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Un verre ça va… trois verres bonjour la vodka. ~ Ben & Nuts… mais non BenSera.

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✧ Parchemin envoyé Jeu 29 Nov - 15:31 ✧



Benjamin allait encore râler, dire que je ne venais le voir que quand j’étais un peu triste, fatiguée, ou quand j’avais envie de boire ou besoin d’un câlin sans arrière-pensée ou tout ça en même temps comme aujourd’hui. A bien y regarder il avait sans doute raison mais n’étais ce pas dans ces cas-là qu’on avait le plus besoin d’un ami ? Tant pis, de toute façon je savais pertinemment qu’il m’accepterait même si je faisais la tête ce qui n’était pas le cas. Dehors, le vent soufflait fort je regrettais de ne pas avoir de bonnet ou d’écharpe. Malgré ma cape sur les épaules et ma capuche presque jusqu’au nez j’étais frigorifiée, mes joues et le bout de mon nez écarlate ! Le quartier du marais était toujours un peu animé mais je parvenais sans mal à atteindre le bar clandestin de mon ami. J’entrais avec un petit couple déjà bien fatigués et me rapprochais du bout du bar ou j’avais mes habitudes. Je saluais le barman en lui souriant tout en ôtant ma cape. Je réchauffais mes mains en les frottant l’une contre l’autre en attendant qu’il revienne vers moi pour prendre ma commande. Je vérifiais mon matériel de photo et le rangeais. En relevant la tête je découvrais le barman, tout sourire qui m’appelait « ma belle ». Je ne rougissais plus à ses paroles et les divers adjectifs laudatifs qu’il usait pour parler de moi. En plus d’être un très bon vendeur c’était aussi un grand charmeur et je venais assez fréquemment pour le savoir. Hum… quelque chose d’un peu fort qui me réchauffera ? Sans… Il finissait ma phrase en ajoutant « sans Billywig ». Créature auxquels j’étais grandement allergique, il le savait pour avoir enflé une fois sous ses yeux. Le patron est là-haut ? Je ne parlais pas d’Alceste de Montmorency mais bien de Benjamin, car après tout il était bien le gérant de l’endroit même si Alceste en était le propriétaire. Le barman hochait la tête pour me répondre par l’affirmative. Tu peux lui dire que je suis là…   Il griffonna une note sur un bout de papier avant de l’envoyé dans le bureau. Merci.   Je dégustais un cocktail bleu turquoise et vert que je n’avais jamais gouté. Une chose était certaine j’allais rapidement me réchauffer, c’était vraiment… fort. En attendant Benjamin je regardais un peu autour de moi reconnaissant quelques personnes sans toutefois les saluer. Ma famille ignorait tout de mes aller et venue en ces lieux parfois mal fréquentés. Voir un Montrose ici n’était pas courant, pourtant j’étais certaine que Basile, même Coraline y soit déjà venue, après tout le bar restait accueillant même s’il était parfois bruyant. Le temps que je me retourne mon verre s’était rempli une seconde fois et j’offrais un sourire entendu au barman qui semblait vouloir m’enivrer ce soir. Il m’informait que Ben allait descendre, il n’y avait pas d’urgence, je pouvais parfaitement survivre seule quelques instants. Je sirotais donc le second verre tout en pensant à ce qui m’avait amené ici ce soir. J’étais définitivement las des attentes de ma famille et n’espérais qu’une chose en ces lieux, une bulle de tranquillité, un petit moment de liberté. Je prenais une profonde inspiration et faisais tourner mon tabouret de bar, les yeux fermés profitant simplement du moment comme une gamine que j’étais encore… parfois.


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Séraphine Montrose
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✧ Parchemin envoyé Mer 5 Déc - 21:20 ✧


