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voler en éclats // tiphanie

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✧ Parchemin envoyé Ven 4 Jan - 23:08 ✧


bal masqué de noël
๑ voler en éclats ๑

And the saddest thing about betrayal is that it never comes from your enemies, my dear.

Allez Marianne, du cran. C'est pas grave. C'est pas la fin. Pas celle de tout. Allez Marianne. Du cran. Elle glisse des bras d'Emile pour fendre la foule, pour s'y perdre et disparaître loin du regard de Basile. Celui-là même qu'elle a croisé trop longtemps. Elle glisse loin d'eux, entre les corps qui ondulent au grès d'une musique trop festive pour la tempête qui lui tombe dessus à Marianne. D'abord le baiser, puis la déclaration, elle se demande ce qui pourrait être pire. Ce qui pourrait envenimer une situation déjà condamnée. Il y a l'océan tout entier qui lui coule dessus et qui la traverse, alors elle se noie dedans. Le goût salé de ses propres larmes vient se frayer un chemin entre ses lèvres, lui rappelant la Normandie. La promesse de s'y échapper et de partir d'ici si elle trouvait Pimprenelle à temps pour ne pas la laisser sans nouvelles. C'est une bonne amie Marianne, elle veut bien se faire souffrir un peu plus longtemps plutôt que partir comme une voleuse. Pimprenelle allait avoir des ennuis à cause d'elle, elle lui devait au moins ça. Qu'elle sache qu'elle allait partir, et qu'elle vienne à l'extérieur avec eux si elle le souhaitait. Marianne inspire en hoquetant, loin d'Emile pour la tenir elle a du mal à ne pas tomber et bouscule plusieurs sorciers sur son passage sans s'excuser. De toute façon leurs grognements se taisent quand ils la voient, se transforment en murmures : c'était qui cette sorcière ? Et pourquoi elle pleurait quand tous les autres dansaient et s'écorchaient la gorge de rire ? Il était où son masque ? Elle ne s'arrête pas pour les faire taire, n'en a ni l'envie ni le temps. Il fallait qu'elle trouve son amie, puis qu'elle parte d'ici. C'était tout ce qui l'importait maintenant, mettre de la distance entre cet endroit maudit et elle. Partir en Normandie remplir ses oreilles du bruit des vagues plutôt que de cette conversation entendue entre deux notes de musiques. S'abîmer les yeux sur le vent marin, trop fort et trop salé, plutôt que de continuer à voir Basile l'embrasser comme ça. Puis tout simplement attendre. Que ça passe. Que le temps fasse son travail pour une fois, il lui devait bien ça à Marianne. Il l'avait déjà piégée d'un don bancal, il pouvait au moins faire ça pour elle. Panser le coeur par l'absence. Atténuer ses souvenirs, les faire perdre en couleur pour qu'ils ne deviennent plus que l'ombre d'eux-même.

Elle arrive aux coulisses, cherche les toilettes. C'était un bon endroit pour se cacher de sa soeur, qu'elle pense. Puis elle se souvient du café Célestin, de leur petit moment sur le carrelage des cabines à refaire le monde alors ça lui semble être la pièce idéale pour trouver Pimprenelle. Il lui faut un petit moment à Marianne pour trouver la bonne porte, bousculée par des elfes de maison sous pression qui ne tarissent pas en excuses sur son passage. Vous allez bien mademoiselle ? que l'un lui demande d'une petite voix nasillarde. La sorcière s'arrête pour hocher la tête par la positive et arrêter la course de deux larmes qui s'étaient creusées un passage entre ses cils du bout des doigts. Entre ce qu'elle dit, et ses joues humides il y a un monde. Vous cherchez quelque chose peut-être ? lui propose-t-il son aide dans une question. Ça tombait bien. Vos sanitaires ? finit-elle par articuler, le petit être s'empresse de lui indiquer la route à prendre, le couloir à emprunter et le côté contre lequel elle trouvera la porte. Marianne le remercie, coupée par cette minuscule discussion dans le tourbillon de pensées qui la tirait vers le bas. Mais aussitôt se retrouve-t-elle seule que sa gorge se noue à nouveau, incapable de se calmer dans ces conditions et surtout ici. Plus vite elle trouvera Pimprenelle, mieux ce sera. Alors elle se dirige sans plus tarder vers les toilettes qu'elle ouvre pour les trouver bien vides ce qui était étonnant. Sans doute y en avaient-ils d'autres plus facilement accessibles. Moins loin du bal. Pimprenelle ? qu'elle demande, sa voix piégée dans sa gorge qui ressemble plus à un murmure douloureux qu'à une vraie question. Alors elle recommence, tandis qu'elle avance à pas de loup devant les cabines trop luxueuses pour n'être que des boxes. Pimprenelle, c'est Marianne. Elle espère avoir une réponse positive, pour pouvoir partir d'ici. Tu es là ? La voilà la vraie question. Et elle attend sa réponse, même s'il ne s'agit que du silence. Le coeur lourd, douloureux. La sorcière croise son reflet dans les miroirs : elle fait peine à voir, avec ses grands yeux verts plein de larmes et ses joues rougies d'avoir trop été traversées elles aussi. Son maquillage n'a pas bougé, parce que sorcier, mais elle n'a pas la tête à se vouloir jolie. Elle se veut juste loin d'ici.

