais c'était déjà pas mal, un tiers. Non ?

Alors là, contre Emile, elle essaie de lui voler des morceaux de lui pour remplacer ses manques à elle. Pour chaque baiser qu'elle lui arrache avec la détermination d'une damnée, Emma tente de se sentir . Pour de vrai. Et ça marche pas, ça marche jamais, mais elle abandonne pas. Parce qu'elle aime ça aussi, se casser les ongles contre la pente qu'elle tente de remonter depuis toute sa vie. Et par vagues la sorcière vient déferler contre ses lèvres, contre sa mâchoire, sa nuque. Elle vient se cogner à lui, et dans chaque heurt on pourrait presque l'entendre lui dire Tu vois ? Tu vois comme j'suis vivante ? Regarde-moi. Regarde comme je vis. Je vis fort. Regarde. Tu me vois ? C'est pourtant que des étincelles de vie qu'elle récolte, jamais le feu. Elle a déjà le sien, celui qui la consume à l'intérieur et lui crame les entrailles. Celui qui la rend si agressive, si en colère contre le monde entier et surtout contre elle-même. On dirait qu'elle est fiévreuse Emma, et que dans sa chute elle veut l'entraîner lui aussi. Il est dangereux Emile. Il est pas normal. Elle devrait pas, pourtant elle le fait. L'auror se laisse attraper par les mains du Fronsac, celles-là même qui l'avaient une fois attachée, et elle suit son mouvement pour se coller à lui. Brûlante. Malade de la peste qu'est leur relation. Y'a même un soupire qui lui échappe, agréablement surprise alors qu'elle vient cacher un sourire satisfait dans un autre baiser hargneux. Elle le sent la soulever, l'écraser contre le mur derrière les rideaux de velour sans ménagement. Le voilà, l'Emile qu'elle connaissait. Celui qui la brisait pour qu'elle se reconstruise mieux, celui qui se contentait d'un tiers d'âme et qui s'en foutait. C'est pas ce qui fonctionne qui les intéresse, c'est ce qu'ils peuvent casser : après tout, eux-même ne marchent pas bien. Emma vient planter ses crocs le long de sa mâchoire à lui, feindre à moitié un soupir de plaisir à son oreille pour le narguer comme lui n'arrête pas de le faire. C'était peut-être trop parce qu'il lui arrache son masque. Tant mieux. Elle l'aimait pas.

Quand il s'écarte, elle le fusille du regard le souffle un peu court. Qu'est-ce qu'il voulait le Fronsac ? Pourquoi est-ce qu'il la regardait comme ça ? Si son doigt dessine doucement les contours de sa mâchoire, Emma l'en dissuade d'un mouvement de tête comme elle l'avait fait pour se défaire de sa prise ce jour là dans sa cave. Elle est pas une poupée qu'on peut faire attendre, caresser, effleurer. Elle mérite pas d'être traitée comme ça, en fait. Y'a tellement peu à aimer chez elle, alors pourquoi s'emmerder à lui tourner autour ? Qu'il l'embrasse ou qu'il reparte jouer au diablotin dans la salle de bal. J'savais bien que je t'avais manqué. Sale con. Il a tout gâché. Quand il l'embrasse à nouveau, elle est déjà plus là. Emma voudrait pouvoir dire que la pression retombe et que l'envie aussi mais non. L'envie, elle reste. Elle est même toujours là, pour être honnête. Prête à venir fendre sa peau pour se raper contre celle du sorcier. Encore plus quand elle sait que le lendemain soir, elle viendrait exister contre lui. Là, elle lui arrachera encore plus d'âme, elle se fera encore plus égoïste à s'étendre au-dessus de lui seulement pour se sentir être. Mais ce soir, c'est trop tard. Il est trop doux, trop... tendre. Et ça, Emma, elle ne connaît pas. Ça lui fait presque peur de voir le monstre qu'il était revêtir les habits d'un autre. Et c'est aussi sans doute parce qu'il a raison qu'elle le repousse violemment avec toute la force qu'elle a. Et Emma, ça n'est pas une petite bourgeoise. C'est une vraie tornade quand elle y met du sien. T'es con putain. qu'elle lui aboie dessus, la gueule prête à s'abattre sur lui. Pourquoi est-ce qu'il avait eu besoin de dire ça ? Putain. Mais quel con. Quel con. Elle se baisse pour attraper son masque, l'envie de boire plus grande que l'envie de lui arracher sa ceinture alors parce qu'à parler de sentiments il ne lui a que donné envie de les noyer avec les autres. Retourne voir ta blondasse, tu dois lui manquer à elle. qu'elle lâche sans remettre son masque. Elle le jetterait dans la première poubelle venue, ou même par terre. Avec un peu de chance sur un elfe trop lent pour comprendre qu'elle était prioritaire partout où elle marchait. Et comme ça, c'est finit. Elle est plus d'humeur à jouer, à se donner, alors elle le pousse d'un coup de coude pour passer et s'éloigner.

24 décembre 1927
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