Un verre ça va... trois verres, bonjour la vodka
Ben & Nuts

Assis à mon bureau, je m'occupais de la gestion de l'endroit, je croulais sous les parchemins, mais je devais bien m'y coller. C'était la partie du boulot que j'aimais le moins, mais j'étais bien obligé de le faire. Concentré, le triais le tout dans un silence absolu, bien que je savais qu'en bas, la soirée commençait. J'étais le gérant de ce club et en tant que tel, j'avais des devoirs envers le propriétaire qui n'était pas non plus n'importe qui, Alceste était quelqu'un de reconnu et de craint, tant mieux pour lui, ça lui permettait de faire plus ou moins ce qu'il voulait. Et disons que le décevoir était bien la dernière des choses que je souhaitais. Je me considérais ici comme chez moi, après tout, je passais le plus clair de mon temps entre ces murs à gagner de l'argent, du moins à en faire entrer le plus possible dans mes caisses. Et pour ça, tous les moyens étaient bons. Pas légaux, mais dans ce cas, il ne faut pas venir ici. Au fil des années, j'avais des contacts solides et j'avais toujours ce que je voulais. Moi, le cancre de ma classe, le petit nobliau au sang-mêlé, je gérais un endroit clandestin, ou l'argent coulait à flots. Que demander de plus ? C'est à ce moment-là qu'une note de mon barman me précisa que Séraphine était au bar. Un sourire se dessina sur mes lèvres et je jetais un œil aux parchemins. Bah, ça pouvait bien attendre demain, non ? Et puis c'était l'occasion pour moi de passé la soirée en compagnie d'une amie, sans prise de tête. Je me levais, enfilai quelque chose de plus présentable et descendit à sa rencontre. Il n'y avait pas beaucoup de monde, mais en regardant ma montre, je remarquais qu'il était encore tôt. Je savais qu'il y avait beaucoup de bars clandestins en ville, mais je savais que le mien, avait une certaine réputation, par rapport aux autres, sans doute par la qualité de ma clientèle. Des membres de grandes familles venaient ici de temps en temps, passé un peu de bon temps, abusant de ce qui n'était pas légal, avant de reprendre le cours de leur vie. Je n'avais jamais voulu d'une vie ennuyante et là, je n'avais vraiment pas à me plaindre. J'arrivais près de mon amie qui tournait sur elle-même avec son tabouret. J'eus un sourire amusé, voyant qu'elle n'avait toujours pas changé. Autant, elle pouvait être sérieuse, autant, j'ai toujours aimé son côté joueur, c'est peut-être pour ça que nous nous entendions si bien, elle et moi. D'un mouvement de la main, j'arrêtais le tabouret et posai les yeux sur elle. " Si tu as le tournis et que tu vomis, je ne te le pardonnerais pas..." Mon bras passa autour de sa taille et je l'enlace amicalement, mais plus chaleureusement que la plupart des femmes que je connais. Sans doute parce qu'une grande partie d'entre, elles sont des putes et que les autres ne me connaissent pas aussi bien qu'elle. " Tu m'as manqué ces derniers temps, tu va bien ?" Je la regarde, attentivement. Elle semble allez bien, mais je la connais, je la connais trop bien même. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres, tandis que je fais signe au barman de me servir, ce dernier me fit comprendre qu'il en avait déjà servi deux à Sera. D'un signe de la tête, je le remercie et je lève mon verre de vodka vers mon amie. " Santé ! " J'avalais mon verre cul-sec et je fis une légère grimace. La vodka était bonne, forte et le premier verre avait toujours du mal à passé. Ensuite, n'importe quel alcool descendait comme du petit-lait. " Tout va bien pour toi ?" Je m'installais face à elle, tout en gardant l'entrée du club dans mon champ de vision.

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Benjamin A. De Chalon
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✧ Parchemin envoyé Jeu 6 Déc - 11:06 ✧


J’avais le faible espoir qu’en tournant de cette façon mes soucis et inquiétudes s’envolent de ma tête. Il n’en fut rien. Je fus surprise d’être stoppé dans mon élan et ouvrais les yeux sur Benjamin, trop content d’avoir arrêté mon jeu. J’esquissais un sourire mutin en l’entendant et secouais légèrement la tête. C’est vrai que j’avais un peu le tournis mais aucun envie de rendre quoi que ce soit ! J’épargnerai ton bar, promis ! Une promesse qui ne me coutait pas grand-chose. S’il était arrivé que je sorte « fatiguée » de ses lieux je ne m’y étais jamais donné en spectacle, du moins jamais en public ! Devant lui c’était autre chose… nous nous connaissions bien, peut-être même parfois trop bien. Lorsqu’il m’enlaça je répondais à son étreinte, la prolongeant quelques secondes. Fermant les yeux justes pour apprécier pleinement le moment retrouvant son parfum comme si je ne l’avais pas vu depuis des années, ce qui était complétement faux. J’avais toujours été très tactile au grand dam de mes proches qui trouvaient parfois mes élans inconvenant. Avec Ben il n’y avait aucune arrière-pensée, nous n’étions pas et ne serions jamais un couple conventionnel, des amis proches, rien de plus. J’hoche la tête en souriant avant de répondre à sa question en levant un peu mon verre. Ça va, je me réchauffe un peu. Comme si l’alcool réchauffait autre chose que mon œsophage. C’était un leurre, l’alcool n’avait aucun pouvoir de nous rendre une température corporelle « normale » bien au contraire, c’est pour cette raison qu’on retrouvait des gens saouls complétement congelés. Quand je t’entends c’est comme si j’étais responsable du fait que nous nous voyons peu. Mais je suis là, moi, c’est toi qui te terre dans ton bar et m’oublie ! il ne pouvait pas dire le contraire, c’était davantage moi qui revenais vers lui plutôt que l’inverse. Je reprenais une gorgée de mon cocktail et le voyait se avaler un de ces tout petit verre de vodka. Tu sais, je crois que ton barman tente de m’enivrer et je suis incapable de te dire ce qu’il y a là-dedans ! Après tout je n’avais pas souvenir de lui avoir demandé de me resservir une fois mon première verre vide même si, bien entendu je ne m’en plaignais pas vraiment. J’occultais sciemment sa dernière question et pour l’ennuyer je me redressais sur mon tabouret et bougeais la tête d’un côté puis de l’autre pour lui obstruer la vue de sa précieuse porte d’entrée. Tu attends quelqu’un de particuliers ? Dis-moi tout ? Je veux son nom, sa taille tout tout tout. Je terminais mon verre que je reposais sur le bar avant de retourner toute mon attention sur mon ami. Il y a déjà un peu de monde ce soir… tu avais prévu quelque chose avant mon arrivée ? Je tentais toujours de ne pas venir le déranger les jours il y avait trop de monde et ou je comprenais parfaitement qu’il ne puisse pas abandonner son travail pour moi. Et puis je devais toujours me faire discrète, du moins le plus possible, une Montrose, célibataire de trente ans faisait déjà beaucoup parlé alors si en plus je me faisais remarqué ici mon père en ferait une syncope.