24 décembre 1927
Marianne parle en ffcc66
Sa tenue : ici.

Résumé:
 


๑  A VAINCRE SANS PERIL ON TRIOMPHE SANS GLOIRE ๑




✧dans les rues de Paname✧
Marianne Duchannes
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✧ Parchemin envoyé Mar 8 Jan - 17:23 ✧





I'm not your party favor

Maybe it's in the gutter. Where I left my lover.
My V is for Vendetta. Thought that I'd feel better. But now I got a bellyache.


Tu t'enfermes dans une cabine pour pleurer toutes les larmes de ton corps. Tu ne laisses habituellement pas ses cons ruiner ton maquillage. Sauf que là, c'est toi la conne. Toi, qui a cru à ses beaux trop plein de luxure.  ''Juste toi, Rien que toi.'' Qui résonnent encore dans ta tête, viennent secouer ta poitrine. Parce que c'était les mots que tu voulais, que t'avais gardé jalousement, un peu fièrement aussi. Beau doigt d'honneur à Lupin qui s'était trompé. Parce que s'il ne t'aimais pas, Basile, tu ne savais pas à quel petit jeux sadique il jouait. Un jeux qui se jouait à deux, probablement. Parce qu'il n'y avait pas que toi. Le rire de Paul se moquant de toi, résonne à tes oreilles. Parce que si ce n'est pas Marianne, c'est une autre. Tu t'en fous de savoir qui lui manques, tu sais simplement que ce n'est pas toi. Pas à toi qu'il s'excuse non plus, même s'il le devrait.

Dès la seconde ou tu l'avais quitté, tu t'étais mise à pleurer et depuis, tes yeux étaient brouillés. T'étouffais tes sanglots dans tes mains, plus encore en entendant quelqu'un entrer. Pas envie qu'on pose des questions, qu'on radote encore. Ils sont durs à tuer, pourtant, les soubresaut dans ta poitrine. Y'a une voix, qui t'appelle pas. À croire qu'on t'appelle jamais. On cherche, on veut toujours quelqu'un d'autre. Sauf que tu reconnais la voix et t'échappes un sanglot qui glisse entre tes doigts, hors de ta bouche. Avant elle aurait pu repartir comme elle était venue, mais pas maintenant qu'elle savait que quelqu'un y pleurait.

« Marianne, laisses-moi. » Que tu sanglotes de l'autre côté de ta cabine. Puis y'a la pointe de rage qui pointe, quand t'ouvres la porte pour affronter Marianne. « Pourquoi tu m'as dit de venir avec lui, hein ? T'as vu dans ta boule de cristal aussi qu'il allait me faire des promesses qu'il saurait pas tenir ?  » Que tu grondes contre elle, les larmes qui coulent encore à flot sur tes joues. T'avais jamais été méchante jusqu'à maintenant. Mais t'aimais pas qu'on se foute de toi et qu'on prévoit ta chute. Ils servaient à rien les pouvoirs de Marianne, s'ils n'arrivaient pas a te prévenir du pire.


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Tiphanie Delacour
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✧ Parchemin envoyé Mer 16 Jan - 15:10 ✧


bal masqué de noël
๑ voler en éclats ๑

And the saddest thing about betrayal is that it never comes from your enemies, my dear.

Elle soupire en se regardant dans le miroir. Ses grands yeux verts déjà trop gonflés qui brillent d'avantage, l'absence de son sourire, ses joues striées par les chemins empruntés par ses larmes, ses cheveux un brin décoiffés d'avoir si vite enlevé son masque. Quelle soirée... Y'a encore quelques larmes qui se frayent un chemin entre ses cils qu'elle vient cueillir du bout des doigts. Elle est délicate Marianne quand elle n'est pas en colère. Et comment l'être alors, quand elle ne peut s'accrocher à rien pour nourrir sa rancoeur. Tout est clair à présent, Basile l'a plus qu'été ce soir. Ne restait qu'à accepter cette vérité qu'elle avait tenté de fuir depuis novembre.

Mais c'était si dur.

La porte d'une des cabines s'ouvre enfin et Marianne relève les yeux vers celle-ci à travers le miroir. Ce n'est pas Pimprenelle cependant, c'est Tiphanie. Tiphanie. Tiphanie qui avait embrassé Basile et s'était donné en spectacle. Son coeur se serre soudainement, son estomac aussi. Elle n'était pas prête à faire semblant de lui sourire, à feindre d'aller bien : de toute façon elle aurait beau mentir ses yeux diraient la vérité. Pourquoi tu m'as dit de venir avec lui, hein ? T'as vu dans ta boule de cristal aussi qu'il allait me faire des promesses qu'il saurait pas tenir ? La rousse lui tombe dessus avec une rafale de questions plus assassines les unes que les autres. Elle parle de Basile bien sûr, mais Marianne ne comprend pas pourquoi c'est elle qui pleure. (Aussi.) Elle avait pas le droit d'être en colère, pas quand Basile l'avait choisi et que c'était elle qui l'avait perdu pour de bon. Elle reste alors interdite d'abord la voyante, désemparée, la gorge écrasée par la peine qui continue de battre au fond d'elle. Ti- elle balbutie plus qu'elle ne parle. Tiphanie, de quoi tu parles ? parvient-elle finalement à articuler d'un coup alors que ses épaules se battent pour continuer à sangloter alors que Marianne fait tout pour se maîtriser. Elle joue la carte de celle qui ne comprend pas, parce qu'elle ne veut pas comprendre. Et surtout, elle ne veut pas lui dire que tout irait bien, que Basile tiendrait ses promesses, qu'elle les avait vu heureux au bal, qu'ils le seraient sans doute plus tard aussi. Qu'il l'aimait. Ce serait trop dur à dire, alors qu'elle ne l'a jamais entendu. Elle.

24 décembre 1927
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Marianne Duchannes
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✧ Parchemin envoyé Sam 19 Jan - 8:35 ✧





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Marianne et toi, vous faites un beau duo. Habituellement, si jolies, si bien mises. Marianne comme une jolie petite poupée qu'on a envie de pincer pour qu'elle rosisse, avec laquelle on a envie de jouer, de la serrer trop fort. On l'a trop serrée, elle aussi. On a trop serré son coeur. Et tu ne sais même pas, que c'est toi, qui l'as écrasé, en même temps que le tien. Ils on presque copulés, vos coeurs, à s'éclater l'un contre l'autre comme ça, jusqu'aux éclats. C'est ridicule. Parce qu'elle ne sait pas non plus, que c'est de sa faute à elle, si tu pleures. Toi non plus. Et pourtant, les yeux sont mouillés, gonflés. Heureusement que les sortilèges de maquillage tiennent bien.

Heureusement. Parce qu'elle se prend tout, Marianne. Toute ta rage, ta haine, ton incompréhension, tout. Tes accusations. Comme si, c'était sa faute. Et quelque part, ce l'était. Sinon, tu serais venu avec Eugène. Tu serais sans doutes abandonnée, pendant que lui danserait avec d'autres filles. Mais au moins, tu ne serais pas au bout de ta vie, dans la salle de bain, à tenter de recoller les bouts de ton petit coeur. En ayant simplement le goût de boire et de mourir ailleurs. Elle comprend pas, Marianne. Peut-être qu'elle a mentit, elle aussi.