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Séraphine Montrose
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✧ Parchemin envoyé Dim 9 Déc - 16:15 ✧


Un verre ça va... trois verres, bonjour la vodka
Ben & Nuts

J'étais bien content qu'elle vienne me sortir de toute cette paperasse en vérité. La retrouvant au bar en train de jouer avec son tabouret, j'interrompis son jeu avec malice et lui assura que si elle vomissait ses tripes sur mon bar à cause du tournis, je ne lui pardonnerais jamais. Faux, bien sûr. Comme si j'étais capable de lui en vouloir... Je connaissais Sera depuis des années, elle était sans doute l'amie la plus vraie et précieuse que j'avais dans ma vie. Elle ne m'avait jamais jugé sur mon choix de carrière, sur mon choix d'arrêter les cours pour me diriger vers quelque chose de controverser. Et puis elle était toujours là, présente depuis des années. Je n'allais pas me plaindre, sans elle mes années d'études et certaines de mes soirées, ne seraient pas aussi amusantes. Je l'enlace durant quelques secondes et elle me le rendit bien. Elle avait toujours été affectueuse de la sorte et si au départ, j'avais été surpris et un peu gêné, je m'y étais fait. Et forcément, il y avait eu quelques rumeurs à l'époque, mais heureusement pour nous, je ne m'intéressais pas du tout à la gente féminine. Enfin, de très loin diront nous. Je touche sa main quand elle me dit qu'elle se réchauffe et c'est vrai qu'elle était gelée. Je fronce les sourcils quelques instants, mais je ne fis aucune remarque, il est vrai que dehors, il faisait froid, mais à présent, elle allait se réchauffer. Je souris à sa remarque lui lançant un regard amusé en même temps, mais elle avait raison, je n'avais pas vraiment le temps de passé la voir, où tout le moins, je ne prenais pas le temps nécessaire. Je me promis de changer ce fait ultérieurement, lui faisant la surprise d'arriver chez elle avec une bonne bouteille ou un truc à manger par exemple. Je sais qu'elle adore les pâtisseries, peut-être que je le ferais courant de la semaine, je verrais. " Je sais, je suis désolé, mais je vais me rattraper, c'est promis !" J'avais beaucoup de boulot, des gens à gérer et des comptes à rendre, être gérant d'un tel endroit n'étais pas une partie de plaisir, mais c'était un honneur. Mon barman posa quelques shooters de vodka pour moi et j'avalais le premier avec quelques petites difficultés. Je pose le verre vide sur le bar avant de rire doucement à la remarque de mon amie. Mon barman était un bon élément et il connaissait les habitudes de Sera maintenant, ainsi que de la plupart de nos clients. J'étais satisfait de son boulot et il le savait, sinon il aurait pris la porte depuis longtemps. J'avais fait en sorte de pouvoir travailler dans les meilleures conditions, faisant moi-même ma propre équipe. " Comme si un second verre te ferais du mal..." Je pris place pour faire en sorte d'avoir la porte d'entrée dans mon champ de vision, chose qu'elle remarqua et elle s'amusait à m'obstruer la vue. J'eus un léger claquement de langue et la regardai un peu étonner. " Hein ?" Puis je reprends aussitôt. " Je n'ai personne, sinon tu serais la première à le savoir. Et non je n'attends personne non plus, j'aime juste savoir qui rentre dans mon établissement. Sait-on jamais, un jour j'y verrais peut-être ton père..." Je la taquine, puis je me mets à rire. Je sais très bien que son paternel ne viendra jamais mettre les pieds ici, tout comme ma mère. Déjà, je m'assurais qu'elle reste dans notre domaine en Bretagne, et je lui cachais les activités illégales que je menais.