« Basile... Il... Il m'a dit que j'étais la seule. Qu'il y avait moi, rien... rien que moi... Mais c'est pas vrai. C'est rien qu'un menteur...» Que tu balbuties avant d'aller te perdre dans ses bras, te perdre contre son épaule. Là où t'as jamais pleuré avant, mais ça fait du bien, de se vider en sanglots, là, contre son odeur familière. Ça te fait regretter aussi, de toujours avoir été en surface avec Marianne. La faute à cette foutue peur, de perdre tout ceux à qui tu donnais un petit bout de ton coeur. Comme la soeur de Basile. Et en y pensant, tu pleurais plus fort encore, venant doucement mouiller le tissus de la belle robe de Marianne, celle qu'elle t'avais déjà montrée. Et tu la serrais plus fort, pour pas qu'elle te lâche, pas qu'elle te rejette. Mais elle ne savait pas le faire, ça, hein, Marianne ? Tellement pure, tellement dépourvue de méchanceté. Une sainte, comme t'arriverais jamais à l'être. Et quand tu te décolles un peu et que tu l’aperçois au dessus de vos têtes, le petit gui, tu ne peux pas t'empêcher de rire au travers de tes larmes.

« Au point où j'en suis...» Que tu te moques en haussant les épaules et rigolant. Parce que c'est ridicule qu'on vous demande de vous embrasser, là. En plein milieu de la grande salle, tu lui aurais poliment baiser la joue. Sauf que l'alcool, la peine, et tout. C'était peut-être pas réel. Peut-être rien qu'un putain de cauchemar.  « Ce sera notre petit secret.» Que tu déconnes, mais pas vraiment. Tes mains dans son dos retrouvent ses joues alors que tu t penches doucement vers elle, tes lèvres qui viennent capturer doucement les siennes pour l'embrasser. Ses lèvres sucrées. Qui on rien à voir avec la rudesse des garçons, du baiser exhibitionniste que Basile avait pu te voler plus tôt. Et t'aurais bien voulu qu'il le voit, ce baiser là. Rien qu'il voit comment, toi aussi, tu pouvais t'en foutre, de lui. Toi aussi, tu pouvais le jeter. T'étais tellement en colère qu'un peu de rage venait se perdre contre les lèvres de Marianne. Les yeux fermés, un peu trop d'alcool dans le sang, ça s'oubliait presque, qui on avait sous la bouche.
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Tiphanie Delacour
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✧ Parchemin envoyé Sam 19 Jan - 14:14 ✧


bal masqué de noël
๑ voler en éclats ๑

And the saddest thing about betrayal is that it never comes from your enemies, my dear.

Marianne, t'es un adulte qu'elle se dit. T'es une adulte, t'es plus une adolescente. Elle n'avait plus le droit de s'effondrer à la moindre déception amoureuse... si c'en était une. Et Marianne, elle le savait qu'au fond son coeur s'était brisé de la même manière qu'il l'avait été à Beauxbâtons. Elle s'en rendait compte maintenant. Même dans son silence Basile avait continué à lui être important et ce malgré les années qui quand elle regardait en arrière avaient défilé à toute vitesse. Et pas important comme le pouvait être Pimprenelle. Peut-être alors qu'elle avait continué à l'aimer sans le savoir, que le chapitre ne s'était jamais vraiment totalement refermé et que c'était pour ça qu'avec lui tout était si extrême. Que tout prenait des proportions énormes, du genre de l'incontrôlable, et que rien n'était simple. Le brouillard, elle se l'était sans doute imposé pour ne pas affronter la vérité. Et puis à présent c'était trop tard. À trop se voiler la face, elle avait manqué le coche. Il avait clos son chapitre.

Tout était de sa faute à elle.

Face à Tiphanie, Marianne reste silencieuse. D'une part parce que les sanglots qui se taisent peu à peu dans sa voix l'empêchent de s'exprimer mais aussi (et surtout) parce qu'elle n'a pas envie de lui parler. Elle n'a pas envie de jouer à celle qui va bien, à celle qui n'a rien. À l'amie, quand Tiphanie avait enfreint le peu de règles tacites qu'il y avait entre deux jeunes sorcières proches : peut-être qu'elles n'étaient pas aussi proches qu'elle le pensait d'ailleurs...