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Benjamin A. De Chalon
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✧ Parchemin envoyé Mar 11 Déc - 11:54 ✧


Oui, depuis un certain temps j’avais bien du mal à réguler ma température corporelle, je finissais par me dire que l’âge me rattrapait et que je devenais une mamie frileuse et qu’au fond je n’y pouvais rien. Bientôt je devrais piquer les lunettes de Toulouse aussi ! Mais bien au chaud dans le bar, un verre d’alcool en main et une présence des plus appréciée et appréciable je ne pouvais que me réchauffer. Je pose ma main sur la sienne et lui sourit sincèrement. Ne t’inquiète pas, je te taquine. Je suis bien consciente que ton métier est très prenant et puis venir ici te voir à toujours été un plaisir pour moi.   Même si beaucoup dirait qu’une femme de bonne famille n’avait pas à se rendre dans ces lieux et même si je prenais toujours garde de ne pas me faire remarquer par les mauvaises personnes. On m’avait enseigné à me montrer digne et à la hauteur du nom que je porte. Je pose mon verre vide et attrape un des shoots de vodka servi à l’intention de Benjamin et l’avale rapidement non sans une légère grimace. Qui sait ça sera peut-être celui-ci qui me sera fatal. Ou pas. Mine de rien, depuis de nombreuses années à partager ensemble quelques verres d’alcool je m’étais bien rendu compte que je tenais plutôt pas mal du tout et puis j’avais l’alcool joyeux et lui aussi nous ne risquions pas grande chose en nous enivrant ensemble. Ma moue devient boudeuse lorsqu’il parle de mon père. Le sénateur Montrose n’était pas réputé pour sa gentillesse mais le commun des sorciers n’avait pas idée de ce dont il était réellement capable. L’évoquer n’était jamais un plaisir pour moi. Ce jour-là tu verrais à quel point je peux être douée pour disparaitre.   Car entre entendre des « on dit » sur ma présence en ces lieux et le voir de ses yeux il y avait presque un fossé infranchissable. Bien entendu qu’il n’ignorait pas que sa fille agissait parfois avec inconséquence, qu’elle fréquentait des milieux qu’elle ne devrait pas, au fond c’était presque logique avec mon travail, travail qu’il avait désapprouvé dès le début. Mais il y a peu de chance pour ce soir, une réunion au Sénat qui devrait durer jusqu’à tard dans la nuit.   Une des raisons de ma présence ici d’ailleurs Basile devait y participer, Coraline avait des recherches à faire, Léon était à Beauxbâton et je refusais de manger en tête à tête avec ma mère qui me parlerait encore et toujours de mon hypothétique mariage. J’avais donc, moi aussi, une importante réunion au journal ! Puisqu’il avait commencé sur le thème parental j’enchainais. Ta mère compte venir passer la fin d’année ici ?   Une femme charmante au demeurant qui, même s’il préférait ne rien voir, en savait bien plus sur son fils qu’il ne voulait bien l’admettre. Les relations que nous entretenions avec nos parents avaient toujours été… conflictuelles et c’était sans doute le lot de toutes les familles. Sang-pur ou pas. Je me tournais quelques secondes vers le barman qui allait me resservir. C’est possible d’avoir quelque chose… à grignoter ?   Juste pour… éponger un peu, éviter d’être ivre morte et d’avoir l’estomac en vrac demain matin. En buvant mieux valait toujours manger un peu aussi, n’importe quoi. En attendant qu’il nous ramène quelque chose j’esquissais un sourire mutin en regardant mon ami toujours absorbé par sa porte d’entrée. Tu me préviens si un beau parti passe la porte, voir si on a les même gouts en les notant par exemple.   Une idée débile comme une autre pour voir à quel point nos bêtises s’accordaient !


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Séraphine Montrose
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✧ Parchemin envoyé Mer 19 Déc - 11:47 ✧