 Basile... Rien que son prénom, dans sa bouche à elle, lui fait terriblement mal au coeur. Et elle essaie, Marianne, de rester impassible mais ses yeux sont victimes d'une nouvelle vague de larmes qu'elle tente de conserver en dedans. C'est pas grave. C'est rien. Ça va qu'elle se dit. C'est pas grave. qu'elle se répète même. Basile avait été son premier amour, mais aussi sa première peine de coeur. Il continuait à l'être, le serait toujours : on ne pouvait pas changer le passé. Alors Marianne tentait de se convaincre qu'il ne serait pas le dernier. Que y'en aurait d'autres, qu'elle le veuille ou non. Que si elle en faisait un drame ce soir, demain ça irait mieux. Non ? Il... Il m'a dit que j'étais la seule. Qu'il y avait moi, rien... rien que moi... La voilà la baffe. L'énième. La bonne claque qui l'empêche de respirer, qui fait s'entrouvrir ses lèvres sans que rien n'en sorte mis à part sans doute un petit bout de coeur. Il lui avait dit qu'elle était la seule, que y'avait qu'elle ? Ils... s'aimaient ? Depuis quand, comment, pourquoi ? Elle reste désemparée Marianne, sans parvenir cette fois à retenir les larmes qui lui coulent d'entre les cils. Les sanglots ne viennent plus traverser ses épaules, c'est comme si eux aussi ils n'en revenaient pas. Y'a plus que ses larmes qui veulent à tout prix s'écraser contre ses joues, les apaiser sans doute un peu. Elle se meurt en dedans Marianne. C'était pire que simplement la rejeter. Il était amoureux, en couple certainement. Et avec Tiphanie. Le baiser, la déclaration tout fait sens maintenant. Elles les avait vu heureux, parce qu'ils s'aimaient. Voilà tout. C'était pour ça qu'ils riaient en dansant. Et elle, personne ne l'avait vue. Personne ne la voyait. Mais c'est pas vrai. C'est rien qu'un menteur.. qu'elle sanglote avant de venir la prendre dans ses bras sans voir qu'elle aussi elle pleure. Marianne se laisse faire, incapable de bouger, les lèvres encore entrouvertes alors que son esprit essaie de faire sens de tout ça, de l'accepter surtout. Tiphanie la serre fort, pleure contre son épaule, se penche au dessus d'elle sans que Marianne ne parvienne à lever les bras pour en faire de même. Sa peine à elle est silencieuse, assassine, vicieuse. Elle la fige. Et elle ne voit même pas le gui au dessus d'elles, alors ne comprend pas bien ce que Tiphanie veut dire par Ce sera notre petit secret. Marianne se fait surprendre par le baiser de Tiphanie, et dans l'état que sa révélation l'avait mise il lui faut un temps fou avant de la repousser, avant de se dégager de sa prise dans un regard plein d'incompréhension. Si cela avait été un homme, sans doute qu'elle l'aurait giflé. Mais face à Tiphanie, elle ne peut que froncer les sourcils un air confus sur le visage alors qu'elle vient machinalement poser ses doigts sur ses propres lèvres. Elle y sent encore celles de Tiphanie, et ça la trouble, la perturbe. Elle n'avait jamais embrassé de femme, n'y comptait d'ailleurs pas et voilà qu'on venait de lui voler un de ses si précieux baisers qu'elle refusait aux autres. Qu'elle avait refusé à Basile. Qu'est-ce qui te prends ? qu'elle finit par lui demander, entre gêne et ressentiment. Basile ne lui suffisait-il pas ? Je n'suis pas sûre que ça plairait à Basile... qu'elle commence d'abord normalement, mais un fois qu'elle prononce son prénom y'a un sanglot qui vient lui couper la parole. Pourquoi est-ce qu'elle était comme ça Marianne ? Trop gentille pour lui dire ses quatre vérités, pour lui montrer combien Basile et elle l'avaient faites souffrir ? Pourquoi est-ce qu'elle prenait sa défense, au Montrose, alors qu'il faisait tout pour n'être rien pour elle quand qu'il avait été beaucoup trop ? Pourquoi est-ce que ça l'atteignait autant, pourquoi est-ce qu'elle ravalait son sanglot au lieu de se laisser noyer par ces derniers ? de te savoir en train d'embrasser quelqu'un d'autre. Surtout elle. Pourquoi elle. Ce soir, à chaque fois que Marianne pensait que la situation ne pouvait empirer elle trébuchait, se trompait. Et puis ça lui vient tout d'un coup : elle a besoin de savoir. Pourquoi tu m'as pas dit que vous étiez ensemble ? Tu le sais, pourtant, qu'il est important pour moi. Non ? Ça se voit pas assez ? Et en disant ça, Marianne s'éloigne vers les éviers et les miroirs pour s'y appuyer d'une main tandis que l'autre réfrène maladroitement les sanglots qui font surface. C'était difficile de le penser, mais le dire l'était encore plus. Ensemble.

Allez Marianne, t'es un adulte. T'es une adulte, t'es plus une adolescente.

C'est pas grave.

C'est rien.

C'est plus rien maintenant.



24 décembre 1927
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Marianne Duchannes
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✧ Parchemin envoyé Sam 19 Jan - 20:30 ✧





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Du bout de tes vingt-deux années, t'as encore rien vécut, ou presque. Tu ne sais encore rien supporter, ou presque. Est-ce que t'as déjà vraiment aimer ? Tu le croyais. Est-ce que t'as déjà vraiment été blessée ? Tu le croyais aussi. Entre la trahison de Basile, celle de Paul ou celle de Lucifer, tu ne savais pas laquelle était la pire. Peut-être que celle-ci était empirée par tout l'alcool que vous aviez bu, par tout ses beaux mots que tu n'avais voulu croire qu'à moitié. Le résultat était le même, tu tombais en pleine face, encore. Que tu te protèges ou pas, le résultat était le même ; tu n'étais jamais celle qu'on choisissais au final, jamais celle qu'on aimait vraiment. T'étais le deuxième choix, la fille en attendant et t'en avais vraiment marre. Marianne ne savait pas, elle ce que c'était. Ou du moins, l'image que t'avais de Marianne, ne le savait. Parce qu'elle ne t'avais jamais offert ses confidences sur son coeur. Toi non plus, remarque. Est-ce qu'elle avait déjà aimé ? Est-ce qu'elle avait déjà été blessée ? Tu ne voyais rien, les yeux trop embrouillés par tes propres larmes, trop égoïste de ton propre malheur.

Trop perdue, trop bourrée. Est-ce que tu t'en souviendras, demain, que tes lèvres se sont perdues contre celles de Marianne, vaguement, peut-être. Et même lorsque vos larmes se mélangent, de vos joues à vos lèvres, mais t'assumes que se sont les tiennes. Pourquoi, elle pleurait, elle. Elle était où sa copine aussi, sa Devreaux, la soeur de l'autre ? Votre baiser dure peut-être un peu trop longtemps, tu ne sais perds, tu perds la notion du temps, jusqu'à ce qu'elle te repousse. Ça ne te fait plus rien. T'as trop mal pour ressentir quoi que ce soit d'autre, on pourrait transpercer ta poitrine, que ça ne changerait rien. Lui pointant tout simplement la branche de gui au dessus de leurs tête quand elle te questionnes sur tes agissements. Elle est vexée, où, tu sais pas. T'as du mal, tu t'en fous, de toi-même, de ce qu'il arrivera, de ce qu'il adviendra de toi, tu veux juste t'auto-détruire, dans un petit coin. Attendre la mort, là-bas. Ça va pas. Et ça brûle quelque chose en toi, quand elle prononce le nom de Basile, quand elle lui dit que ce baiser ne lui plairait pas. Tu veux pas crier, mais ça sort tout seul, tu ne contrôles.... Plus grand chose.

 « J'EN AI PLUS RIEN À FAIRE DE BASILE ! Tu paris combien qu'il en embrasses une autre, là, hein ? Tu veux aller voir ?»

Et si t'as envie d'aller voir, ce serait simplement pour lui foutre une claque monumentale, pour s'être moqué de toi. Puis y'a son autre question, qui te réveille enfin. Comme si tu la voyais, vraiment, pour la première fois de la soirée. Ses larmes à elle. Elle pleure... Pour toi ? Son ton est en reproche lorsqu'elle te demandes pourquoi tu ne lui a pas dit. Et elle s'éloigne, Marianne. Et t'es pas certaine de comprendre, elle pleure, trop pour que ce soit pour toi. Oh. Tu fais des liens. Basile, toi, elle. Est-ce que ça peut être ça. Leur amourette du temps de Beauxbâtons. Oh. Non ? Si ? Tu te calmes d'un coup, regrettes d'avoir levé la voix. Elle se fait douce, même.