Un verre ça va... trois verres, bonjour la vodka
Ben & Nuts

Elle se veut rassurante Sera en me disant que ce n'était pas de ma faute si on ne se voyait pas un peu plus souvent, c'était mignon de sa part et je la savais sincère, après tout, je la connaissais depuis nos années d'études. Seulement, je ne pouvais pas m'empêcher de m'en vouloir un peu à ce sujet. J'aimerais avoir autant de temps libre qu'avant, mais la comptabilité ne se fera pas toute seule, même avec toute la bonne volonté du monde et je ne veux pas déléguer cela. Il faut que ça soit moi qui le fasse pour être sur des chiffres que j'avance quand j'en parle avec Alceste. Même si je suis entouré de personne en qui j'ai confiance dans ce lieu, on est jamais mieux servis que par soi-même, il paraît. Et je ne veux pas qu'on pense que je suis incapable de gérer un tel endroit, la preuve, c'est que je passe ma vie ici depuis que j'en ai repris la gérance. Et qu'il n'y a à priori aucun souci, sinon j'en aurais entendu parler depuis longtemps. Je lui souris, à mon amie et reprends. " Je sais bien, mais ce n'est pas une excuse pour autant. Il est vrai que ça fait un moment qu'on s'est pas vu dans un autre cadre que celui-là. J'te promet, que je vais arranger ça, d'accord ?" Après tout, mon établissement ne tombera pas en ruine si je m'absente une soirée, n'est-ce pas ? Puis elle s'empare d'un de mes shots de vodka et je la regarde le boire, un léger sourire aux lèvres. Elle avait ce don Séraphine. On a toujours été très complices et je ne compte plus le nombre de verres descendus ensemble lors de soirées. La truc plaisant, c'est qu'on avait l'alcool joyeux tous les deux, donc c'était toujours un plaisir de boire en sa compagnie. " Je te connais Séraphine Montrose, ce n'est pas ce verre qui aura raison de toi." Je m'empare d'un second verre que je descends aussi sec. Puis, sans le vouloir vraiment, j'évoque son père. Je souris légèrement à sa remarque, sachant que ce qu'elle disait était vrai. Son père, je ne l'avais que peu vu dans ma vie et je crois qu'elle s'était toujours arrangé pour qu'on se croise le moins possible. Il avait de grandes ambitions pour sa fille à l'époque. Tout comme mon père avec moi, à bien y réfléchir. Sauf que moi, j'avais pris soin de briser toutes ses ambitions qui me concernait, partant même de la maison à dix-sept ans pour ne revenir qu'après la mort de mon père, il y a quelques années. Elle ajouta cependant, qu'il y avait peu de chance de voir son père ce soir, vu qu'il était en réunion au Sénat. Je hoche doucement la tête, reposant les yeux sur elle. " Toujours aussi charmant ton père, à ce que je vois..." Je n'avais rien contre lui personnellement, tant qu'il ne m'interdisais pas de voir sa fille, ça m'allait. Séraphine était l'une de mes rares ami(e)s et j'y tenais énormément. Puis elle me demanda si ma mère comptait venir pour les fêtes de fin d'année. J'aimais cette femme, celle qui m'avait donné la vie, mais je préférais la savoir sur notre domaine en Bretagne, plutôt que sur Paris. Je sais bien que lui mentir sur mes activités n'était pas un bon plan, mais que pouvais-je lui dire ? Que moi, un De Chalon, je fais le commerce de tout ce qui est illégal et amoral ? Je pense qu'elle s'en doute, c'est loin d'être une femme stupide, mais je ne lui parle de rien, c'est mieux comme ça. " Aux dernières nouvelles, elle organisait quelque chose chez nous avec le reste de ma famille. Mais, il n'est pas impossible pour qu'elle vienne en ville par la suite." Mais une chose était certaine, elle ne mettra jamais les pieds dans cet endroit. De nouveau absorbé par ma porte d'entrée, je l'entendis d'une oreille demander quelque chose à grignoter. Bonne idée en effet. Je commençais aussi à avoir l'estomac qui grondait. Puis elle s'adressa de nouveau à moi et j'eus un léger sourire amusé sur les lèvres. Il est vrai qu'elle était l'une des rares personnes sur cette terre, à être au courant de cette attirance pour les hommes, qui était la mienne. La compagnie d'une femme ne me dérangeait pas, mais ce n'était pas pareil. " Okay, ça marche." Je repris un autre verre et le vidai aussi sec. Reposant le verre vide, je posais de nouveau les yeux sur mon amie. " Sinon, quoi de beau de ton côté ces temps-ci ?" Oh, on peut le dire, je fais un bien piètre ami..

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Benjamin A. De Chalon
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✧ Parchemin envoyé Ven 21 Déc - 23:03 ✧


C’est le rôle des amis que de se montrer compréhensif et puis nous n’étions plus des enfants, je comprenais parfaitement qu’il ait du travail, des comptes à rendre à Alceste de Montmorency, son patron. Malgré notre envie et notre besoin de ne pas grandir le temps nous rattrapait. Le temps, la vie, les obligations, la famille... Tout nous hurlait qu’il fallait avancer, grandir, évoluer même si cela devait se faire dans la souffrance et une certaine violence, sur un champ de mines, dans une période compliquée de notre histoire nationale. Mais mieux valait ne pas penser à cela, pas maintenant, pas ici, pas avec lui. Ce soir l’alcool serait le seul témoin de notre renoncement et de notre envie de nous retrouver simplement, comme souvent, loin des prises de têtes et des guerres qui couvaient au sein même des sorciers. Une promesse? Attends je réfléchi, là ça vaut le coup!   Je tapote mes doigts sur mon menton faisant mine de réfléchir puis j’énumère. Une après-midi shopping place des Vosges? Non, trop commun... Un pique-nique au champ de mars? Non trop froid. Oh je sais une ballade à Montmartre ou on pourra de nouveau demander a un artiste de rue de nous caricaturer.  Nous l’avions déjà fait, nous avions alors 17 ans autant dire que le regard que pourrait porté l’artiste sur nous devait avoir bien changé! C’était une bonne idée ça non? Elle venait de moi alors forcement.... Par Viviane je suis démasquée!   D’ailleurs le barman aussi devait commencer à me connaitre puisqu’il avait profité du moment pour remplir de nouveau le verre que je portais à mes lèvres sans toutefois le boire d’une traite. Je n’allais pas m’enivrer seule et Benjamin avait deux verres de retard... ou trois? Qu’importe je dégustais le cocktail tout en tentant de ne pas trop penser à mon père qui n’avait rien à faire dans mon esprit détendu. Il n’y avait tout simplement pas sa place. Mais c’était parfaitement vrai, j’avais limité les contacts entre mes amis et diverses connaissances et mon père sciemment et puis si j’étais un tant soi peu honnête avec moi-même je devais avouer que mon père se fichait pas mal de mes connaissances tant que je ne les étalais pas dans le journal. Ma mère m’avait enseigné l’art de porter le bon masque au bon moment pour préserver mon nom, ma famille aussi si j’étais bien souvent vu, perçu comme une petite princesse à papa, personne ne se doutait de ce que j’étais capable de faire ou dire réellement. La petite sorcière de salon, l’aînée légèrement extravagante des Montrose, la fille a papa à qui l’on laisse bien trop de liberté. S’ils savaient...Pourquoi changer? Pour être pire?   Demandais-je alors simplement un fin sourire aux lèvres avant de boire une nouvelle gorgée. Malgré ses activités... plutôt... bref malgré cela Benjamin restait un garçon que toute fille aurait été ravie de présenter à sa famille. Au premier abord, il était bien élevé, beau garçon, loin d’être idiot en creusant un peu plus on découvrait un grand gamin toujours prompt à amuser son monde, toujours prêts a obtenir de n’importe quel manière ce qu’il convoite. Mais il n’avait jamais été a mes yeux un quelconque et potentiel petit ami. C’était sans doute très étrange à dire mais je ne l’avais jamais vu de cette façon même si nous nous étions déjà embrassé, c’était comme embrassé un cousin et ça rendait le moment bien moins glamour. Tu n’as pas envie de la rejoindre? Ça fait longtemps que tu n’as pas mis le pied en terre Bretonne n’est ce pas?   Et puis les fêtes de noël ça se passait en famille... normalement. Même si chez nous aussi tout cela était bien compliqué, dur de se rassembler quand la moitié des membres d’une même branche est partie trop vite, trop tôt. Mais en pensant à la Bretagne je tapais du plat de la main sur le comptoir tant et si bien que nos voisins de bar les plus proches sursautèrent en renversant une partie de leur boisson. Je sais!!  Je me retournais vers notre voisin qui grommelait. Oh oui oh ben ça tache pas la vodka c’est transparent, faites pas cette tête là voyons ça se boit pas par petite gorgée, si vous aviez avalé ça comme un homme il n’y en aurait pas la moitié sur le bar.   Non, vous ne rêvez pas bientôt ça serait de sa faute à lui s’il avait renversé et je n’avais aucunement l’intention de m’excuser et puis quoi encore? Vous devriez vous installer à une table il n’y aurait plus ce genre de problème et puis... je risque de recommencer.  Je souriais à l’homme qui était presque passé par toutes les couleurs de l’arc en ciel au niveau émotionnel pour finir par être plutôt amusé de la situation. Bonne soirée à vous aussi!   Non, c’est vrai il ne m’avait pas souhaité bonne soirée mais c’était tout comme non? Et puis je n’allais pas y passer la soirée j’avais une idée à transmettre à mon ami. Donc je disais, promet moi plutôt de m’emmener un jour chez toi, là ou tu es né... me montrer ou tu as grandi, l’arbre ou tu as construit ta première cabane, le buisson dans lequel tu t’es vautré en montant sur ton mini-balai... tout ça quoi! Me faire gouter les crêpes enfin les galettes et tout le reste ! Promets le moi !!!!   Parce que si j’avais déjà rencontré sa mère c’était ici, sur Paris, je n’avais été sur le domaine de sa famille. Je remerciais le serveur qui déposais entre nos verres une assiettes rempli de quelques amuses bouches et en piquais une presque aussitôt. Quelque chose de beau? Dans ma vie? Hum... tu sais je suis une demoiselle sérieuse moi môssieur. Je fais toujours ce qu’on me dit, je vais là ou je dois aller!   De préférence bien droit en direction d’un mur. Boulot dodo je suis bien sage.   Pas de relations étranges, pas d’incident notable ces dernières semaines. Ah si je me suis cassé la figure dans un buisson en voulant pendre une photo pour la partie potin du journal et je suis tombée sur Toulouse qui me faisait la courte échelle. C’est assez beau ça?   En tout cas dis comme ça c’était assez cocasse. Je parlais souvent de Toulouse à Benjamin, je travaillais souvent avec le Rosier et puis nous nous connaissions de longue date.