« Marianne...» Que tu commences, doucement, en cherchant à t'approcher, derrière elle. Une main gentille qui viens doucement passer dans les mèches de ses cheveux. « On est pas ensemble. On a jamais été ensemble. On sera jamais ensemble. » Que t'avoues, avec tout ce qui te pèse, parce qu'avant ce soir, t'étais convaincue du contraire. Ta main va doucement chercher la sienne, peur qu'elle te repousse encore, que votre amitié ait crevée, ce soir, tout ça pour un garçon. « Tu m'as dit d'y aller avec lui, Marianne. Tu... » L'aimes ? Dit le Tiph, c'est facile. Non. Pas entre vous. Entre vous, ça semble terriblement fragile comme terrain. Trop intime pour que tu t'aventures là, avec elle, avec Basile, avec qui que ce soit.
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Tiphanie Delacour
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✧ Parchemin envoyé Dim 27 Jan - 21:01 ✧


bal masqué de noël
๑ voler en éclats ๑

And the saddest thing about betrayal is that it never comes from your enemies, my dear.

Inspirer. Expirer. Qui aurait cru que le plus simple des mécanismes puisse se montrer si ardu, si défaillant ? Marianne essaie de se calmer, au milieu du tourbillon de sentiments qui l'étouffe et la noie. Mais qu'est-ce que c'est dur alors de retenir les larmes qui roulent le long de ses joues rosies, qui viennent se frayer un chemin jusqu'entre ses lèvres. Salées, douloureuses. Elle a les épaules qui font des siennes et dans une grande inspiration elle ferme les yeux pour s'obliger à tout arrêter. À ne pas se donner en spectacle.

Elle en a assez.

De cet endroit, de Basile, de Tiphanie. De ne pas pouvoir lui dire ce qu'elle a sur le coeur, parce que comment mettre des mots sur ce qui lui crève le palpitant quand elle n'est sûre de rien mis à part d'avoir perdu quelque chose. Elle ne sait pas, vraiment, pourquoi elle réagit avec tant d'excès mais elle commence doucement à en deviner les bords. À se dire que Pimprenelle avait lu en elle comme dans un livre ouvert : Basile, elle l'avait encore dans le coeur qu'elle dise le contraire ou non. Le livre était resté ouvert, avait pris la poussière, mais ne s'était jamais vraiment refermé. Leur histoire, elle avait continué à se jouer tout au fond, sans qu'elle ne le réalise, et toutes les pages blanches et silencieuses c'étaient elles qui lui fendaient le coeur. Doucement. Surement. Marianne se brisait à l'usure, commençait à craquer comme de la porcelaine. Tiphanie en spectatrice et en élément déclencheur. Alors Marianne, elle parvient à maîtriser ses épaules parce qu'elle serre fort les mâchoires, parce qu'elle retient fort sa respiration, qu'elle tient fort les vasques devant elle. Tout ça pour lâcher prise dans un sursaut quand la rousse se met subitement à crier derrière elle. J'EN AI PLUS RIEN À FAIRE DE BASILE ! Vraiment ? Marianne n'y croit pas d'abord mais ne comprend surtout pas pourquoi un tel mensonge. Elle se tait, surprise de voir Tiphanie perdre son sang froid légendaire et surtout, désemparée. Elle aurait presque peur de se prendre une gifle. Tu paris combien qu'il en embrasses une autre, là, hein ? Tu veux aller voir ? Non, bien sûr que non. La Duchannes ne se tourne même pas, elle baisse les yeux sur ses doigts et les bagues qui les habillent délicatement. Y'a des larmes qui tombent dessus, comme s'il se mettait à pleuvoir : drôle de situation pour elle qu'on associait généralement au soleil. Imaginer Basile avec une autre, encore, lui serre le coeur mais lui semble aussi improbable. Il aimait Tiphanie, non ? Pourquoi irait-il en embrasser une autre alors, ça n'était pas son genre.... Mais qui était-elle pour en juger, après tout. Il avait été clair à son sujet : elle ne le connaissait pas. Ou plus, du moins.