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Séraphine Montrose
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✧ Parchemin envoyé Mer 9 Jan - 16:51 ✧


Un verre ça va... trois verres, bonjour la vodka
Ben & Nuts

Ma mère disait toujours que j'étais un petit garçon piégé dans un corps d'adulte. Parfois, elle n'avait pas tord. J'avais toujours ce côté je m'en foutiste que je traînais avec moi depuis des années. Mais, force est de constater qu'il faut bien grandir et mûrir. Après la mort de mon père, je me suis retrouvé avec ce statut d'héritier dont je ne voulais pas et que j'avais laissé à quelqu'un d'autre. Je n'étais pas apte pour ça, ce n'était pas la vie que je voulais. Ici, entre ces murs, à faire ce que je faisais, c'était ça, ma vie. Et être entouré d'amis également. La compagnie de Sera avait toujours été un grand soulagement pour moi, elle me comprend, me soutient et ne me juge pas, quand bien même, je dois certainement être le pire de ses amis. Je souris doucement à cette pensée et repris le fil de la conversation quand elle pensait à ce qu'on allait bien pouvoir faire du temps que j'allais lui accorder d'ici peu. Et en dehors de ces murs. Je souris franchement quand elle mentionna le fait se de faire caricaturer ensemble. Je me souviens parfaitement du fou rire que nous avions eu la première fois quand nous avions vu le résultat qui en valait la peine. Je hoche la tête doucement. " Je me souviens surtout du fou rire qui nous a pris en voyant le résultat. C'était tellement parfait !" Oui, nous avions passé un bon moment ensemble comme à chaque fois d'ailleurs. Mon barman resservit mon amie avant de vaquer à ses occupations et autres clients. Elle venait régulièrement ici, du coup, les gens qui travaillaient pour moi la connaissaient. Mais elle faisait toujours attention à ne pas se faire remarquer et c'est quelque chose que j'appréciais chez elle. Sera savait s'amuser tout en restant relativement discrète. En tout cas, tant que je ne verrais pas son père débarquer chez moi c'est que la situation est sous contrôle. Je sais de toute manière, que je ne suis pas le genre de fréquentation que son père aimerait voir avec sa fille et c'est pour cette raison que je me suis toujours tenu un peu à l'écart de sa famille, pour ne pas qu'elle est des ennuis. Je grimace légèrement à sa réponse. Oui, dans ce cas, vaut mieux qu'il ne change pas. Je soupire posant les yeux sur mon amie. Ma mère avait souvent entendu parler d'elle et je suppose qu'à une époque, elle eut espéré que l'on soit plus que des amis. Malheureusement pour elle et heureusement pour nous, il ne s'est jamais rien passé entre nous, si ce n'est qu'on s'est embrassé une fois, il y a des années de cela, sans que cela ne change quoi que ce soit dans notre relation. " Si, bien-sûr que si, mais je ne peux pas non plus me permettre de partir comme ça." La Bretagne et ma famille me manquent, c'est indéniable, même si aux yeux de tous, je ne suis pas celui qui s'en sort le mieux, si seulement ils savaient... Je soupire, la famille s'est compliquée et je sais que chez elle, c'est pareil. Peut-être même pire en fait. Puis, elle tape le comptoir de la main, ce qui surpris notre voisin direct qui avait renversé de la vodka. Un sourire se dessina sur mes lèvres lorsqu'elle leur répondit et je décidais de m'en mêler aussi. " Allons les gars, on se calme ! " Finalement, Sera calma bien la situation en expliquant qu'elle risquait de recommencer et qu'ils devraient aller s'asseoir à une table. Je voyais le gars passer par toutes les couleurs possibles avant de choisir d'en sourire. Bien. Je fis signe à mon barman pour qu'il remette une tournée à ses gens histoire de se faire pardonner. Mon attention se reporta ensuite sur Sera qui avait reprit la parole. Elle me demandait de l'emmener un jour sur le domaine de ma famille. J'eus un sourire parce que même si les choses s'étaient mal finies entre mon père et moi, je gardais de bons souvenirs de mon enfance. " C'est promis. Pourquoi pas durant tes prochaines vacances ? D'içi là, je peux m'arranger avec Alceste pour disparaître quelques jours. En plus, je suis sûr que ma mère serait ravie de te revoir." J'ai beau dire ce que je veux, même si ma vie est ici, je sais que mon vrai chez moi se trouve en Bretagne. Puis elle m'explique que c'est une fille sage et qu'il n'y a pas grand-chose d'intéressant à raconter dans sa vie. Tenant mon verre d'une main, je saisis un amuse-bouche que l'un de mes employés avait amené pour nous sur une petite assiette. Je faillis m'étouffer avec lorsqu'elle m'annonça qu'elle était tombée sur Toulouse alors qu'ils étaient en train de prendre des photos. Je savais qui était le jeune homme, même si je ne le fréquentais pas du tout, mais il bossait avec Sera et elle m'en parlait régulièrement. Je posais mon verre, toussai une fois ou deux pour ne pas mourir sur place. " Quoiiii ? Raconte-moi ça alors !" Une fois remis de cet incident, je terminais mon verre d'un seul coup et le posai sur le comptoir. J'avais un sourire amusé sur les lèvres et j'attendais qu'elle me dise ce qui s'était passé.