Quand Tiphanie baisse d'un ton, ou de plusieurs, Marianne est loin d'en être apaisée parce qu'elle n'a pas envie que Tiphanie la rassure ou la calme. Sa crise de larmes, elle la fera taire aux côtés de ceux qui l'appréciaient vraiment. Emile, Pimprenelle, Olympe, Paul. Pas Tiphanie : elle ne le pouvait pas, pas quand elle était celle qui avait embrassé Basile ce soir devant toute la bourgeoisie française. Pas quand elle s'était donné en spectacle. Marianne l'associait déjà trop à présent à la peine qui lui ployait l'échine, c'était trop tard, ou trop tôt pour qu'elle l'oublie. Marianne... On est pas ensemble. On a jamais été ensemble. On sera jamais ensemble. Y'a une main de Tiphanie qui se glisse dans ses cheveux et qu'elle fuit en se décalant un peu, en reculant pour lui faire face et pour rester à distance.

Elle lui avait pleuré dans les bras, elle l'avait embrassé, tout ça quand Marianne aurait préféré qu'elle ne la touche pas. Qu'elle soit loin. Et tous ses mots, elle les écoute à peine parce qu'elle est persuadée qu'elle lui ment : il n'y avait pas eu de gui ni pour le baiser ni pour la déclaration. Pourquoi la croire ? Elle lui avait fait confiance tant d'années, elle l'avait crue proche d'elle mais la voyante s'était trompée visiblement. Tiphanie avait choisi Basile. Tu m'as dit d'y aller avec lui, Marianne. Tu... Pas exactement. Non. D'une main, Marianne vient finir de cueillir les dernières perles sur ses joues. Presque maîtresse d'elle, elle ne parvient cependant pas à stopper les larmes qui lui glissent des yeux silencieusement avec pour seule alliée restante la boule dans sa gorge qui la lui noue avec force. Arrête de mentir Tiphanie. qu'elle finit par lui répondre d'une petite voix affaiblie par le poids sur ses épaules. Je vous ai entendu près du buffet. Je vous ai vu. Alors, arrête. Alors, arrête. Voilà qu'elle parle presque comme le principal intéressé absent de la scène. Elle aurait pu en rire si elle n'était pas si triste ce soir que tout se passe ainsi. Et Pimprenelle toujours perdue dans la foule... Dans sa voix, y'a pas de colère : elle y arrive plus. Elle est drainée, las, et c'était peut-être pire alors qu'elle soit si dénuée de rancoeur. Comme si c'était déjà la fin, et qu'elle l'avait accepté comme on accueille le dernier coup du destin. C'est que Marianne était déjà plus bas que terre, alors qu'on vienne lui asséner une nouvelle gifle n'empire rien au fond. Cela vient simplement vérifier le fait qu'absolument tout lui glissait d'entre les mains, qu'elle n'avait plus aucun contrôle. Que la vie s'acharnait sur elle et que celle-ci n'avait pas la noblesse de préserver quelqu'un déjà à terre.

Soit.

Marianne soupire, le souffle encore tremblant d'émotions et le visage qui ne parvient plus à retenir un froncement de sourcil et une nouvelle salve de larmes. Bon sang, parviendrait-elle à ne plus pleurer ?! Elle lève les yeux vers le chandelier, comme pour tenter de ravaler les fuyardes qui lui perlent aux coins des yeux. Si je t'ai dis que vous iriez ensemble, c'est juste parce que c'est ce que j'avais vu... C'est tout. Elle baisse la tête, fuit le regard de la rousse. Marianne aimerait qu'elle parte, Tiphanie. Qu'elle la laisse tranquille pour oublier ce qui était encore beaucoup trop frais. Mais elle est trop gentille, trop douce pour s'égosiller comme Tiphanie l'avait fait, pour lui crier tout ce qu'elle ressentait. À la place, elle se contente de lui mentir et de feindre. De fuir comme toujours au lieu d'assumer. T'as pas besoin de me mentir, vous faites ce que vous voulez... ça aurait pu marcher si sa voix ne s'était pas écorchée sur les mots qui suivent. Ça me regarde pas de toute façon, j'en ai rien à faire. Pathétique. Mais bien essayé. Et la poupée pleure, la porcelaine se fissure dans des sillons qui trahissent ce qu'elle pense vraiment. Même pas capable de mentir convenablement à son énième bourreau de la soirée.

24 décembre 1927
Marianne parle en ffcc66
Sa tenue : ici.

Résumé:
 


๑  A VAINCRE SANS PERIL ON TRIOMPHE SANS GLOIRE ๑




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Marianne Duchannes
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