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✧dans les rues de Paname✧
Benjamin A. De Chalon
Missives royales : 9
Date d'arrivée : 16/11/2018

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✧ Parchemin envoyé Mer 16 Jan - 17:50 ✧


Je l’ai conservé tu sais. La caricature.   J’étais plutôt conservatrice et très secrète sur tous les éléments symboles de souvenirs et de sentiments parfois profonds parfois plus ambiguë que je rangeais soigneusement loin des regards indiscrets. Je conservais une myriade de photos dans mon laboratoire ou personne ou presque ne mettait jamais les pieds. Mon enfance, mon adolescence toute les pans de ma vie s’y entremêlait. Photographe, mon métier était pour beaucoup une vaste blague, les envies d’une princesse trop gâtée. Pour mon père il s’agissait d’une façon comme une autre de ne pas me voir traîné dans ses pieds tout en récupérant une partie de mon salaire pour éponger une infime partie des dettes familiale. Je buvais une nouvelle gorgée pour chasser de mon esprit ses pensées et me recentré sur nous, juste nous. Juste un moment positif avec mon meilleur ami. Ça se prépare c’est vrai mais tu es le gérant, tu dois pouvoir trouver un moyen de t’extraire de ton bar deux... trois jours.  Juste le temps pour redonner le sourire à celle qui l’avait mis au monde. Juste assez de temps pour prendre un bol d’air loin de Paris, loin du bar, loin de tout ce qui pouvait faire sa vie aujourd’hui. La légère altercation fit sourire mon ami, après tout il ne s’agissait là que d’une discussion un peu plus passionné que d’autre mais de mon côté pas un des gestes de cet homme ni aucune de ces paroles ne m’avait fait frémir le moins du monde. Je n’étais pas du genre à sortir ma baguette dans les bars, mon arme la plus puissante était mon appareil photo. Et puis je n’étais pas dupe même si je parle beaucoup je vois bien le barman resservir nos voisins qui, suivant mon conseil avisé, prennent place a une table. Je manquais de m’étouffer en l’entendant parler. Je pouffais simplement de rire. Des va quoi? ça se mange? Mais mon ami vous n’êtes pas le seul à travailler comme un fou.   Des vacances... nous n’étions plus à Beauxbâtons, le temps était un luxe que je ne possédais plus réellement. Même ici, entre ses murs j’avais à ma portée mon appareil photo et surtout j’avais toujours les oreilles qui trainaient. Photographe, journaliste, toutes informations étaient bonnes à prendre. Prenons les choses dans l’autre sens, dis moi plutôt quand tu obtiens quelque jours et je m’arrange avec le journal.   le cri de la grenouille pourrait se passé de mes photos ou tout du moins m’envoyé sur un reportage différent... comme la magie ancestrale de la forêt de Brocéliande. Bien sur qu’elle sera heureuse toutes les mères sont heureuses de me voir tant qu’elles n’ont pas à me supporter comme belle-fille.   Dis-je avec humour non sans un fond de vérité. En règle générale lorsque je rencontrais les mères de mes potentiels fiancés elles m’appréciaient toutes en arrivant et me détestait très cordialement en partant. Allez savoir pourquoi.... Bref, la mère de Benjamin m’appréciait parce que j’étais malgré mes défauts une bonne amie de son fils, une amie loyale depuis de longues années maintenant. Il y a de la neige en février en Bretagne?  J’aime la neige et la neige sur le sable est un des paysages que je préférais. Je sursautais en l’entendant toussé et posais ma main sur la sienne mais grimaçais en l’entendant. J’ai eu peur que tu t’étouffe en m’entendant dire que j’étais une fille sage. Parce qu’on sait toi et moi que c’est tout à fait vrai !   Une femme TRES sage même. Il n’y a pas grand chose à en dire en réalité. Tu sais que je travaille très souvent avec lui. Je crois que je l’agace depuis Beauxbâtons.   C’était même une certitude mais ça me “dérangeait” un peu... depuis très récemment mais ça ne faisait pas partie de l’histoire. On nous a  envoyé sur les disparitions d’hommes dans le jardin des rois à Versailles, il y en a encore eu une récemment du coup je voulais faire des photos mais nous avons entendu des murmures et nous avons rapidement reconnu un sénateur et une femme qui...  Un peu de suspense pour le tenir en haleine même s’il avait peut être déjà lu l’article dans les potins du journal et vu une de mes photos.  ... n’était pas la sienne. Je ne donnais ni nom ni prénom et Ben savait très ben pourquoi. Je n’avais pas un bon angle d’ou nous étions alors je lui ai demandé de me faire la courte échelle mais et là je ne fais que le citer , n’étant pas un poids plume, il a fini par bouger un peu trop et j’ai perdu l’équilibre. Je suis tombée sur lui, enfin il m’a... rattrapé et à fait de son corps un terrain d’atterrissage. C’était... pas beau à voir.   Ni pour lui ni pour moi. Voilà il connaissait l’histoire c’était suffisant non? Après tout il le baiser n’avait rien à voir avec cette chute. J’avalais un canapé pour m’en convaincre en silence.


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Séraphine Montrose
Missives royales : 24
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